![]() :: LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME - 2007 |
L'actualité des droits de l'homme
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| Janvier| Février | Mars | Avril | Mai | Juin | Juillet | _30 juin, Londres. L’incendie d'une voiture - qui s'est encastrée dans un terminal de l'aéroport de Glasgow - qualifié d'"attentat" par le Premier ministre britannique, Gordon Brown. [Le niveau d'alerte terroriste a été relevé au niveau "critique", son maximum en Grande-Bretagne, ce qui signifie qu'un attentat est "attendu de façon imminente", déclare le ministre de l'intérieur, Jacques Smith. "Il est approprié de relever les niveaux de sécurité dans les aéroports et dans les endroits de rassemblement en raison de l'accroissement des menaces".]
_15 juin, Djakarta. Arrestation dans l’île de Java de "Zarkasi", alias ”Mbah”, chef présumé de l’organisation islamiste Jemaah Islamiyah (JI), premier réseau islamiste d'Asie du Sud-Est et responsable de nombreux attentats meurtriers. [L’intervention de la police indonésienne a également permis d'arrêter Abu Dujana, chef de la branche armée de la JI. La JI compterait quelque 900 membres.] _7 juin, Londres. Six organisations de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International et Human Rights Watch, publient les noms de 39 personnes portées disparues dans la "guerre contre le terrorisme" : très vraisemblablement détenues dans les prisons secrètes de la CIA, elles n'ont plus donné signe de vie depuis leur "disparition", assurent les organisations britanniques et américaines.
[Le président américain George Bush a reconnu en septembre 2006 l'existence d'un programme de prisons secrètes, mais l'administration avait alors précisé qu'après le transfert de quatorze détenus soupçonnés d'être des membres importants d'Al-Qaida vers Guantanamo, la CIA ne détenait plus de prisonniers.] _13 mai. Proche-Orient. Selon Gulbuddin Hekmatyar, un chef de guerre afghan, dont les forces sont concentrées dans le sud-est de l'Afghanistan, près du Pakistan, le leader d'Al-Qaida, Oussama Ben Laden, serait toujours vivant. "En me fondant sur les informations dont je dispose, je crois qu'Oussama est en vie", déclare-t-il, dans une vidéo diffusée sur la chaîne Al-Arabiya. [La dernière vidéo d'Oussama Ben Laden a été transmise aux télévisions à la fin 2004, alors que son dernier enregistrement sonore a été diffusé milieu 2006.] _27 avril, Le gouvernement saoudien annonce avoir arrêté 172 terroristes présumés, dont certains ont reçu une formation de pilote en vue d'attentats contre des installations pétrolières et militaires du pays. Sept "cellules" d'activistes armés, comprenant des ressortissants saoudiens (les trois quarts des personnes arrêtées) et étrangers, ont été démantelées lors de ce coup de filet antiterroriste. [Cette annonce survient un peu plus de quatre mois après celle de la désagrégation de huit groupes djihadistes rassemblant 136 membres, dont l'écrasante majorité était déjà de nationalité saoudienne. L'Arabie saoudite a été frappée pour la première fois par des attentats organisés par Al-Qaida en mai 2003 et s'est engagée depuis dans la lutte contre l'organisation terroriste.] _27 avril, Washington. Le Pentagone [ministère américain de la défense] annonce avoir arrêté Abd Al-Hadi Al-Iraki, l’un "des plus hauts responsables" du réseau terroriste Al-Qaida. _26 avril, Alger. Le numéro deux et "coordinateur" d'Al-Qaida au Maghreb (ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat, GSPC), Samir Saïoud, alias Samir Moussaab, tué au cours d'un accrochage avec l'armée algérienne, annonce l'agence "Algérie presse service", qui cite une "source sécuritaire". Les conditions de son arrestation restent floues. "Abd Al-Hadi tentait de revenir en Irak pour prendre en charge des activités d'Al-Qaida et probablement se concentrer sur des opérations en dehors d'Irak contre des cibles occidentales", a assuré un responsable américain. _15 avril, Alger. Un communiqué officiel des autorités algériennes qualifie l'avis publié sur le site Internet de l'ambassade américaine d'"inacceptable", "inopportun" et "fantaisiste" et rappelle "l'obligation du respect scrupuleux de la souveraineté du pays d'accréditation et du principe de non ingérence dans ses affaires intérieures". [La police marocaine affirme avoir arrêté le chef des kamikazes.] _14 avril, Alger. L’ambassade des Etats-Unis à Alger diffuse sur son site Internet un avis d’alerte sur le risque d'attentats imminents dans la capitale. Les ressortissants américains sont avertis que, "selon des