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2005-L'actualité des droits de l'homme dans le monde

:: ISRAEL ET TERRITOIRES PALESTINIENS 


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_28 février, Londres. Ouverture de la conférence de Londres sur les réformes palestiniennes qui, selon Mahmoud Abbas, "doit mener à la conférence internationale requise par la "feuille de route" pour relancer les négociations sur le statut final [d'un Etat palestinien à côté d'un Etat israélien] et un accord de paix crédible".

"Nous pensons que la paix est possible maintenant et nous sommes prêts à négocier avec Israël pour atteindre une paix réelle et durable fondée sur la justice et la légitimité internationale", déclare le président de l'Autorité palestinienne dans le quotidien l'Independent. "Nous avons une occasion et ce serait irresponsable, si nous, les Israéliens ou la communauté internationale la laissions s'échapper".

La conférence réunit notamment le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, et les ministres des affaires étrangères de plus d'une vingtaine de pays.

-> Le discours de Kofi Annan

_27 février, Jérusalem. Ariel Sharon demande à l'Autorité palestinienne de prendre des mesures concrètes pour "combattre le terrorisme" et menace de suspendre la libération annoncée de 400 prisonniers palestiniens, après l'attentat-suicide de Tel-Aviv.

L'Autorité palestinienne "doit agir fermement contre le terrorisme et si elle ne le fait pas, il n'y aura pas de progrès politique" dans les négociations, avertit le premier ministre israélien. "Israël a fait preuve ces derniers temps de retenue pour permettre un tel progrès, mais il est clair que sans une action diligente de l'Autorité palestinienne contre le terrorisme, Israël devra renforcer son action militaire".

_25 février, Tel-Aviv. Un attentat-suicide palestinien, perpétré à l'entrée d'une discothèque, tue, outre son auteur, quatre Israéliens. Une cinquantaine de personnes sont blessées, dont plusieurs grièvement. Il s'agit du premier attentat en Israël depuis 4 mois et de la première attaque depuis le sommet du 8 février à Charm el-Cheikh (Egypte), où le premier ministre israélien, Ariel Sharon, et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ont proclamé un cessez-le-feu.

["L'Autorité palestinienne ne restera pas silencieuse après cet acte de sabotage et poursuivra leurs responsables et leur infligera la punition requise", indique un communiqué de l'Autorité palestinienne, publié le 26 février.]

_20 février, Jérusalem. Le plan de retrait de la bande de Gaza conquise par Israël durant la guerre de juin 1967 adopté par le gouvernement israélien. L'évacuation de la totalité des 21 colonies de la bande de Gaza et de quatre des 120 implantations de Cisjordanie concerne quelque 8'000 colons et devrait durer sept semaines. Les colonies du nord de la bande de Gaza seront les premières à être évacuées, vers le 20 juillet. #

"L'évacuation des implantations de la bande de Gaza et de Samarie (nord de la Cisjordanie) est vitale pour l'avenir de l'Etat d'Israël", déclare Ariel Sharon à l'ouverture du conseil des ministres. "Ce n'est pas une journée facile ni un jour heureux, l'évacuation d'implantations est un processus très douloureux pour leurs habitants, pour les Israéliens ainsi que pour moi et les autres membres du gouvernement".

Le gouvernement d'Ariel Sharon a également approuvé le tracé modifié de la barrière de séparation controversée qu'Israël construit en Cisjordanie le long de la ligne de démarcation avec ce territoire palestinien. Le tracé modifié englobe environ 7 % de la Cisjordanie occupée (hors Jérusalem-est, annexée) contre 16 % pour le tracé initial, tout en incluant les plus importantes implantations.

[Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", la barrière, devant s'étendre sur plus de 700 km, est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens, car elle empiète sur la Cisjordanie et réduit d'autant le territoire d'un futur Etat palestinien. La Cour internationale de justice (CIJ) et l'Assemblée générale des Nations unies ont réclamé en juillet 2004 son démantèlement.]

