ESPAGNE
_23 novembre, Beasain. Assassinat par l'organisation séparatiste basque ETA de deux policiers basques qui assuraient la circulation à un carrefour de la ville basque. Depuis le début 2001, 15 personnes sont mortes au Pays basque dans des attentats commandités par l'ETA. Six d'entre elles étaient des policiers.
ÉTATS-UNIS
_1er octobre, New York. Affirmant que les récentes attaques terroristes menées contre les Etats-Unis violaient les principes et idéaux mêmes des Nations unies, le maire de New York, Rudolph Giuliani, invite l'ONU à réagir en dénonçant et isolant les pays qui soutiennent ou approuvent les actions terroristes. Il affirme que la meilleure manière de prévenir le terrorisme consiste à promouvoir "les principes de liberté, la démocratie et le respect des droits de l'homme".
EUROPE
_28 novembre, Bruxelles. La Commission européenne rend publique une décision-cadre sur la lutte contre le racisme et la xénophobie visant à harmoniser et renforcer l'incrimination et les sanctions dans les Etats membres. Elle propose aux Etats de l'Union européenne (UE) que soient punies d'une peine d'au moins un an de prison, les insultes ou menaces publiques, l'apologie publique dans un but raciste ou xénophobe des crimes de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, la négation publique ou la minimisation des crimes nazis d'une manière susceptible de perturber la paix publique ainsi que la diffusion ou la distribution publiques d'écrits, d'images ou d'autres supports contenant des manifestations racistes ou xénophobes.
La Commission prévoit en outre des peines minimales de deux ans pour l'incitation publique à la violence ou à la haine raciale et pour ceux qui dirigent un groupe raciste ou xénophobe, qui le soutiennent ou participent à ses activités. Enfin, le projet de texte estime que la motivation raciste et xénophobe doit être considérée comme une circonstance aggravante de tous les crimes et délits.
Une fois ce texte adopté - à l'unanimité des Etats membres -, il devra être transcrit dans les droits internes avant le 30 juin 2004.
_11 octobre, Perpignan (F). La France et lEspagne réaffirment leur volonté daccélérer la mise en place de lespace judiciaire européen. José Maria Aznar, président du gouvernement espagnol, indique quil en fera la priorité de la prochaine présidence de LUnion européenne, que lEspagne assumera à partir du 1er janvier 2002. Tous les terrorismes se valent, ce qui est en jeu cest notre liberté, nos valeurs démocratiques : il faut choisir et sengager, on ne peut être que dun côté ou de lautre. Un mandat darrêt européen pourrait être créé dès décembre.
FRANCE
_29 novembre, Paris. L'Assemblée nationale publie le rapport de la Mission d'enquête parlementaire qu'elle a commandé sur le drame de Srebrenica, en Bosnie - en juillet 1995, entre 7.000 et 8.000 hommes furent tués par les milices serbes après s'être rendus. Relevant la responsabilité des Nations unies et de nombreux Etats dans ce drame, les parlementaires écrivent que Srebrenica est aussi un échec de la France. Ils incriminent l'absence de volonté politique affirmée d'intervenir à Srebrenica: de la France, du Royaume-Uni, des Etats-Unis, des autorités bosniaques de Sarajevo elles-mêmes.
IRAK
_14 décembre, Paris. Un rapport publié par la Fédération internationale des ligues des droits de lhomme (FIDH) et Human Rights Alliance France (HRA France) montre que le régime irakien, qui a érigé la terreur, la violence et le chantage en méthode de gouvernement depuis près de 30 ans, recours plus que jamais à une répression féroce : déplacements de population, notamment kurdes et chiites, liquidation physique des opposants, y compris de religieux, pressions morales sur leurs familles dont la torture, qui nexclut ni les femmes ni les adolescents -, arrestations et détentions arbitraires, torture systématique des prisonniers, disparitions de mal-pensants
ISRAEL / Palestine
_28 décembre, Jérusalem. Des Israéliens et Palestiniens membres de la coalition pour la paix inaugurent, près de la porte de Jaffa, un Centre pour le dialogue. Deux des promoteurs du projet, Sari Nusseibeh, représentant de lOrganisation de libération de la Palestine à Jérusalem, et Yossi Sarid, leader du Meretz (gauche israélienne) ont, dans une déclaration, appelé à une reprise immédiate des négociations de paix, fondée sur trois points : création de deux Etats dans les frontières de 1967 et démantèlement des colonies, Jérusalem capitale des deux Etats, règlement juste et équitable du problème des réfugiés palestiniens.
_23 décembre. Sous la pression internationale, note Le Monde, Yasser Arafat engage la lutte contre le terrorisme des affrontements entre sa police et les islamistes font 6 morts à Gaza. Le Hamas annonce la suspension de ses attaques contre Israël et le Djihad islamique déclare réfléchir à une idée de trêve.
_16 décembre, Ramallah. Yasser Arafat lance un appel en faveur de l'arrêt des attaques contre Israël. Il demande "l'arrêt total de toutes les opérations [anti-israéliennes], notamment les attaques suicide que nous avons toujours condamnées", et appelle le gouvernement israélien à reprendre "immédiatement" les négociations de paix, en dépit de la "guerre" qu'il livre contre les Palestiniens.
_14 décembre, Paris. Israël sest lancé à lassaut de lautorité palestinienne, titre Le Monde qui ajoute : Les chars et laviation de Tsahal harcèlent les installations de la structure gouvernementale de Yasser Arafat dans des opérations dintimidation systématiques. Pour Simon Pérès, ministre israélien des affaires étrangères, il est possible que laction militaire menée contre [Arafat] renforce sa position auprès du peuple palestinien, des Etats du Proche-Orient et en Europe.
_13 décembre, Jérusalem. Israël déclare que Yasser Arafat, qui ne peut plus sortir de Ramallah, est désormais "hors jeu politiquement", et annonce des opérations de "nettoyage anti-terroriste" dans les territoires palestiniens. "Israël ne s'attaquera pas à lui personnellement, mais il restera là où il est", affirme le ministre de la Justice, Meir Sheetri.
