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2008-L'actualité des droits de l'homme dans le monde

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> JUIN

_29 juin, Jérusalem. Le gouvernement israélien approuve un accord d'échange avec le Hezbollah libanais des corps de deux soldats israéliens contre des détenus libanais. L'accord prévoit le retour en Israël des corps de deux soldats capturés en juillet 2006 par le Hezbollah à la frontière.

["Israël [...] a une obligation morale d'assurer le retour de ses soldats", a déclaré Mark Regev, le porte-parole du Premier ministre.]

_25 juin, Gaza. L'accord entre Israël et le Hamas mis à mal après des tirs de roquettes en territoire israélien, tirs qui faisaient eux-mêmes suite à l'assassinat par Israël d'un des chefs du Djihad islamique palestinien en Cisjordanie.

[L'un des responsables du Hamas a exhorté "toutes les factions palestiniennes à respecter l'accord d'apaisement". Le porte-parole du gouvernement israélien, Mark Regev, a indiqué que "tout tir de la bande de Gaza est une violation flagrante de l'accord conclu avec l'Egypte".]

_24 juin, Bethléem. Rencontrant le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, "un homme de paix, un interlocuteur en qui nous avons confiance", le président français assure que la création d'un Etat palestinien est aussi prioritaire pour la France que la sécurité d'Israël. "Dans mon discours et le discours de la France, il n'y a pas deux langages, un langage à la Knesset et un langage différent ici. Il n'y a qu'un seul langage. La France est aux côtés de ceux qui veulent la paix", déclare Nicolas Sarkozy, qui exclu toute négociation avec le Hamas.

La France, comme l'Union européenne, "ne discute pas avec des terroristes", assure-t-il. "Moi je n'ai pas peur de dire les choses telles que je les pense. Quand on se comporte comme un terroriste, on est un terroriste. On ne répare pas une injustice par le terrorisme. La France discute avec les femmes et les hommes courageux qui font de la politique et non pas du terrorisme".

_19 juin
, Paris. Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, le vice-Premier ministre et ministre de la défense d'Israël, Ehoud Barak, souligne le danger que représentent à ses yeux, pour la sécurité internationale, les travaux nucléaires de l'Iran. Il appelle les Etats-Unis et l'Europe à une coopération plus étroite avec la Russie et la Chine, afin d'accroître la pression, en termes de sanctions, sur la République islamique.

"Les Iraniens sont déterminés à continuer de défier le monde entier, à tricher, tromper et aller vers une capacité nucléaire militaire. Le rapport des services secrets américains était faux, point final, et je suis confiant : nous le démontrerons avec le temps. Il y a beaucoup à faire, à la fois en matière de sanctions sur les transactions financières et sur les capacités de raffinage. Cela devrait passer par des actions diplomatiques relevant du chapitre VII de la Charte de l'ONU. Mais, d'autres façons de ralentir l'effort [iranien] devraient être envisagées. Nous disons qu'aucune option ne devrait être retirée de la table. Cela nécessite une certaine préparation, une planification.

"L'Iran est un défi pour le monde entier. Je ne peux concevoir un ordre mondial stable si l'Iran est autorisé à devenir nucléaire. Non pas parce qu'il lâcherait immédiatement un engin nucléaire sur un voisin, mais parce que ce serait la fin de tout traité de non-prolifération".

_19 juin, Gaza. Entrée en vigueur d’une trêve entre Israël et le Hamas en vertu d'un accord conclu, le 17 juin, sous l'égide de l’Egypte.

["Les deux parties se sont engagées à cesser à toutes les hostilités et toutes les activités militaires l'une contre l'autre", a précisé le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki, ce qui signifie l'arrêt des tirs de roquettes palestiniens et, en contrepartie, la cessation des incursions et bombardements israéliens.

D'autres factions palestiniennes armées actives dans la bande de Gaza se sont ralliées à cette trêve, a annoncé un des dirigeants du Hamas, Mahmoud al Zahar, qui a précisé que l'accord portait initialement sur une trêve de six mois.]