informations non confirmées, des attentats pourraient être planifiés à Alger le 14 avril dans des zones pouvant inclure entre autres la Grande Poste (dans le centre-ville), et le siège de l'ENTV [télévision publique] dans le boulevard des Martyrs". [Cette alerte fait suite aux attentats qui ont fait 30 morts à Alger le 11 avril.] _13 avril, Alger. Les attentats du 11 avril plongent les Algérois dans la hantise d’un retour aux "années de sang", note le quotidien Le Monde - "ces années [1990] d’enfer où les terroristes vadrouillaient comme ils le voulaient à toutes heures de la nuit et une bonne partie des heures du jour" dans la plupart des régions du pays, ainsi que le rappelle le journal El Khabar. Ces attentats fragilisent le discours officiel sur le succès de la "réconciliation nationale" et le caractère "résiduel" du terrorisme islamique dans le pays. [Les attentats ont été revendiqués par l’Organisation d’Al-Qaida au pays du Maghreb islamique, mouvement qui, en janvier 2007, a pris la relève du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). La "filiale" officielle du réseau Al-Qaida au Maghreb collabore avec divers groupes locaux, en Tunisie et au Maroc, mais aussi en Mauritanie, au Tchad et au Niger. Disposant de relais dans plusieurs Etats de l’Union européenne, l’ex-GSPC, qui a récupéré des militants des Groupes islamistes armés (GIA) algériens, est aujourd’hui considéré par les services européens comme le mouvement le plus menaçant avec le Groupe islamiste combattant marocain (GICM).]
[Les trois kamikazes, munis de ceintures d’explosifs, ont préféré mourir plutôt que de se laisser prendre, le quatrième a été abattu. Un policier a été tué par l’une des explosions. Selon l’un des spécialistes marocains du terrorisme, Mohammed Darif, les terroristes appartiennent à "un réseau organisé qui vise le Maroc et dont les têtes pensantes ont des liens avec l’étranger".]
["J'étais le directeur opérationnel de Cheikh Oussama Ben Laden pour l'organisation, la planification, le suivi et l'exécution de l'opération 11-Septembre", aurait affirmé Mohamed. Le Pentagone a, le 15 mars, diffusé un second communiqué indiquant que ce dernier avait également déclaré avoir décapité le journaliste américain Daniel Pearl au Pakistan en 2002. _14 mars, Paris. Selon le journaliste algérien Mohamed Sifaoui, qui publie son enquête "Combattre le terrorisme islamiste" (Grasset), Al-Qaida est parvenu à rassembler sous sa bannière une mosaïque de mouvements salafistes violents du Maghreb. Cette nouvelle branche de l'organisation d'Oussama Ben Laden en Afrique du nord viserait en priorité les régimes locaux, mais risque aussi de s'en prendre à des cibles en Europe. _18 février, Delhi. Deux bombes explosent dans le Samjhauta Express ["Train de l’amitié"] faisant 66 morts et une trentaine de blessés. L’attentat s’est produit prèa de Panipat, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Delhi. La plupart des victimes sont des Pakistanais. [L’attentat ne stoppera pas le processus de paix entre l’Inde et le Pakistan, a déclaré le président pakistanais Pervez Musharraf.] _14 février. La branche saoudienne du réseau terroriste Al-Qaida appelle à des attaques contre les installations pétrolières des pays qui approvisionnent les Etats-Unis, en citant le Canada, le Mexique et le Venezuela, dans un article publié dans son mensuel en ligne Sawt al-Jihad. "Les installations pétrolières dont bénéficient les Etats-Unis doivent être attaquées dans toutes les régions [du monde], et pas seulement au Moyen-Orient", indique le texte. "Le but est de couper les approvisionnements [en pétrole des Etats-Unis] ou les réduire par tous les moyens". _13 février, Algérie. Sept attentats à l'explosif, dont quatre à la voiture piégée, perpétrés contre des locaux de la police et de la gendarmerie algériennes dans plusieurs localités de Kabylie, à l'est d'Alger, font six morts - quatre civils et deux policiers - et une trentaine de blessés. [Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) a revendiqué les attentats sous sa nouvelle appellation d'"Organisation Al-Qaida dans les Etats islamiques du Maghreb".] _22 janvier, Etats-Unis. Le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri défie le président américain George W. Bush, après son annonce le 11 janvier de l'envoi de renforts en Irak, lui demandant dans une vidéo mise en ligne sur le site Internet de l'institut américain Site - une organisation qui étudie et analyse les réseaux d'activistes - d'envoyer toute son armée pour qu'elle soit anéantie par les moudjahidins.