En visite à Damas (Syrie), le secrétaire d'Etat adjoint américain William Burns affirme que les Etats-Unis reconnaissent toujours Arafat comme le chef de l'Autorité palestinienne. "Nous considérons le président Arafat comme le chef du peuple palestinien et nous continuerons à travailler avec la direction palestinienne qui doit faire des choix très difficiles et agir contre les groupes extrémistes qui menacent les intérêts du peuple palestinien".
LAutorité palestinienne annonce la fermeture de tous les bureaux du Hamas et du Djihad islamique.
_12 décembre. Attaques sanglantes menées par le Hamas. A Gaza, deux kamikazes font exploser les charges qu'ils transportaient, blessant quatre colons. Près des colonies juives de Goush Katif, un Palestinien fait exploser une bombe au passage d'un bus civil et tire sur les passagers, tuant dix Israéliens et en blessant trente.
_10 décembre, Doha (Qatar). L'Organisation de la conférence islamique (OCI) demande une action internationale pour mettre "un terme immédiat" aux attaques contre les Palestiniens et rappelle que la "la lutte contre l'occupation [israélienne] est légitime".
_10 décembre, Bruxelles. L'Union européenne (UE) appelle Yasser Arafat à démanteler les "réseaux terroristes du Hamas et du Jihad islamique", et demande à Israël "le retrait de ses forces militaires et l'arrêt des exécutions extra-judiciaires; la levée des bouclages et de toutes les restrictions infligées au peuple palestinien; le gel des implantations".
Dans leur appel, les quinze pays de l'Union relèvent que la recherche de la paix "exige la réaffirmation et la pleine reconnaissance du droit irrévocable d'Israël à vivre en paix et dans la sécurité" et "l'établissement d'un Etat palestinien viable et démocratique ainsi que la fin de l'occupation des territoires palestiniens".
_9 décembre, Haïfa. Un Palestinien, auteur d'un attentat-suicide qui a fait une dizaine de blessés, et qui n'était que blessé après avoir déclenché l'explosion, tué par deux policiers. L'attentat a eu lei à proximité de station d'autobus de la ville.
_5 décembre, Genève. Réunis à linitiative de la Suisse, pays dépositaire des Conventions de Genève 114 Etats invitent Israël à respecter le droit humanitaire. Ils ont adopté une déclaration appelant les parties en conflit au Proche-Orient à protéger la population civile et Israël à respecter la IVe Convention de Genève, dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est. La IVe Convention, du 12 août 1949, traite de la protection des civils en temps de guerre.
_5 décembre, Jérusalem. un nouvel attentat-suicide tue son auteur et fait 5 blessés. L'armée israélienne empêche Yasser Arafat de quitter son quartier général de Ramallah, en Cisjordanie.
_4 décembre. Israël lance des raids massifs en Cisjordanie et à Gaza, en particulier sur des quartiers généraux de la police et de la sécurité palestiniennes, faisant au moins deux morts (un écolier et un officier) et plus de 120 blessés dont 60 écoliers touchés par des éclats.
_3 décembre. L'armée israélienne lance des raids d'hélicoptères et d'avions de combat sur Gaza ainsi qu'en Cisjordanie, prenant pour cibles des bâtiments et équipements de l'Autorité palestinienne.
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon qualifie l'Autorité palestinienne d'organisation soutenant le terrorisme et prend vivement à partie son chef, Yasser Arafat. Le ministre des affaires étrangères Shimon Pérès exprime son désaccord, dénonçant une tentative de provoquer l'effondrement de l'Autorité palestinienne.
Le chef du Conseil législatif palestinien, Ahmed Qoreï, accuse Israël de "tenter de détruire l'Autorité palestinienne" : "C'est une tentative d'annuler toutes les solutions de paix projetées et dont nous (Palestiniens et Israéliens) devions discuter".
_3 décembre, New York. Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, invite l'Autorité palestinienne à prendre des mesures "immédiates et décisives" pour arrêter et déférer à la justice les responsables de ces actes terroristes: "Rien ne pourra jamais justifier le meurtre délibéré de civils innocents".
_2 décembre, Haïfa. Nouvel attentat à Haïfa, dans le nord d'Israël, tuant 15 personnes. Un kamikaze palestinien monté à bord d'un autobus bondé actionné la charge qu'il transportait. Le bus a été détruit par l'explosion qui a projeté plusieurs passagers hors du véhicule.
Tous ces attentats les plus sanglants depuis le début de l'Intifada il y a quatorze mois- ont été revendiqués par les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire du mouvement islamiste Hamas.
Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, exige du président palestinien Yasser Arafat qu'il fasse procéder à des arrestations massives dans les rangs des organisations radicales palestiniennes Hamas et Jihad. "Depuis les attentats à Jérusalem, Arafat n'a strictement rien fait pour arrêter quiconque", déclare son porte-parole, ajoutant: "Cette situation est maintenant intolérable et nous n'allons pas la tolérer".
_2 décembre, Ramallah (Cisjordanie). "Nous condamnons fermement l'attentat contre le bus israélien à Haïfa et tous les actes qui visent des civils", déclare l'Autorité palestinienne qui décrète l'état d'urgence et annonce qu'elle considérera comme "illégal" tout groupe ne respectant pas le cessez-le-feu. Plus d'une centaine de militants du Hamas et du Djihad islamique, autre groupe extrémiste, sont arrêtés en Cisjordanie et à Gaza par les services de sécurité palestiniens parmi lesquels deux dirigeants du Hamas, Ismaïl Abou Chanab et Ismaïl Haniya.
Après l'arrestation de plusieurs dizaine de ses membres par l'Autorité palestinienne, le Hamas reproche à celle-ci de chercher "à devenir le gardien d'Israël".