_17 février, Jérusalem. Le ministre israélien de la défense, Shaoul Mofaz, ordonne l'arrêt des destructions des maisons des Palestiniens auteurs d'attaques anti-israéliennes, suivant en cela les recommandations du chef d'état-major, Moshé Yaalon.

[Selon l'ONG israélienne de défense des droits de l'homme, B'Tselem, plus de 600 logements, où vivaient quelque 4'000 Palestiniens, ont été détruits dans les territoires occupés, depuis le déclenchement de l'Intifada. 3'500 autres logements ont été démolis par l'armée "pour des raisons de sécurité". Ces démolitions ont laissé 28'000 Palestiniens sans abri, selon B'Tselem.]

_16 février, Jérusalem. En adoptant la loi d'indemnisation des colons qui doivent être évacués de la bande de Gaza et de quatre petites colonies du nord de la Cisjordanie, les députés donnent le coup d'envoi au processus de désengagement. Une décision historique qui continue de soulever de fortes oppositions, relève le quotidien Le Monde. Pour les responsables des colons israéliens, le texte adopté par le Parlement est "immoral" et ne s'imposera pas à eux.

["La Knesset a abandonné les valeurs du sionisme et de la sécurité d'Israël", a affirmé le conseil des colonies de Judée-Samarie (Cisjordanie) et de la bande de Gaza (Yesha). Le conseil des rabbins des territoires a pour sa part assuré que cette loi "contrevient à la Torah", qui "interdit l'expulsion des juifs de leur terre". Le président de la Knesset lui-même, Reuven Rivlin, l'un des "rebelles" au sein du Likoud, a regretté cette décision, estimant qu'il s'agissait d'"un tournant dans l'histoire du sionisme".] #

_12 février, Gaza. "Le Hamas va continuer à préserver l'accalmie", déclare l’un de ses représentants à l'issue d'une rencontre organisée avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Le Hamas affirme avoir obtenu de la part du "frère Abbas" une "confirmation qu'Israël s'est engagé à stopper ses agressions, y compris les incursions, les destructions de maisons et les assassinats" ciblés d'activistes palestiniens. Le Djihad islamique indique, de son côté, que le mouvement s'est engagé à "poursuivre l'accalmie", après avoir obtenu des réponses "claires" aux questions posées à Mahmoud Abbas.

_8 février, Charm el-Cheik (Egypte). Le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le premier ministre israélien, Ariel Sharon, entourés du président égyptien, Hosni Moubarak, et du roi Abdallah de Jordanie, proclament un cessez-le-feu formel après quatre ans de violence. Le mouvement radical Hamas déclare, pour sa part, que cette annonce n'engage que le président palestinien.

["Nous sommes convenus avec le premier ministre Ariel Sharon de cesser tous les actes de violence contre les Israéliens et les Palestiniens où qu'ils soient", a déclaré Mahmoud Abbas. "Lors de ma rencontre aujourd'hui avec le président Abbas, nous sommes tombés d'accord pour que les Palestiniens cessent partout tous les actes de violence contre des Israéliens et, parallèlement, pour qu'Israël cesse partout ses activités militaires contre les Palestiniens", a confirmé Ariel Sharon.

"Le calme qui prévaudra sur nos territoires à compter d'aujourd'hui est le commencement d'une nouvelle ère", a assuré le président palestinien, qui avait obtenu quelques jours après son élection une trêve de facto des mouvements radicaux palestiniens partisans de la poursuite de l'Intifada. "Pour la première fois depuis longtemps, il existe dans notre région un espoir en un avenir meilleur pour nous et nos petits-enfants", lui a fait écho le chef du gouvernement israélien.]