"Ne sais-tu pas que les chiens de l'Irak sont impatients de dévorer les charognes de vos soldats ? Tu dois au contraire envoyer toute ton armée pour qu'elle soit anéantie par les mains des moudjahidins et que le monde entier soit débarrassé de ta méchanceté. L'Irak, le pays du califat et du djihad, est capable d'être un tombeau pour dix de tes armées", assure-t-il. "Ce sont Al-Qaida et les talibans, sous la conduite de l'émir des croyants, le mollah Mohammed Omar, que Dieu le garde, qui ont privé les Américains d'un abri sécurisé en Afghanistan, estime Zawahiri. La sécurité doit être partagée : si nous sommes en sécurité, vous le serez aussi [...]. Si nous sommes frappés et tués, vous serez inéluctablement frappés et tués. Aujourd'hui, le devoir de tout musulman est de porter les armes ou de soutenir et de servir ceux qui portent les armes". [Le 11 janvier 2007, George Bush avait annoncé la mobilisation de "plus de 20'000 soldats américains" supplémentaires pour l'Irak, dont la "vaste majorité" devraient être déployés à Bagdad, un renfort destiné à éviter un "effondrement" du pays.] _12 janvier, Athènes. L'ambassade américaine à Athènes touchée par une roquette antichar. L'ambassadeeur américain, Charles Ries, qualifie l'événement "d'attaque très sérieuse". 11 janvier, Washington. John Negroponte, le chef du renseignement américain, affirme, devant la Commission de renseignement du Sénat, que le Pakistan se trouve au centre du réseau mondial tissé par Al-Qaida. "Les membres d'Al-Qaida cultivent des connexions et des relations opérationnelles fortes qui atteignent, depuis le sanctuaire de leurs dirigeants au Pakistan, des filiales dans tout le Proche-Orient, en Afrique du Nord et en Europe". Selon John Negroponte, le Pakistan est un pays où les extrémistes musulmans sont particulièrement actifs. "Le Pakistan est notre partenaire dans la guerre contre le terrorisme et il a arrêté plusieurs dirigeants d'Al-Qaida. Cependant, c'est aussi une source majeure d'extrémisme islamique", souligne-t-il, dans un document remis à la commission du Sénat. "L'élimination du sanctuaire que les talibans et d'autres extrémistes ont trouvé dans les zones tribales du Pakistan ne suffira pas à mettre fin à l'insurrection en Afghanistan, mais elle est nécessaire". _8 janvier, Hambourg. Le Marocain Mounir Al-Motassadeq, reconnu coupable de complicité dans les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, condamné à 15 ans de prison par le tribunal de Hambourg. Mounir Al-Motassadeq a admis connaître trois des kamikazes qui séjournaient à Hambourg, mais a toujours nié être au courant des projets d'attentats-suicides. "Je peux jurer devant Dieu que je ne savais pas ce qu'ils voulaient faire", a-t-il affirmé devant la Cour. "Je peux jurer devant Dieu que je ne savais pas qu'ils étaient aux Etats-Unis. [...] Mais la vérité, vous ne voulez pas la connaître". [Agé de 32 ans, Mounir Al-Motassadeq avait été définitivement reconnu coupable de "complicité de meurtre dans 246 cas" (nombre des passagers des avions détournés du 11 septembre) et "appartenance à une organisation terroriste" en novembre 2006 par la Cour fédérale de justice allemande.] |