_2 décembre, Washington et New York. Le président américain George W. Bush et le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, somment le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, d'arrêter les responsables de ces attentats.
_1er décembre, Jérusalem-Ouest. Vers 23h30, deux kamikazes palestiniens font exploser les charges qu'ils portaient sur eux dans la principale rue piétonnière du centre de Jérusalem, où les cafés, bars et restaurants étaient bondés. Les attentats-suicide se sont produits quelques heures après la fin du Shabbat, le repos hebdomadaire chez les juifs. La rue Ben Yéhouda, bordée de bars et de restaurants, est l'un des hauts lieux de la vie nocturne à Jérusalem.
Les victimes -10 morts et 170 blessés - étaient toutes âgées de 14 ans à 20 ans. Les deux kamikazes palestiniens ont également été tués. Quelques minutes plus tard, une voiture piégée explosait dans le même secteur, mais sans faire ni blessé ni mort.
_30 novembre, New York. Kofi Annan préoccupé par la nouvelle flambée de violence au Moyen-Orient ces derniers jours, notamment lattentat suicide perpétré le 29 novembre contre un autobus près de la localité de Hadera, au nord de Tel-Aviv, et qui a tué trois Israéliens, et les assassinats antérieurs dun dirigeant palestinien et de cinq jeunes Palestiniens à Gaza.
Le secrétaire général des Nations unies condamne de nouveau, avec la plus grande fermeté, les attaques contre des civils et les exécutions extrajudiciaires qui compromettent davantage les chances de parvenir à un cessez-le-feu.
Le secrétaire général des Nations unies condamne de nouveau, avec la plus grande fermeté, les attaques contre des civils et les exécutions extrajudiciaires qui compromettent davantage les chances de parvenir à un cessez-le-feu.
_29 novembre, Paris. Entre attentats-suicides et représailles militaires, le conflit israélo-palestinien a fait sa millième victime - plus de 800 Palestiniens et près de 200 Israéliens - depuis le début de la deuxième intifada [soulèvement palestinien], relève le quotidien Le Monde: Le cycle de la violence paraît chaque jour s'installer plus durablement, rythmant la vie des uns et des autres.
_23 novembre, Naplouse. Un responsable de l'aile militaire du Mouvement de la résistance islamiste (Hamas), Mahmoud Abou Hannoud, tué par l'armée israélienne. le véhicule dans lequel il avait pris place a été pulvérisé par des missiles tirés par des hélicoptères. La branche armée du Hamas a aussitôt annoncé une riposte contre Israël, assurant "que l'ennemi va payer le prix de ses crimes contre nos combattants.
Israël accusait Abou Hannoud d'être à l'origine des deux attentats suicide anti-israéliens les plus meurtriers depuis le début de l'Intifada : celui contre la discothèque Dolphinarium de Tel Aviv, le1er juin 2001, et celui contre la pizzeria Sbarro à Jérusalem, le 9 août 2001, qui ont fait 36 morts outre leurs deux auteurs, et plus de cent blessés.
Pour Avi Pazner, porte-parole du Premier ministre israélien Ariel Sharon, la liquidation d'Abou Hannoud est "l'un des plus grands succès de la lutte anti-terroriste menée par Israël". Le chef de la diplomatie israélienne, Shimon Pérès, évoque un "acte de légitime défense par excellence". "Cet homme était un assassin invétéré. Il était responsable de la mort de beaucoup d'innocents et il planifiait de nouvelles tueries. Israël n'avait pas d'autre choix que de se défendre", a-t-il déclaré.
_22 novembre, Gaza. Cinq enfants palestiniens (de 6 à 14 ans) tués par l'explosion d'un engin piégé, à Khan Younis un obus probablement placé par l'armée israélienne. Le gouvernement israélien, qui a exprimé ses regrets pour cette tragédie qui a causé la mort de victimes innocentes, a annoncé l'ouverture d'une enquête qui sera menée courageusement et sans faux-fuyant.
_19 novembre, Bruxelles. La justice belge a émis une citation à comparaître à l'adresse du premier ministre israélien Ariel Sharon afin qu'il se présente le 28 novembre 2001 à dans le cadre de la plainte déposée contre lui par 23 rescapés des massacres de Palestiniens dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila, au Liban, lors de l'invasion israélienne en 1982, affirme le quotidien Le Soir.
Ariel Sharon est poursuivi en vertu d'une loi de 1993 accordant la compétence universelle aux tribunaux belges pour les crimes de guerre, de génocide et les crimes contre l'humanité.
_16 novembre, Genève. Dans un entretien publié par le quotidien La Tribune de Genève, le directeur du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Paul Grossrieder accuse Israël de graves violations des Conventions de Genève. La préoccupation centrale [dIsraël] nest plus aujourdhui la sécurité et le bien-être des Palestiniens, mais ceux des colons israéliens. Les colonies sont de plus en plus nombreuses et larmée israélienne, au lieu dêtre une force de police qui aide les Palestiniens à poursuivre une vie à peu près ordinaire, sert davantage à protéger les colons.
_19-20 octobre, Jérusalem. La violence reprend dans lensemble des territoires palestiniens de Cisjordanie. Après le bouclage de Naplouse, Ramallah, Jénine, Toulkarem et Kalkiliya, larmée israélienne entre à Bethléem où elle restera aussi longtemps quil le faudra. Les Etats-Unis estiment que ces incursions sont inutiles, compliquent la situation et doivent être arrêtées. Il sagit de loffensive la plus vaste déclenchée par Israël depuis la signature des accords dOslo.
Yasser Arafat en appelle à la sagesse et à la raison, rejetant sur Israël la responsabilité de la fin de la trêve. Le chef de lAutorité palestinienne renouvelle cependant sa mise en garde aux factions palestiniennes, leurs actions de violation du cessez-le-feu ne servant, selon lui, que les ennemis de la paix, ceux qui, en Israël, complotent contre notre peuple.