-> Les déclarations    -> Le Monde L’espoir Sharon-Abbas

_6 février, Jérusalem. Condoleezza Rice, en déplacement Proche-Orient, en qualité de chef de la diplomatie américaine, déclare que la période actuelle est une "période d'occasions" à ne pas manquer. "Nous allons demander à nos partenaires et amis en Israël de faire en sorte qu'Israël continue de prendre les décisions difficiles qui doivent être prises afin de promouvoir la paix […] et l'émergence d'un Etat palestinien démocratique […] Je tiens surtout à apporter l'engagement personnel du président Bush et mon engagement propre dans ce processus, car le moment actuel est une occasion que nous devons saisir".#

Relevant les efforts du nouveau président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour faire cesser la violence des groupes armés palestiniens, et permettre la reprise du dialogue entre Palestiniens et Israéliens, la Secrétaire d'Etat américaine juge que "tous ces éléments […] permettent de revenir à la "Feuille de route" - le plan de paix des Nations unies, de l'Union européenne, des Etats-Unis et de la Russie - et d'avancer vers l'accomplissement de la vision du président Bush", celle de "deux Etats démocratiques vivant en paix côte à côte". Elle reconnaît cependant qu'"Il y a encore beaucoup à faire."

_1er février, Jérusalem. Le procureur général de l'Etat d'Israël, Menachem Mazuz, annule une décision gouvernementale, adoptée en juillet 2004, selon laquelle l'Etat s'autorisait à confisquer des terres et des biens immobiliers situés à Jérusalem-Est et appartenant à des Palestiniens résidant en Cisjordanie.

[Lors de la création de l'Etat d'Israël, cette loi avait permis aux autorités de prendre possession des terres et des biens laissés sur place par les Palestiniens qui avaient quitté le pays en 1948, sans qu'aucune compensation ne leur soit versée, indique le quotidien "Le Monde". Mais les gouvernements israéliens successifs s'étaient abstenus de l'utiliser pour les environs de Jérusalem.]

> JANVIER

_30 janvier, Jérusalem. Quelque 130'000 personnes manifestent leur opposition au plan de retrait israélien de la bande de Gaza voulu par Ariel Sharon. Cette fois, en dépit de quelques dérapages sémantiques, note ”Le Monde”, les colons se sont abstenus de recourir à des provocations et ont mis en avant un mot d'ordre puisé dans le discours démocratique : "Laissez le peuple décider."

_27 janvier, Jérusalem. Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, estime que "les conditions sont réunies pour nous permettre, à nous et aux Palestiniens, de réaliser une percée, une percée qui nous conduira à la sécurité et à la paix".

_26 janvier, Washington. La création d'un Etat palestinien pourrait survenir plus tôt que prévu, à la suite des changements intervenus à la tête de la direction palestinienne, estime George W. Bush, dans une déclaration à la chaîne de télévision Al-Arabiya. "Nous suivons la "feuille de route". Et les deux parties doivent respecter des obligations au fur et à mesure que nous progressons vers la création d'un Etat palestinien".

[La "feuille de route", plan de paix parrainé par les Nations unies, les Etats-Unis, l'Union européenne et la Russie, exige des mesures réciproques de la part des Israéliens et des Palestiniens afin de permettre la création d'un Etat palestinien indépendant coexistant pacifiquement avec Israël.] #

_23 janvier, Gaza. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, annonce qu'il a bon espoir de conclure rapidement une trêve des opérations armées avec les groupes radicaux palestiniens. "Les discussions font de très grands progrès. Je peux dire que nous sommes partis pour parvenir à un accord très prochainement", indique-t-il dans un entretien à la télévision palestinienne.

[Le gouvernement israélien a pris acte des efforts de Mahmoud Abbas, assure le premier ministre israélien, Ariel Sharon. "Le calme prévaut désormais. Nous ne savons pas encore s'il s'agit d'un véritable changement, mais nous l'espérons. Une chose est claire : si le terrorisme reprend, nous réagirons".]

_17 janvier, Ramallah. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ordonne à ses services de sécurité d'empêcher toutes les attaques lancées contre Israël, selon un responsable de la sécurité palestinienne. Mahmoud Abbas ordonne en outre l'intégration des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa (proches du Fatah) au sein des services de sécurité palestiniens.

