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> JUIN _29 juin, Jérusalem. Le gouvernement israélien approuve un accord d'échange avec le Hezbollah libanais des corps de deux soldats israéliens contre des détenus libanais. L'accord prévoit le retour en Israël des corps de deux soldats capturés en juillet 2006 par le Hezbollah à la frontière. ["Israël [...] a une obligation morale d'assurer le retour de ses soldats", a déclaré Mark Regev, le porte-parole du Premier ministre.] _25 juin, Gaza. L'accord entre Israël et le Hamas mis à mal après des tirs de roquettes en territoire israélien, tirs qui faisaient eux-mêmes suite à l'assassinat par Israël d'un des chefs du Djihad islamique palestinien en Cisjordanie. [L'un des responsables du Hamas a exhorté "toutes les factions palestiniennes à respecter l'accord d'apaisement". Le porte-parole du gouvernement israélien, Mark Regev, a indiqué que "tout tir de la bande de Gaza est une violation flagrante de l'accord conclu avec l'Egypte".] _24 juin, Bethléem. Rencontrant le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, "un homme de paix, un interlocuteur en qui nous avons confiance", le président français assure que la création d'un Etat palestinien est aussi prioritaire pour la France que la sécurité d'Israël. "Dans mon discours et le discours de la France, il n'y a pas deux langages, un langage à la Knesset et un langage différent ici. Il n'y a qu'un seul langage. La France est aux côtés de ceux qui veulent la paix", déclare Nicolas Sarkozy, qui exclu toute négociation avec le Hamas. ["Les deux parties se sont engagées à cesser à toutes les hostilités et toutes les activités militaires l'une contre l'autre", a précisé le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki, ce qui signifie l'arrêt des tirs de roquettes palestiniens et, en contrepartie, la cessation des incursions et bombardements israéliens. _18 juin, Beyrouth. Le gouvernement libanais a repousse la proposition israélienne d'ouvrir des négociations bilatérales. "La position connue du gouvernement (libanais) est qu'il n'y a pas lieu de négociations bilatérales entre Israël et le Liban [...]. Le Liban est attaché à l'Initiative de paix arabe qui appelle à une paix juste et globale", explique un communiqué libanais, qui rappelle que les points en suspens entre les deux pays - dont la question de la souveraineté sur le secteur des fermes de Chebaa aux confins du Liban, de la Syrie et d'Israël - font l'objet de résolutions internationales. [L'initiative de paix arabe de 2002, relancée en mars 2007 à Riyad, prévoit une normalisation des relations entre les pays arabes et Israël en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés depuis juin 1967, la création d'un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale et un règlement de la question des réfugiés palestiniens.] _23 juin, Ramallah. Dans une interview publiée par le quotidien palestinien Al-Quds, Nicolas Sarkozy appelle au gel de la colonisation israélienne y compris à Jérusalem, qui "a vocation à devenir capitale des deux Etats". A propos de la bande de Gaza, le président français affirme "ne pas oublier" que ce territoire "fera partie du futur Etat palestinien" et déplore le blocus qui y est imposé par Israël. _15 juin, Jérusalem. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, dénonce la poursuite de la colonisation israélienne, dès le début d'une nouvelle tournée en Israël et en territoire palestinien "Je soulèverai la question de la colonisation parce que je m'inquiète beaucoup du fait qu'au moment où nous cherchons à créer la confiance entre les parties, la poursuite des constructions et de la colonisation peut empêcher les négociations de progresser", affirme-t-elle avant des entretiens avec son homologue israélienne Tzipi Livni. _12 juin, Le Caire. Lors d'une rencontre avec le chef des renseignements égyptiens Omar Souleimane, Amos Gilad, un haut responsable du ministère israélien de la Défense, Amos Gilad, précise les exigences israéliennes pour un accord de trêve dans