_17 octobre, Jérusalem. Le ministre israélien du tourisme, Rehavam Zeevi, décède des suitres dun attentat revendiqué par le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Le chef du gouvernement israélien, Ariel Sharon, somme Yasser Arafat de faire arrêter et de lui livrer les auteurs de lattentat. Si ces exigences ne sont pas remplies, Jérusalem envisage des représailles massives.
_7 octobre, Tel Aviv. Ariel Sharon déclare au New York Times avoir présenté ses excuses au président Bush pour ses récentes déclarations, "Malheureusement, la métaphore que j'ai employée n'a pas été bien comprise et j'en suis désolé". Il a assuré de son "soutien total" le président Bush dans son objectif "d'éradiquer la terreur".
_5 octobre, Washington. Le président américain Bush juge "inacceptables" les propos tenus par Ariel Sharon. "Les commentaires faits par le premier ministre sont inacceptables selon l'opinion du président", déclare le porte-parole de la Maison Blanche Ari Fleischer qui rappelle que "depuis des mois les Etats-Unis oeuvrent auprès des parties pour les presser à mettre fin aux violences et à revenir au dialogue politique. Les Etats Unis continueront à exhorter Israël et les Palestiniens à aller de l'avant".
_4 octobre, Tel Aviv. Ariel Sharon appelle les Occidentaux et notamment les Etats-Unis à ne pas "s'entendre avec les Arabes aux dépens d'Israël". Le premier ministre israélien demande aux "démocraties occidentales, en premier lieu [aux] chefs du monde libre, les Etats-Unis, [de] ne pas commettre à nouveau l'erreur terrible commise en 1938 lorsque les démocraties européennes ont sacrifié la Tchécoslovaquie pour une solution provisoire".
_2 octobre, Washington. "L'idée d'un Etat palestinien a toujours fait partie d'une vision [des Etats-Unis] à condition que le droit à l'existence d'Israël soit respecté", déclare le président américain Bush. Cest la première fois quune administration républicaine se prononce de façon aussi nette en faveur de la création dun Etat palestinien.
KOSOVO
_28 décembre, Pristina. Le chef de la mission des Nations unies au Kosovo (Minuk), Hans Haekkerup, renonce à prolonger son mandat dun an. Le successeur de Bernard Kouchner a permis le rétablissement des relations entre la Yougoslavie et la Minuk et organisé les premières élections législatives au Kosovo depuis la fin de la guerre.
_10 décembre, Pristina. Réunion inaugurale, qualifiée "d'historique" par l'administrateur de l'ONU pour la province yougoslave, Hans Haekkerup, du premier parlement multiethnique du Kosovo élu démocratiquement depuis la fin de la guerre serbo-albanaise en 1999.
Dans un message adressé au nouveau Parlement, Kofi Annan, secrétaire général des nations unies, a attiré l'attention des députés sur leur devoir de surmonter le passé: personne ne doit souffrir d'une discrimination en raison de son origine ethnique. Je suis convaincu que vous utiliserez au mieux le mandat qui vous a été confié par le peuple du Kosovo.
_19 novembre, Pristina. L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) officialise la victoire de la Ligue démocratique du Kosovo (LDK) et de son leader, le nationaliste modéré Ibrahim Rugova, qui obtient, avec 46,29% des voix, 47 sièges sur 120 à lAssemblée législative du Kosovo.
_17 novembre, Pristina. Deux ans et demi après la fin de la guerre avec la Serbie, Albanais et Serbes du Kosovo votent pour élire leurs représentants à lAssemblée législative - laquelle élira ensuite le président de la province. Contrairement à ce qui sest produit lors des élections municipales doctobre 2000, la minorité serbe (178.000 électeurs inscrits, contre plus d'un million d'Albanais) participe au scrutin.
Cette consultation s'inscrit dans le cadre de la mise en place, sous le contrôle de l'administration des Nations unies présente au Kosovo (MINUK) depuis juin 1999, de nouvelles institutions autonomes provinciales. Le nouveau parlement ne sera pas habilité à proclamer l'indépendance du Kosovo, comme le souhaitent les partis politiques albanais.
NATIONS UNIES
_6 novembre, New York. Mary Robinson annonce que l'Instance permanente sur les populations autochtones tiendra sa première session du 16 au 24 mai 2002. Cette réunion sera précédée de la session extraordinaire de l'Assemble générale sur les enfants, qui se réunira du 6 au 10 mai 2002.
RUSSIE
_28 décembre, Moscou. Guerre en Tchétchénie, liquidation des derniers médias d'opposition, suppression de la commission des grâces, : la situation des droits de l'homme n'a fait que s'aggraver en 2001, selon les organisations de défense des droits de lhomme.
"Libéralisme vis-à-vis de l'Occident, Etat policier en Russie, c'est la vraie nature du régime de Poutine tel que l'a montré l'affaire Pasko" - la condamnation à 4 ans de prison du journaliste militaire pour "espionnage" - accuse Lev Ponomarev de l'organisation "Pour les droits de l'homme".
_1-4 octobre, Bruxelles. Sommet Russie - Union européenne. Le président Vladimir Poutine obtient la suppression de toute mention sur les droits de lhomme en Tchétchénie dans la déclaration finale. Le projet de déclaration réaffirmait le respect de la souveraineté et de lintégrité territoriale de la Russie mais insistait aussi sur la nécessité de respecter les principes fondamentaux des droits de lhomme, même dans des situations exceptionnelles telles quen Tchétchénie.
Le texte adopté précise que Vladimir Poutine a informé les dirigeants de lUnion de la situation en Tchétchénie et que lUnion a exprimé son soutien aux efforts des autorités russes en vue dun règlement politique.
TCHETCHENIE
_27 décembre, Paris. Tchétchénie : la guerre oubliée, titre Le Monde qui écrit que la guerre menée par la Russie contre la République indépendantiste se poursuit et relève que, selon plusieurs organisations de défense des droits de lhomme, la répression sest intensifiée depuis deux mois.
