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2002-L'actualité des droits de l'homme dans le monde

LE PREMIER ANNIVERSAIRE DES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE 2001
:: George Bush : ”Tout au long de l'histoire, la liberté a subi l'épreuve de la guerre et de la terreur, de l'affrontement d'Etats puissants et des desseins des tyrans, de la pauvreté et de la maladie”


New York TimesTribune libre du président américain George W. Bush publiée, le 11 septembre 2002, par le New York Times.

Georges W. Bush. Photo Maison Blanche

Georges W. Bush. Photo Maison Blanche.

Dans une tribune publiée par le New York Times, le 11 septembre 2002, George W. Bush, conseille à ses compatriotes de savoir saisir "les opportunités". "La terrible illumination de ces événements a également apporté un nouveau ses au rôle des Etats-Unis dans le monde. Dans cette grande tragédie, nous avons aussi vu de grandes opportunités. Nous devons avoir la sagesse et le courage de saisir cette opportunité".

"L'occasion" dont parle le président américain est de "favoriser la liberté humaine". Pour ce faire, affirme-t-il, "nous utiliserons notre position de force et d'influence incomparable pour construire un monde où le progrès et la liberté pourront fleurir dans beaucoup de pays".

Défendant "l'action" pour préserver la paix dans le monde, George W. Bush affirme que tous les pays sont face à un choix : la loi ou la violence anarchique, "la célébration de la mort dans le suicide et la défense de la vie dans toute sa dignité". Et dans ce combat pour la liberté, "Les Etats-Unis accueillent sa responsabilité de mener cette grande mission".#

ASSURER LE TRIOMPHE DE LA LIBERTE

Les attaques du 11 septembre ont profondément touché et horrifié les Américains et poussé notre pays vers la guerre. Ces attaques ont révélé la cruauté de nos ennemis, mis en lumière les graves menaces qui pèsent sur notre pays et donné la preuve du courage et de la noblesse de notre peuple. Durant cette dure épreuve, la bravoure des hommes et des femmes de New York, du Pentagone et à bord du vol 93 ont incarné l'âme de notre pays. Ce soir [12 septembre 2002], à New York, je vais parler de ce que notre nation a perdu, de ce que nous avons découvert sur nous-mêmes, et de ce qui nous attend.

Les terribles révélations de ces événements ont également clarifié le rôle de l'Amérique dans le monde. Au milieu de cette terrible tragédie sont apparues de grandes occasions à saisir. Nous devons avoir la sagesse et le courage de le faire.

La plus importante possibilité qui s'offre à l'Amérique est celle de créer un équilibre mondial des pouvoirs qui soit favorable à la liberté. Nous emploierons notre puissance et notre influence sans précédent à créer un climat international d'ordre et d'ouverture dans lequel le progrès et la liberté pourront prospérer dans de nombreux pays. L'avènement d'un monde pacifique et de plus en plus libre sert les intérêts à long terme des Etats-Unis et reflète leurs principes fondateurs, tout en unifiant leurs alliés. Nous défendons cette paix en nous opposant aux terroristes et aux régimes dévoyés et en prévenant la violence. Nous préservons cette paix en établissant de bonnes relations entre les grandes puissances du monde, et nous renforçons cette paix en encourageant les sociétés libres et ouvertes de tous les continents.

La défense de la paix est une lutte difficile et d'une durée incertaine. L'Amérique, avec ses alliés, pourchasse sans relâche les réseaux terroristes dans tous les recoins du monde afin de perturber leurs plans, leur entraînement et leur financement. Avec nos alliés, nous devons également faire front à la menace croissante émanant de régimes qui soutiennent le terrorisme, qui cherchent à acquérir des armes chimiques, biologiques et nucléaires, et qui construisent des missiles balistiques. Sur ce chapitre, les conséquences de l'inaction pourraient être catastrophiques. Nous devons empêcher les terroristes et leurs alliés d'acquérir les moyens destructeurs à la hauteur de leur haine.

Dans le même temps, nous avons la rare chance de bâtir un monde dans lequel les grandes puissances uvrent à la paix au lieu de continuellement se préparer à la guerre. Le XXe siècle, tout particulièrement, a été dominé par une série de rivalités nationales dévastatrices qui ont parsemé la terre de champs de batailles et de cimetières. Si la compétition entre grandes nations est inévitable, les conflits armés ne le sont pas. Le 11 septembre a révélé plus clairement que jamais que les grandes puissances du monde se tiennent du même côté de la faille, unies par les dangers communs de la violence et du chaos engendrés par les terroristes, et évoluant vers des valeurs communes.#

Les Etats-Unis, le Japon et nos amis du Pacifique, nos alliés de l'OTAN et maintenant toute l'Europe partagent notre profond engagement envers la liberté humaine. La Russie est maintenant un pays qui traverse une transition pleine d'espoir, un pays qui cherche un meilleur avenir fondé sur la démocratie et le libre-échange, et qui est un partenaire important dans la guerre contre le terrorisme. Les dirigeants chinois sont en train de découvrir que la liberté économique est la seule source de richesse nationale. Ils finiront bien par comprendre que les libertés sociales et politiques sont la seule source de grandeur nationale. L'Amérique continuera d'encourager l'avancement de la démocratie et de l'ouverture économique en Russie et en Chine, parce que ces valeurs communes débouchent sur l'amitié sincère et la paix.