la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes palestiniens du Hamas. Israël réclame un arrêt des tirs contre son territoire par tous les groupes armés opérant à Gaza, une action beaucoup plus énergique de l'Egypte pour stopper la contrebande d'armes vers Gaza et des progrès dans les négociations pour un échange de prisonniers en vue de la libération du soldat israélien Gilad Shalit, détenu dans la bande de Gaza depuis deux ans._5 juin, Gaza. Le Hamas accepte l'offre de dialogue du président palestinien, Mahmoud Abbas, en vue d'une réconciliation interpalestinienne, annonce le chef du gouvernement islamiste dans la bande de Gaza, Ismaïl Haniyeh. [Dans un discours à Ramallah, en Cisjordanie, Mahmoud Abbas avait lancé un appel au dialogue avec le Hamas - sur la base de l'initiative yéménite acceptée en mars par les deux partis, mais restée lettre morte en raison de divergences d'interprétation.] _1er juin, Jérusalem. Israël a annoncé la relance de la colonisation à Jérusalem-Est. "Nous allons construire 121 logements à Har Homa, et 763 autres à Pisgat Zeev", des quartiers de colonisation érigés dans la partie arabe de la ville, indique à l'Agence France-Presse (AFP) le porte-parole du ministère de l'Habitat, Eran Sidis, qui précise que cette annonce est faite à l'occasion de la célébration [le 2 juin] du "41e anniversaire de la réunification de la ville", en référence à la conquête et à l'annexion de sa partie orientale par Israël en juin 1967. [L'annonce israélinne a suscité de vives réactions. Un des principaux négociateurs palestiniens, Saeb Erakat, a condamné cette mesure, comme "toutes celles qui perpétuent la colonisation". L'Egypte a également dénoncé la décision israélienne et appelé le Quartet (Etats-Unis, Union Européenne, Russie, Nations unies) à engager leur responsabilité et mettre fin "à ces plans qui visent à isoler Jérusalem-est du reste des territoires de la Cisjordanie". La "Feuille de route" du Quartet prévoit le gel de la colonisation juive.] > MAI _28 mai, New York. Le Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, attire l'attention du Conseil de sécurité des Nations unies sur l'aggravation de la situation humanitaire dans la bande de Gaza. "A Gaza et dans les environs, la crise humanitaire, politique et sécuritaire s'est aggravée", souligne-t-il. Le million et demi de personnes qui vivent dans la bande de Gaza sont coincés entre la fermeture des points de passage résultant des attaques de militants palestiniens et des mesures israéliennes s'apparentant, selon lui, à une punition collective. [Robert Serry a également déploré les pertes en vies civiles, tant du côté israélien que palestinien, et a condamné les attaques perpétrées par le Hamas et d'autres groupes militants aux points de passage de Gaza. "Ces attaques sont contraires aux intérêts de la population civile", a-t-il assuré. _18 mai, Charm El-Cheikh. A l'occasion de son passage en Egypte, George Bush réaffirme son attachement à un règlement du conflit israélo-palestinien. "Je crois fermement qu'en assumant ses responsabilités et en faisant preuve de courage, nous pouvons parvenir à cet accord de paix cette année". "C'est une tâche exigeante, qui réclame que toutes les parties agissent. Les Palestiniens doivent combattre le terrorisme et continuer à construire les institutions d'une société libre et pacifique. Israël doit faire de durs sacrifices pour la paix et alléger les restrictions imposées aux Palestiniens", ajoute le président américain._22 mai, Gaza. Un kamikaze fait exploser un camion bourré d'explosifs qu'il conduisait près d'un point de passage entre la bande de Gaza et Israël. L'attentat-suicide n'a fait aucune autre victime que le kamikaze. [Le Djihad islamique s'est attribué la responsabilité de l'attentat, avec la coopération des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, émanation du Fatah du président palestinien, Mahmoud Abbas.] _21 mai, Istanbul. La Syrie et Israël confirment que des pourparlers de paix ont été engagés par l'intermédiaire de la Turquie. [Deux proches conseillers du Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, se sont rendus à Istanbul, le 19 mai, pour une réunion préparatoire. Il n'y a pas eu de contacts directs entre Syriens et Israéliens. C'est la première fois depuis huit ans, c'est-à-dire depuis la rupture des pourparlers en mars 2000, que les deux pays officiellement en guerre depuis 1948 reconnaissent mener des conversations indirectes afin de régler leurs différends. _15 mai, New York. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, réitère "son soutien au processus de paix, à la création d’un Etat palestinien indépendant, viable et souverain conformément aux résolutions des nations unies et au droit international, et la réalisation de la vision de deux Etats" vivant côte à côte, Israël et la Palestine, au Moyen-Orient. _18 mai, Charm el-Cheik [Egypte]. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, entend démissionner si un accord de paix n'est pas conclu avec Israël cette année, déclare le député israélien Yossi Beilin, élu du parti laïc de gauche Meretz, après un entretien avec ce dernier à Charm el-Cheikh. [Yossi Beilin, ancien ministre, a lancé avec l'ancien ministre palestinien Yasser Abed Rabbo, le 1er décembre 2003, sous les auspices du gouvernement suisse "l'Initiative de Genève". Ce plan de paix non officiel est censé présenter un règlement global du conflit au Proche-Orient.] _15 mai. Dans un message audio diffusé sur internet, le chef d'Al-Qaida, Oussama ben Laden, s'en prend aux dirigeants occidentaux pour leur participation aux célébrations du 60ème anniversaire d'Israël et affirme que les musulmans ne renonceraient à "aucun pouce de la Palestine". _8 mai, Jérusalem. Israël célèbre son 60e Jour de l'Indépendance avec divers événements dont une cérémonie d'allumage de torche au Mont Herzi à Jérusalem - organisés dans une sécurité renforcée, des organisations terroristes ayant menacé de tenter de mener des attentats contre l'Etat hébreu.
_5 mai, Jérusalem. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas ont réalisé "des progrès significatifs sur le tracé des frontières" d'un futur Etat palestinien lors d'une rencontre à Jérusalem, affirme une source israélienne. _2 mai, Londres. Le Quartet pour le Proche-Orient qui regroupe l'Union européenne, les Etats-Unis, la Russie et les Nations unies - somme les Etats arabes de tenir leur promesse de soutenir financièrement l'aide au développement des territoires palestiniens. > AVRIL _30 avril, Le Caire. Douze groupes radicaux palestiniens réunis par l'Egypte acceptent le principe d'une trêve avec Israël, d'abord applicable à Gaza puis à la Cisjordanie. Cette proposition, déjà approuvée par le Hamas et le Fatah, vise à créer les conditions d'une levée du blocus de Gaza par Israël. ["Ce n'est pas sérieux, a affirmé David Baker, porte-parole du Premier ministre Ehoud Olmert. Le Hamas cherche à gagner du temps pour se réarmer". Outre l'arrêt des tirs de roquettes, Israël exige qu'il n'y ait plus de contrebande d'armes à travers les tunnels creusés sous la frontière égyptienne et que le Hamas cesse ses attaques. Source: "Le Monde", 27-28 avril 2008.] _21 avril, Jérusalem. L'ancien président américain Jimmy Carter, en visite au Proche-Orient, affirme que des responsables du Hamas pourraient accepter un accord de paix avec Israël "si les Palestiniens l'approuvent" et "même si le Hamas devait être en désaccord sur certains des termes de cet accord". [Le mouvement palestinien Hamas est prêt à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967, mais il "ne reconnaîtra pas Israël", a déclaré son chef en exil Khaled Mechaal contredisant les propos de l'ex-président américain Jimmy Carter. _21 AVRIL [Paris]. Le Conseil de Paris fait du dalaï-lama, Prix Nobel de la paix, un "citoyen d'honneur" de la ville. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a affirmé lors des débats qu'"aider au dialogue est un des devoirs de la Ville de Paris" et a fait valoir que l'"engagement spirituel" du dalaï-lama était de "son point de vue secondaire par rapport à l'avenir du peuple tibétain". "Je suis laïc. Je ne suis pas devenu bouddhiste", a rappelé le maire, pour qui, "entre l'angélisme et le cynisme, il y a l'affirmation des convictions". [Un autre emblème de la résistance au pouvoir chinois, le dissident Hu Jia, condamné à trois ans et demi de prison, a lui aussi été fait "citoyen d'honneur" de la ville de Paris. Le dalaï-lama et Hu Jia rejoignent ainsi comme citoyens d'honneur l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, et l'Iranienne Shirin Ebadi.] _21 AVRIL [Paris]. La France mandate des émissaires pour tenter d'apaiser les tensions avec la Chine. A Pékin, le président du Sénat, Christian Poncelet rencontre l'escrimeuse handicapée Jin Jing, l'une des porteuses de la flamme olympique chahutée lors de l'étape de parisienne, pour lui présenter des excuses officielles de la part de Nicolas Sarkozy et une invitation à venir à Paris. "Je veux vous dire que j'ai été choqué par les attaques dont vous avez été l'objet le 7 avril à Paris et, pour le courage que vous avez montré, j'ai un profond respect envers vous et le peuple dont vous venez. Il est compréhensible que le peuple chinois ait été blessé et je condamne fermement", écrit notamment le président français dans ce document rendu public. _18 avril, Damas. Malgré les réactions négatives des gouvernements israélien et américain, l'ancien président américain Jimmy Carter rencontre le chef de l'aile politique du Hamas, Khaled Mechaal, à Damas. L'entretien a notamment porté sur le soutien des efforts de paix et le sort du soldat israélien Gilad Shalit, retenu en otage depuis juin 2006, selon un membre du Hamas. En échange de la libération de prisonniers condamnés à des lourdes peines, le Hamas se dit prêt à libérer Gilad Shalit. [Dans le cadre de sa tournée, Jimmy Carter avait préalablement rencontré le président syrien, Bachar El-Assad, soulignant qu'un dialogue avec la Syrie est essentiel pour la paix dans la région.] _17 avril, Genève. Le Rapporteur du Conseil des droits de l'homme "pour les territoires palestiniens occupés depuis 1967", John Duggard appelle à une intervention internationale à Gaza. "Combien de temps cette folie va-t-elle se perpétuer sans intervention internationale sérieuse", s'interroge-t-il, après les derniers raids israéliens. "Le manque de volonté de la part d'Israël de parler au Hamas est compréhensible, compte tenu de l'hostilité du Hamas envers l'Etat d'Israël. Mais, il n'y a pas de raison pour que les Nations unies, par l'intervention du Conseil de sécurité ou du secrétaire général [Ban Ki-moon], n'intervienne pas et ne fasse pas valoir son rôle de médiateur", souligne l'expert des Nations unies. John Duggard demande aux Nations unies d'ouvrir des "voies de communication entre Israël, le Hamas et l'Autorité palestinienne à Ramallah, afin de les amener à la table de négociations. Une telle initiative contribuerait aussi à la promotion de l'unité nationale palestinienne un autre domaine dans lequelles les Nations unies ont manqué d'agir"._17 avril, Jérusalem. Le Premier ministre Ehud Olmert affirme qu’Israël va "faire payer au Hamas le prix de ce qui se passe à Gaza" tandis que le mouvement islamiste appelle sa branche armée à frapper l’Etat hébreu "partout et par tous les moyens". [Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est "gravement préoccupé par l'escalade de violence à Gaza et dans le sud d'Israël". "Il condamne le fait que les opérations militaires israéliennes ont fait des victimes civiles parmi les Palestiniens, y compris des enfants, et appelle Israël à respecter ses obligations au regard du droit international", déclare son porte-parole. _1er avril, Jérusalem. Le nombre des malades palestiniens refoulés par Israël s'est accru depuis la prise de contrôle de Gaza par le Hamas en juin 2007 et le blocus du territoire par l'Etat juif, entraînant des morts qui étaient évitables, affirme l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
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