Lassociation russe Mémorial, qui dénonce lorganisation descadrons de la mort, fait état de pillages, tortures et meurtres commis par les troupes de Moscou engagées dans une offensive finale.
TIMOR-ORIENTAL
_11 décembre, Dili. Dix membres de la milice pro-indonésienne "Tim Alpha" condamnés à des peines allant jusqu'à 33 ans de prison lors du premier procès pour crimes contre l'humanité organisé pour juger des faits qui se sont déroulés entre avril et septembre 1999. Les accusés étaient poursuivis des meurtres, torture, persécution et déplacements forcés de populations. Leur "commandant", Joni Marques, a été condamné à 33 ans et quatre mois de prison. Deux autres membres de cette milice ont été condamnés à la même peine.
Le Timor-Oriental, toujours sous administration des Nations unies, doit devenir formellement indépendant le 20 mai 2002.
_31 octobre, New York. Le Conseil de sécurité des Nations unies souscrit "à la recommandation de l'Assemblée constituante [timoraise, élue en août dernier] tendant à ce que l'indépendance [du Timor-Oriental] soit déclarée le 20 mai 2002".
TUNISIE
_29 décembre, Tunis. Le juge Mokhtar Yahyaoui, qui avait dénoncé en juillet 2001 labsence totale dindépendance de la magistrature tunisienne et souligné le harcèlement et les intimidations dont les juges sont lobjet, révoqué par le Conseil de discipline des magistrats du pays.
> ET AUSSI... <
__2E GUERRE MONDIALE
_26 novembre, Berlin. Ouverture au "Kunstwerk", au centre de la ville - d'une exposition sur les crimes de la Wehrmacht. Outre le génocide des juifs, l'exposition traite de la "sale guerre" menée par l'armée allemande à l'Est et dans les Balkans: politique d'occupation, tactique de la "terre brûlée", déportation de millions de travailleurs forcés soviétiques, famine organisée, représailles, guerre des partisans, assassinat délibéré de plus de deux millions de prisonniers de guerre soviétiques.
_18 novembre. Sachsenhausen. Un nouveau musée a ouvert dans l'ancien camp de concentration nazi de Sachsenhausen, près de Berlin, avec une exposition consacrée aux soldats soviétiques qui ont été éliminés après l'offensive lancée en 1941 par le régime hitlérien contre l'Union soviétique.
Entre août et novembre 1941, plus que 10.000 prisonniers de guerre ont été tués d'une balle dans la nuque, tandis que 3.000 sont morts dans le même temps de faim ou de maladie.
__DIALOGUE DES CIVILISATIONS
_27 novembre, La Caire. Réunis dans la capitale égyptienne, une centaine d'intellectuels et de personnalités arabes appellent au rejet des discours - propres aux extrémistes musulmans - qualifiant l'autre d'impie.
Ils estiment urgent de faire face à la dégradation sociale et culturelle dans le monde arabe et recommandent la réalisation de programmes pour les télévisions occidentales ainsi que des sites Internet expliquant les points de convergence des civilisations arabo-musulmanes et occidentales ainsi que les exceptions culturelles apportant richesse et créativité.
__DROITS DE L'HOMME
_12 décembre, Strasbourg (France). Le Parlement européen attribue le Prix annuel Sakharov pour la liberté d'expression à Izzat Ghazzawi, universitaire palestinien, Nurit Peled-Elhanan, professeur israélien et Zacarias Kamwenho, archevêque angolais.
Au palmarès du prix Sakharov, attribué chaque année depuis 1988, figurent des personnalités telles que Nelson Mandela, ancien président sud-africain et Alexander Dubcek, réformateur tchèque.
_12 octobre, Oslo (Norvège). Le prix Nobel de la paix attribué "à parts égales, à l'Organisation des Nations unies (Onu) et à son secrétaire général, Kofi Annan, pour leur travail en faveur d'un monde mieux organisé et plus pacifique".
Le comité Nobel norvégien salue le travail accompli pour la cause de la paix par l'organisation mondiale, forte de 189 pays, et par le Ghanéen Kofi Annan, 63 ans, récompensé pour avoir lutté pour les droits de l'homme, contre le sida et le terrorisme international.
__DROITS SYNDICAUX
9 octobre, Bruxelles. Un rapport de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), première organisation syndicale mondiale, fait état d'une recrudescence des violences contre les syndicalistes, dont plus de 200 ont été assassinés en 2000, soit une augmentation de 50% par rapport à 1999.
Portant sur 140 pays, le rapport annuel de la CISL s'inquiète des "chiffres alarmants", "qui ne représentent pourtant qu'une infime part de la réalité". "Le nombre d'assassinats, d'agressions physiques, d'arrestations et d'autres formes de répression signalées contre des syndicalistes et leurs organisations n'a jamais été aussi élevé", constate Bill Jordan, secrétaire général de la CISL.
L'organisation syndicale a répertorié dans le monde environ 8.500 arrestations, plus de 100.000 cas de harcèlement et près de 20.000 licenciements abusifs en raison d'une activité syndicale. Outre la Colombie, plus d'une dizaine de pays sont particulièrement pointés du doigt: le Guatemala, le Vénézuela, le Costa Rica, la Chine, la Corée du Sud, le Swaziland, le Zimbabwe, le Bélarus et les pays du Golfe.
__ÉTHIQUE
_28 novembre, Paris. La Cour de cassation, la plus haute juridiction pénale française, confirme la "jurisprudence Perruche" en accordant à un enfant de six ans né trisomique une indemnisation pour le préjudice que lui a créé sa naissance, une décision qui relance le débat sur le droit à ne pas naître.
La Cour a estimé que le médecin qui a pratiqué l'échographie a commis une faute en n'alertant pas la mère de l'enfant sur les indices de trisomie, la privant ainsi d'une interruption médicale de grossesse.