16 janvier, Jérusalem. Le premier ministre israélien autorise l'intervention de l'armée israélienne dans la bande de Gaza à la suite de l'attaque de Karni et des tirs de fusées artisanales sur la ville de Sdérot et sur les colonies du Gouch Katif, en fin de semaine. "La situation actuelle est inacceptable et ne peut pas durer. L'armée et les forces de sécurité ont reçu pour ordre d'opérer sans limitation de temps, et par tous les moyens, contre les organisations terroristes. Ces consignes sont valables tant que les Palestiniens ne lèveront pas le petit doigt, et, malheureusement, la nouvelle direction palestinienne n'a pas encore fait quoi que ce soit pour que le terrorisme cesse".

_13 janvier, Gaza. Six civils israéliens tués au cours d'une attaque perpétrée par trois Palestiniens contre le point de passage de Karni, à l'est de la ville de Gaza. L'attaque, revendiquée par les Comités populaires de la résistance, qui regroupent la plupart des factions radicales palestiniennes dont le Hamas et de Djihad islamique, apparaît comme un geste de défi, quatre jours après l'élection de Mahmoud Abbas à la présidence de l'Autorité palestinienne.

[Ariel Sharon ordonne le "gel immédiat" de tout lien, sécuritaire et diplomatique, avec les Palestiniens, à la suite de l'attaque de Karni. "La période de grâce que nous avions accordé à Mahmoud Abbas est finie, et il n'est plus question, pour au moins un bon moment, d'une rencontre entre lui et le premier ministre" israélien, déclare Assaf Shariv, un conseiller d'Ariel Sharon.] #

_10 janvier, Jérusalem. Le parlement israélien approuve lors d'un vote (58 pour, 56 contre) la constitution d'un nouveau gouvernement dirigé par Ariel Sharon, incluant les travaillistes. Composée de membres du Likoud (le parti du premier ministre), du Parti travailliste et soutenue par les cinq députés orthodoxes du Parti du judaïsme unifié de la Torah, cette coalition est chargé de mettre en œuvre le retrait israélien de la bande de Gaza d’ici à la fin de l’année 2005.

_10 janvier, Ramallah. Mahmoud Abbas officiellement déclaré vainqueur de l'élection présidentielle palestinienne avec 62,32% des suffrages. Le chef de l'OLP obtient, selon la commission électorale, 483'039 voix, soit 62,32% des suffrages, devant son principal rival, l'indépendant Moustapha Barghouti, 51 ans, qui, avec 153'516 voix, recueille 19,8% des voix.

Avant même l'annonce des résultats définitifs, Mahmoud Abbas, avait dédiée sa victoire à la mémoire "du dirigeant martyr Yasser Arafat et […] aux âmes de nos martyrs de nos blessés et aux 11'000 prisonniers derrière les barreaux". "Nous dédions cette victoire aussi à tous les mouvements palestiniens [...]. Le plus grand des djihads [guerre sainte] est devant nous", déclare-t-il, faisant allusion à ses principaux objectifs, la cessation de l'Intifada armée et la relance des pourparlers de paix.

Il ajoute : "Des tâches difficiles nous attendent : bâtir un Etat de droit et de sécurité dont les citoyens jouissent d'une vie digne, assurer la liberté de nos prisonniers, la dignité des personnes recherchées [par Israël] et créer un Etat indépendant avec Jérusalem comme capitale".

[La victoire de Mahmoud Abbas a suscité des réactions encourageantes à Washington et à Jérusalem. Saluant un scrutin "largement libre et honnête", le président américain George Bush s'est déclaré prêt à aider "le peuple palestinien à réaliser ses aspirations". Pour sa part, le premier ministre israélien Ariel Sharon a annoncé son intention de rencontrer le dirigeant palestinien.]