_18 juin, Beyrouth. Le gouvernement libanais a repousse la proposition israélienne d'ouvrir des négociations bilatérales. "La position connue du gouvernement (libanais) est qu'il n'y a pas lieu de négociations bilatérales entre Israël et le Liban [...]. Le Liban est attaché à l'Initiative de paix arabe qui appelle à une paix juste et globale", explique un communiqué libanais, qui rappelle que les points en suspens entre les deux pays - dont la question de la souveraineté sur le secteur des fermes de Chebaa aux confins du Liban, de la Syrie et d'Israël - font l'objet de résolutions internationales.

[L'initiative de paix arabe de 2002, relancée en mars 2007 à Riyad, prévoit une normalisation des relations entre les pays arabes et Israël en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés depuis juin 1967, la création d'un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale et un règlement de la question des réfugiés palestiniens.]

_23 juin, Ramallah. Dans une interview publiée par le quotidien palestinien Al-Quds, Nicolas Sarkozy appelle au gel de la colonisation israélienne y compris à Jérusalem, qui "a vocation à devenir capitale des deux Etats". A propos de la bande de Gaza, le président français affirme "ne pas oublier" que ce territoire "fera partie du futur Etat palestinien" et déplore le blocus qui y est imposé par Israël.

"Comme je l'ai dit à plusieurs reprises, le gel de la colonisation, principal obstacle à la paix, est primordial. Nous condamnons toute décision unilatérale qui préjuge le règlement final et porte atteinte à la viabilité du futur Etat palestinien et au processus politique en cours", souligne Nicolas Sarkozy.

Interrogé sur le statut de Jérusalem, dont la partie orientale [arabe] a été annexée par Israël après sa conquête en juin 1967, Nicolas Sarkozy affirme que "la France, comme le reste de la communauté internationale, considère que cette question doit s'inscrire dans le cadre du règlement négocié entre les parties, conformément au droit international".

"Il ne pourra y avoir de paix excluant Jérusalem, la "Cité de la Paix", qui a vocation, selon moi, à devenir la capitale des deux Etats. Bien entendu, le moment venu, la communauté internationale et notamment l'Union européenne pourront contribuer, par le biais de garanties, à la mise en place de solutions pratiques pour assurer la mise en oeuvre de l'accord, s'agissant notamment de la question de l'accès aux Lieux Saints", ajoute-t-il.

_22 juin
, Jérusalem. Au premier jour de sa visite d'Etat en Israël, le président français Nicolas Sarkozy plaide à nouveau en faveur d'un Etat Palestinien coexistant aux côtés d'Israël. "Si je suis ici, c'est parce que je suis plus que jamais convaincu que la sécurité d'Israël ne sera vraiment assurée qu'avec la naissance du deuxième Etat, l'Etat palestinien", a déclare-t-il.

"Un accord est possible demain et cet accord permettra aux deux peuples de vivre côte à côte dans la paix et la sécurité", souligne-t-il, rappelant que la France avait voté, le 29 novembre 1947 aux Nations unies, en faveur du plan de partage de la Palestine et "voulu cet acte majeur du XXe siècle qu'est la création d'Israël".

_15 juin, Jérusalem. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, dénonce la poursuite de la colonisation israélienne, dès le début d'une nouvelle tournée en Israël et en territoire palestinien "Je soulèverai la question de la colonisation parce que je m'inquiète beaucoup du fait qu'au moment où nous cherchons à créer la confiance entre les parties, la poursuite des constructions et de la colonisation peut empêcher les négociations de progresser", affirme-t-elle avant des entretiens avec son homologue israélienne Tzipi Livni.

_12 juin, Le Caire. Lors d'une rencontre avec le chef des renseignements égyptiens Omar Souleimane, Amos Gilad, un haut responsable du ministère israélien  de la Défense, Amos Gilad, précise les exigences israéliennes pour un accord de trêve dans la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes palestiniens du Hamas.