_9 octobre, Luxembourg. La Cour de justice des Communautés européennes précise que la découverte dun gène nest pas brevetable : seule linvention qui en résulte peut lêtre.
__RELIGION
_18 novembre, Vatican. Le pape Jean Paul II, invite des représentants de toutes les religions mondiales à venir à Assise, la ville natale de St-François, le 24 janvier 2002, pour prier en faveur de la paix.
"Nous devons nous retrouver ensemble, en particulier chrétiens et musulmans, pour proclamer devant le monde que la religion ne doit jamais devenir motif de conflit, de haine et de violence", a dit le pape au cours de l'Angélus dominical.
Jean Paul II avait déjà organisé en 1986 à Assise, en Ombrie, dans le centre de l'Italie, le premier "sommet" mondial des religions. Il avait été le premier pape de l'histoire à se rendre dans une mosquée, celle des Omeyyades en Syrie, lors de sa visite au Proche-Orient en mai 2001.
_9 novembre, Dresde (RFA). Inauguration d'une nouvelle synagogue reconstruite sur le lieu même de l'ancienne, incendiée par les nazis lors de la "Nuit de Cristal", dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938.
Au cours de la "Nuit de Cristal", des commandos de SA [Sections d'assaut] et des groupes nazis avaient incendié 250 synagogues dans toute l'Allemagne, et détruit et pillé des milliers de magasins juifs dont les vitrines furent brisées. 91 juifs avaient été assassinés et 25.000 autres envoyés dans des camps de concentration.
_1er novembre, Genève. le secrétaire du Conseil oecuménique des églises (COE), le pasteur Konrad raiser, indique que, depuis le début des frappes américaines en Afghanistan, la situation des minorités chrétiennes s'était radicalement aggravée dans plusieurs pays musulmans.
Le président de la Fédération protestante de France, Jean-Arnold de Clermont, note, pour sa part, que dans de nombreux pays musulmans, au nom de l'islam, on brûle des églises ou on interdit la lecture de la bible. mais, ajoute-t-il, nous sommes convaincus que tel n'est pas le vrai visage de l'islam.
_28 octobre, Bahawalpur (Pakistan). 18 personnes tuées dans l'attaque perpétrée par des hommes armés contre des fidèles réunis dans une église catholique de Bahawalpur, dans lest du Pakistan. Trois hommes masqués et armés de kalachnikovs ont fait irruption dans l'église et ouvert le feu sur les fidèles - hommes, femmes et enfants - aux cris de LAfghanistan et le Pakistan seront le tombeau des chrétiens!.
Selon le chef de la police de Bahawalpur, cet attentat pourrait avoir été mené en "représailles aux frappes américaines en Afghanistan, mais il pourrait aussi s'agir d'un acte de simple terrorisme" commis par un groupe islamiste radical. Le Pakistan compte environ 1,5% de chrétiens, catholiques et protestants, sur 140 millions dhabitants. Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, a demandé aux autorités pakistanaises de garantir la liberté et la sécurité des Pakistanais, quelles que soient leurs religions et leurs ethnies.
__SECTES
_18 décembre, Lausanne (Suisse). L'Eglise de scientologie n'est pas une religion, estime le Tribunal cantonal de Lausanne qui rejette une plainte déposée par les scientologues contre trois conseillers municipaux de la Ville pour discrimination religieuse. On ne discerne dans la scientologie aucun rapport de l'homme à Dieu ou à un principe supérieur et sacré, estiment les juges. Les prestations et les biens qu'offre lEglise de scientologie n'ont rien de religieux et sapparentent clairement à une activité commerciale non religieuse.
La Ville de Lausanne sétait opposée à une campagne daffichage de la secte et avait refusé la location d'une salle dans un restaurant lui appartenant.
__SIDA / L'épidémie
_29 novembre, Genève. Vingt ans après l'apparition du virus du sida, la journée mondiale du 1er décembre intervient alors que, dans de plus en plus de pays occidentaux - pourtant largement pourvus en médicaments -, l'épidémie a cessé de reculer et menace même de repartir. Le sida est devenu , selon l'agence ONUSIDA, la maladie "la plus dévastatrice que l'humanité ait jamais connue". En 20ans, le sida a tué plus de 20 millions de personnes; trois millions de personnes sont mortes du sida de l'an 2000.
40 millions de personnes sont aujourd'hui malade du sida, principalement dans l'Afrique sub-saharienne (28, 1 millions): 940.000 en Amérique du nord, 420.000 aux Caraïbes, 1.4 million en Amérique latine, 560.000 en Europe occidentale, 440.000 en Afrique du Nord et au Proche-Orient, 1 million en Europe de l'Est et Asie centrale, 7,1 millions en Asie et Pacifique, 15.000 en Australie et Nouvelle Zélande. Un malade sur trois a entre 15 et 24 ans.
__TERRORISME
_4 décembre, Bucarest (Roumanie). Les 55 pays de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) s'engagent à combattre le terrorisme "avec tous les moyens": "Les pays de l'OSCE ne vont pas céder devant les menaces terroristes mais, au contraire, vont les combattre avec tous leurs moyens, en conformité avec leurs engagements internationaux".
Les signataires ont, parallèlement, "rejeté l'identification du terrorisme avec une quelconque nationalité ou religion".
_18 novembre, Washington. Dans un entretien au Washington Post, Jean-Jacques Pascal, directeur de la Direction de la surveillance du territoire (DST), le contre-espionnage français, estime que des agents dormants - de petits groupes terroristes artisanaux - du réseau Al-Qaida sont déployés en Europe et difficiles à détecter.
_26 octobre, Vatican. Le synode qui a réuni sous la présidence du pape Jean-Paul II, pendant un mois, 250 évêques du monde entier condamne, dans une déclaration finale, le terrorisme que rien ne peut justifier et juge légitime la riposte américaine en Afghanistan, à condition quelle épargne les populations civiles.