-> L'éditorial du ”Monde” Bush et Abbas

_9 janvier, Ramallah. Les Palestiniens élisent le successeur de leur chef historique Yasser Arafat, décédé le 11 novembre 2004, à la présidence de l'Autorité palestinienne. Le vainqueur de ce scrutin au suffrage universel sera élu pour un mandat de quatre ans renouvelable une seule fois.

Le chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Mahmoud Abbas [69 ans, nom de guerre Abou Mazen], candidat du Fatah, est donné grand favori loin devant les six autres candidats en lice, notamment le candidat indépendant Moustapha Barghouti, un ancien communiste qui dirige une importante organisation non gouvernementale de santé.#

-> Un dossier du "Monde" Les Palestiniens, une société éclatée [8 pages, pdf 720 Ko]

Une de LibérationTant en politique intérieure qu'extérieure […], la tâche qui attend Mahmoud Abbas est aussi vaste que sa marge de manoeuvre est étroite, note Gérard Dupuy, dans Libération. La deuxième Intifada et l'implacable riposte israélienne ont conduit les territoires dépendant de l'Autorité à un état de délabrement matériel et administratif écrasant pour la population. Et en direction du monde extérieur, le "mur" construit par les Israéliens semble matérialiser l'isolement et presque l'asphyxie de l'Etat palestinien encore en préfiguration. La chance d'Abbas est d'arriver quand Sharon lui-même rechigne à payer le prix de la politique qu'il a menée : le retrait de Gaza et le rapatriement des colons n'ont pas d'autre sens. Libération, Paris 8-9 janvier 2005.

[La Cisjordanie et Gaza en chiffes. Cisjordanie : 5'655 km2, 2.4 millions d'habitants. Gaza : 365 km2, 1,4 million d'habitants. La moitié des Palestiniens vit au-dessous du seuil de pauvreté fixé à 2 dollars par jours. Le taux de chômage est de 28,7% en Cisjordanie, de 41,3% à Gaza. 2,3 millions de réfugiés vivent principalement en Jordanie (1,4 million), en Syrie (370'000) et au Liban (370'000).]

Quelque 1,8 million de Palestiniens âgés de plus de 18 ans ont le droit de voter, bien que 1'282'524 d'entre eux seulement soient inscrits sur les listes électorales.]

_4 janvier, Gaza. "Nous prions pour les âmes de nos martyrs tombés aujourd'hui sous les obus de l'ennemi sioniste à Beit Lahya", déclare Mahmoud Abbas devant des milliers de partisans à Khan Younès, après la mort de sept Palestiniens tués par l'armée israélienne dans la bande de Gaza.

_3 janvier, Gaza. Mahmoud Abbas condamne publiquement les tirs de roquettes sur le territoire israélien. "On m'a demandé aujourd'hui mon avis sur les attaques à la roquette et j'ai répondu que je les condamne quel que soit leur auteur, car l'expérience a démontré qu'elles tombent la plupart du temps dans le désert ou sur nos maisons, tuant nos fils", déclare le chef de l'OLP lors d'une rencontre à Gaza avec des représentants de syndicats professionnels.

_1er janvier, Gaza. Dans un entretien avec l'Agence France-Presse (AFP), le chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Mahmoud Abbas, affirme la nécessité de mettre un terme au "chaos des armes" dans les territoires palestiniens et annonce pour bientôt la fin du processus de restructuration des services de sécurité. "Nous voulons que le chaos des armes cesse pour permettre au peuple palestinien de vivre en sécurité". "Mettre fin au chaos des armes signifie l'existence d'une seule autorité, d'une loi unique et d'une seule arme légale, ainsi que le multipartisme", a-t-il dit, laissant entendre qu'il est favorable à un accord avec les groupes palestiniens pour une remise des armes.

[Le 26 décembre 2004, Mahmoud Abbas avait affirmé que l'indépendance ne pourrait être obtenue que par des moyens pacifiques et non par les armes. "Je crois qu'il est clair qu'une solution militaire [au conflit israélo-palestinien] est impossible", avait-il dit lors d'une réunion électorale à Ramallah, en Cisjordanie.]#