Des valeurs et des intérêts communs entre les grandes puissances sont également le fondement de la promotion de la paix et de la sécurité dans le monde. Autrefois, les grandes puissances rivales prenaient position dans des conflits régionaux complexes, exacerbant les divisions et rendant les solutions encore plus difficiles à trouver. Aujourd'hui, du Moyen-Orient à l'Asie du Sud, nous assemblons de vastes coalitions internationales afin d'intensifier les pressions en faveur de la paix. L'Amérique a besoin de partenaires pour préserver la paix, et nous collaborerons avec chaque pays désireux de partager ce noble objectif.

Alors qu'elle préserve la paix, l'Amérique a également une occasion d'étendre les avantages de la liberté et du progrès aux pays qui n'en jouissent pas. Nous voulons une paix juste, où la répression, la rancœur et la pauvreté cèdent le pas à l'espérance de la démocratie, du développement, des marchés ouverts et du libre-échange.

Plus que jamais, nous savons que des Etats faibles, tel l'Afghanistan, peuvent mettre gravement en danger la paix dans le monde. La pauvreté ne transforme pas les pauvres en terroristes ou en meurtriers. Mais la pauvreté, la corruption et la répression constituent dans de nombreuses sociétés une combinaison toxique qui, en affaiblissant les gouvernements, les rend incapables de faire régner l'ordre ou de surveiller leurs frontières, et vulnérables face aux réseaux de terroristes et aux cartels de la drogue.

L'Amérique, quant à elle, s'attaque à la pauvreté dans le monde. Le libre-échange et les marchés ouverts ont donné la preuve de leur aptitude à sortir des sociétés entières de la pauvreté. C'est pourquoi les Etats-Unis collaborent avec les milieux commerciaux du monde entier à l'érection d'un monde qui, grâce au libre-échange, fera croître sa prospérité. Grâce au Compte du millénaire, les Etats-Unis augmenteront leur aide en faveur du développement des pays pauvres qui gouvernent avec justice, investissent dans leur société et encouragent la liberté économique. Nous demeurons en outre le fer de lance de la campagne mondiale visant à atténuer les effets terribles du sida et des autres maladies infectieuses.#

L'Amérique soutiendra également les hommes et femmes courageux qui militent en faveur des droits de l'homme et des valeurs démocratiques, en Afrique et en Amérique latine, en Asie et dans le monde islamique. Dans le cadre de nos efforts diplomatiques, de notre aide au développement, de nos émissions internationales et de notre assistance en matière d'éducation, les Etats-Unis prôneront la modération, la tolérance, et les impératifs non négociables de dignité humaine que sont la primauté du droit, la limitation du pouvoir de l'Etat, le respect des femmes, le droit à la propriété, la liberté d'expression et l'égalité de tous les citoyens devant la loi.

Le terrorisme n'a pas seulement défié le monde, il a éclairci certaines valeurs fondamentales. Chaque nation doit aujourd'hui choisir entre le changement légal et la violence anarchique, entre la conformité sans joie et une société ouverte et inventive, entre la célébration de la mort dans le suicide et dans le meurtre et la défense de la vie et de sa dignité.

Un grand nombre de gouvernements se voient obligés de réexaminer leur propre tolérance à l'égard du fanatisme et leur soutien d'une propagande de haine. Les nations libres elles-mêmes ont dû réexaminer la nature de leur engagement envers la liberté, examiner si cet engagement est le reflet d'une convention et d'une culture ou celui de l'exigence universelle de la conscience et de la moralité.

Le peuple et le gouvernement des Etats-Unis relèvent résolument les défis de ce monde transformé. Nous sommes déterminés à défendre notre société contre les périls actuels et à venir. Nous sommes décidés à promouvoir les valeurs qui ont donné naissance à notre pays. Nous croyons que la liberté et le respect des droits de l'homme sont dus à toute personne de toute culture. Nous croyons que l'assassinat délibéré d'innocents civils et l'oppression des femmes sont partout et toujours condamnables. Et nous refusons de passer sous silence ou d'édulcorer l'agressivité et la brutalité d'hommes maléfiques.

Tout au long de l'histoire, la liberté a subi l'épreuve de la guerre et de la terreur, de l'affrontement d'Etats puissants et des desseins des tyrans, de la pauvreté et de la maladie. Le véritable changement qui s'est opéré depuis le 11 septembre a trait à la conscience qu'a notre pays de l'urgence de ces problèmes, et des nouvelles occasions qui nous sont données de progresser. Aujourd'hui, l'humanité tient entre ses mains le pouvoir de parachever le triomphe de la liberté sur tous ses adversaires séculaires. Les Etats-Unis acceptent la responsabilité qui est la leur de mener à bien cette noble mission.

Source: Département d'Etat américain, septembre 2002.
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