Le texte des évêques constate le retour des fondamentalismes religieux, ennemis du dialogue et de la paix, et souligne que la situation de pauvreté, le manque de liberté, l'application partielle des droits de l'homme, les conflits ethniques, le sous-développement qui fait augmenter la pauvreté des grandes masses humaines, sont à l'origine de situations difficiles et de l'absence d'espoir dans le futur.
_26 octobre, Agadir (Maroc). Les chefs de la diplomatie des onze pays membres du Forum méditerranéen - les sept pays du nord de la Méditerranée (Portugal, Espagne, France, Italie, Grèce, Malte, Turquie) et les quatre pays de la rive sud (Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte) - réunis à Agadir, dans le sud du Maroc, à l'initiative du roi du Maroc Mohammed VI, ont souligné, le 26 octobre 2001, la nécessité d'un combat "global" contre "toutes les formes" du terrorisme et contre les facteurs pouvant l'alimenter.
_20 octobre, Riyad. Des sympathisants présumés de Ben Laden arrêtés par les autorités saoudiennes. "Des Saoudiens ont été arrêtés pour être interrogés sur leur soutien présumé à Oussama Ben Laden, mais ces individus ne constituent pas une menace pour la sécurité", déclare le ministre de l'intérieur le prince Nayef ben Abdel Aziz.
_19-20 octobre, Shanghaï. Lors du Forum de la coopération économique dans la région Asie-Pacifique (APEC), La Chine et la Russie apportent un soutien mesuré à la campagne antiterroriste américaine. Nous avons une compréhension commune de lampleur de la menace posée par le terrorisme, déclare le président Bush qui souligne cependant que la guerre contre le terrorisme ne doit pas servir dexcuse pour persécuter les minorités.
Le président chinois Jiang Zemin sest déclaré partisan de frappes "ciblées" et "précises" en Afghanistan pour "éviter les victimes innocentes". Avec le président russe Vladimir Poutine, il a jugé "nécessaire de passer au plus vite" de la phase militaire à la phase politique en Afghanistan.
_19 octobre, Gand (Belgique). Sommet des quinze pays de l'Union européenne (UE) consacré à la crise internationale et à la lutte contre le terrorisme. Dans leur déclaration finale , les Quinze ont "confirmé leur appui le plus ferme pour les opérations militaires [américaines] qui ont commencé le 7 octobre [2001 en Afghanistan] et qui sont légitimes aux termes de la Charte des Nations unies".
La déclaration demande "l'élimination de l'organisation terroriste Al-Qaïda qui est à l'origine des attentats du 11 septembre et dont les dirigeants n'ont pas été livrés par le régime des talibans" et relève qu'il "faut dès à présent, sous l'égide des Nations unies, oeuvrer pour favoriser l'émergence d'un gouvernement stable, légitime et représentatif de l'ensemble de la population afghane".
_18 octobre, New York. Quatre membres du réseau de Ben Laden condamnés à la prison à vie pour les attentats du 7 août 1998 contre des ambassades américaines à Nairobi (Kenya) et Dar es-Salaam (Tanzanie). Lexplosion de véhicules piégés à proximité des deux ambassades avaient fait 231 morts, dont 12 Américains.
_15 octobre, Londres. Accueilli par le premier ministre anglais Tony Blair, Yasser Arafat affirme quil ne peut y avoir aucun point commun entre [la] cause [palestinienne] juste et [
] des actes terroristes comme le meurtre de ces innocents aux Etats-Unis. Pour le chef de lAutorité palestinienne, la campagne antiterroriste actuelle est une lutte contre la terreur et non une guerre contre les arabes, les musulmans ou lislam.
_7 octobre, New York. Mettant leurs menaces à exécution, Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne lancent leur campagne militaire contre le terrorisme en bombardant les camps dentraînement terroristes dAl Qaida [le mouvement dOussama Ben Laden] et les installations militaires du régime des talibans en Afgahnistan. Les frappes - effectuées avec des missiles de croisière et des bombes guidées - ont visé des objectifs à Kaboul et dans plusieurs régions du pays, en particulier à Kandahar, Jalalabad, Herat, Farah, Kunduz et Mazar-i-Sherif. Elles ont provoqué, selon les américains, des dommages considérables.
_5 octobre, Genève. Il faut s'assurer que la lutte contre le terrorisme n'affaiblit pas le régime de la protection des réfugiés, prévient Ruud Lubbers. Tout en admettant la nécessité de lutter contre le terrorisme international, le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés met en garde contre l'amalgame "injustifié" entre réfugiés et terroristes. Il fait valoir à ce sujet que la Convention de 1951 sur les réfugiés prévoyait déjà le refus du droit d'asile aux auteurs de délits ou infractions graves.
__TORTURE
_8 novembre, Strasbourg (F). Le Comité pour la prévention de la torture (CPT) du Conseil de l'Europe dénoncé, dans un rapport, les mauvais traitements infligés par la police d'Istanbul à des personnes placées en garde à vue.
Selon ce document, une jeune femme détenue au département Anti-terrorisme a subi des agressions sexuelles, dont les effets traumatiques "sont comparables à un viol". Les personnes détenues à la Section des stupéfiants sont très souvent victimes de mauvais traitements. pour le gouvernement turc, dont la réponse est jointe au rapport, les accusations visant la police d'Istanbul sont des "mensonges infondés".
Dans un rapport publié le même jour, Amnesty International souligne que la Turquie, malgré ses promesses, n'a pris aucune mesure pour combattre la torture et l'impunité qui l'accompagne.
__TRIBUNAL PÉNAL POUR L'EX-YOUGOSLAVIE
_14 décembre, La Haye. Le Tribunal remet en liberté provisoire Sefer Halilovic, ex-commandant d'une force d'intervention bosniaque, qui est accusé de n'avoir pas prévenu le meurtre de civils bosno-croates de Grabovica et de n'avoir pas poursuivi les responsables de ces actes commis lors de l'assaut lancé par ses troupes contre les forces croates en 1993.
_11 décembre, La Haye. Le Tribunal décide qu'il y aura non pas un mais deux procès distincts pour Slobodan Milosevic, dont le premier, correspondant aux événements du Kosovo (1999), débutera le 12 février 2002. Le second procès, relatif aux faits commis lors des guerres en Croatie (1991-92) et en Bosnie (1992-95), aura lieu plus tard.
_23 novembre, La Haye. Slobodan Milosevic inculpé par le Tribunal de génocide, de complicité de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre pour son rôle durant la guerre de Bosnie (1992-1995).
L'inculpation met notamment en cause la responsabilité de l'ex-président yougoslave dans les massacres de Srebrenica, qui avaient fait plus de 7.000 morts au sein de la population musulmane en juillet 1995. Ces exécutions massives, perpétrées après la prise de l'enclave bosniaque par les forces serbo-bosniaques, ont été qualifiées de "génocide" par le Tribunal.
_12 novembre, La Haye. Slobodan Milosevic fait l'objet d'une nouvelle inculpation pour son rôle durant la guerre de Bosnie. Linculpation, signée par Carla Del Ponte, procureur du Tribunal pénal international doit encore être confirmée par un juge du Tribunal.
Lex-président yougoslave doit à présent faire face à trois inculpations, correspondant aux trois grands conflits qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie: l'une, datant du 25 mai 1999, pour sa responsabilité dans le conflit du Kosovo; la deuxième confirmée le 8 octobre 2001 pour son rôle dans le conflit croate, la dernière enfin, qui reste à confirmer, pour sa participation à la guerre de Bosnie (1992-1995).
_12 novembre, La Haye. Miodrag Jokic, vice-amiral yougoslave à la retraite, se présente volontairement au TPI qui l'a inculpé, avec trois officiers de l'armée yougoslave, du meurtre de plus de quarante civils lors des bombardements sur la ville côtière de Dubrovnik et ses environs, en Croatie, entre octobre et décembre 1991. "Je n'ai aucune honte à avoir, j'ai exercé mes fonctions conformément au droit militaire du pays et international", a assuré Jokic avant son arrivée à La Haye.
_8 novembre, La Haye. Les autorités serbes ont arrêtent et remettent au Tribunal deux Serbes de Bosnie, les jumeaux Predrag et Nenad Banovic, accusés pour les crimes commis en 1992 dans le camp de détention de Keraterm, près de Prijedor, dans le nord-ouest de la Bosnie.
_2 novembre, La Haye. Cinq anciens geôliers - Serbes de Bosnie - du camp d'Omarska, accusés de crimes contre l'humanité et crimes de guerre pour leur rôle dans le camp de détention d'Omarska, dans le nord-ouest de la Bosnie, en 1992, condamnés à des peines de 5 à 25 ans de prison. Miroslav Kvocka, Dragoljub Prcac, Milojica Kos, Mlado Radic et Zoran Zigic ont été reconnus coupables de persécution, de meurtre et de torture.
_30 octobre, La Haye (Pays-Bas). Le Tribunal annonce que le procès de l'ex-président yougoslave Slobodan Milosevic pour des crimes commis sous sa responsabilité au Kosovo en 1999 commencerait le 12 février prochain. L'ex-président serbe a comparu le 29 octobre pour la première fois concernant les accusations retenues contre lui dans les événements de Croatie. D'autres accusations sont actuellement à l'étude pour des crimes commis sous son régime en Bosnie-Herzégovine.
_9 octobre, La Haye (Pays Bas). Le Tribunal confirme l'extension de l'acte d'accusation contre Slobodan Milosevic à des crimes de guerre et crimes contre l'humanité perpétrés en Croatie. Cest pour son rôle de planificateur, dinstigateur et dacteur dans cette campagne que lancien chef dEtat yougoslave est poursuivi.
Le nouvel acte d'accusation souligne que Milosevic a participé à une entreprise criminelle conjointe visant à chasser la majorité des Croates et des autres non Serbes de près d'un tiers du territoire de la République de Croatie en 1991 - l'objectif de cette entreprise étant d'intégrer les régions croates dans une grande Serbie débarrassée de tous les non Serbes.
__VATICAN
_25 décembre, Rome. Dans son message du jour de Noël, Jean-Paul II implore la paix pour les enfants, principales victimes de la guerre au Proche-Orient et de toutes les guerres. Le pape demande du respect pour lenfant, quelles que soient la race et la nation auxquelles il appartient, ajoutant : Cest le petit Palestinien et le petit Israélien. Cest lenfant des Etats-Unis et lenfant dAfghanistan. Cest le fils du Hutu et le fils du Tutsi. Cest donc tout enfant qui, pour le Christ, est quelquun.
_24 novembre, Vatican. Jean Paul II appelle à une mondialisation de la solidarité à l'occasion du 30ème anniversaire de l'organisation Caritas, afin de combattre " l'insécurité et la peur, la criminalité et la violence, les injustices et les guerres". "Il faut donc donner corps à une action caritative globalisée", a affirmé le pape.
"Plus les actions individuelles et celles de l'entière communauté seront imbriquées, plus il sera facile de prévenir la marginalisation, d'agir sur les mécanismes créateurs d'injustices, de défendre les droits des faibles et des pauvres, de rendre plus solidaires le Sud, le Nord, l'Est et l'Ouest de la planète", a-t-il ajouté.
_22 novembre, Cité du Vatican. L'Eglise catholique demande pardon aux aborigènes australiens et à tous les autochtones d'Océanie pour les fautes commises à leur égard dans un document signé par le pape et diffusé sur Internet. "Conscients de torts odieux causés aux populations autochtones de l'Océanie", affirme Jean Paul II, les pères du synode ont présenté les plus vives excuses pour la participation de membres de l'Eglise à ces méfaits, surtout lorsqu'il s'agissait d'enfants enlevés de force à leurs familles".
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