Israël réclame un arrêt des tirs contre son territoire par tous les groupes armés opérant à Gaza, une action beaucoup plus énergique de l'Egypte pour stopper la contrebande d'armes vers Gaza et des progrès dans les négociations pour un échange de prisonniers en vue de la libération du soldat israélien Gilad Shalit, détenu dans la bande de Gaza depuis deux ans.

_5 juin, Gaza. Le Hamas accepte l'offre de dialogue du président palestinien, Mahmoud Abbas, en vue d'une réconciliation interpalestinienne, annonce le chef du gouvernement islamiste dans la bande de Gaza, Ismaïl Haniyeh.

"Nous saluons l'appel du président Abbas à la tenue d'un dialogue national et le nouvel esprit positif qu'il a manifesté dans son discours, et nous affirmons que notre main est tendue afin de parvenir à l'unité nationale, déclare-t-il. Nous appelons au lancement immédiat d'un dialogue national [...] en vue d'un retour à la situation qui prévalait dans la bande de Gaza" avant la prise du pouvoir du Hamas dans ce territoire en juin 2007". Pour le leader du Hamas, les discussions devront se tenir sur le principe qu'il n'y ait "ni vainqueur, ni vaincu".

[Dans un discours à Ramallah, en Cisjordanie, Mahmoud Abbas avait lancé un appel au dialogue avec le Hamas - sur la base de l'initiative yéménite acceptée en mars par les deux partis, mais restée lettre morte en raison de divergences d'interprétation.]

_1er juin, Jérusalem. Israël a annoncé la relance de la colonisation à Jérusalem-Est. "Nous allons construire 121 logements à Har Homa, et 763 autres à Pisgat Zeev", des quartiers de colonisation érigés dans la partie arabe de la ville, indique à l'Agence France-Presse (AFP) le porte-parole du ministère de l'Habitat, Eran Sidis, qui précise que cette annonce est faite à l'occasion de la célébration [le 2 juin] du "41e anniversaire de la réunification de la ville", en référence à la conquête et à l'annexion de sa partie orientale par Israël en juin 1967.

[L'annonce israélinne a suscité de vives réactions. Un des principaux négociateurs palestiniens, Saeb Erakat, a condamné cette mesure, comme "toutes celles qui perpétuent la colonisation".

L'Egypte a également dénoncé la décision israélienne et appelé le Quartet (Etats-Unis, Union Européenne, Russie, Nations unies) à engager leur responsabilité et mettre fin "à ces plans qui visent à isoler Jérusalem-est du reste des territoires de la Cisjordanie". La "Feuille de route" du Quartet prévoit le gel de la colonisation juive.]

> MAI

_28 mai, New York. Le Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, attire l'attention du Conseil de sécurité des Nations unies sur l'aggravation de la situation humanitaire dans la bande de Gaza. "A Gaza et dans les environs, la crise humanitaire, politique et sécuritaire s'est aggravée", souligne-t-il. Le million et demi de personnes qui vivent dans la bande de Gaza sont coincés entre la fermeture des points de passage résultant des attaques de militants palestiniens et des mesures israéliennes s'apparentant, selon lui, à une punition collective.

Presque l'ensemble du territoire de Gaza connait des problèmes d'alimentation en eau à cause d'une pénurie de carburant et de pièces détachées, indique Robert Serry, précisant que 70% du combustible industriel nécessaire pour alimenter les centrales électriques n'avaient pu atteindre la région, tandis que 600 tonnes de déchets s'accumulent dans les rues au point de constituer des risques pour la santé.

[Robert Serry a également déploré les pertes en vies civiles, tant du côté israélien que palestinien, et a condamné les attaques perpétrées par le Hamas et d'autres groupes militants aux points de passage de Gaza. "Ces attaques sont contraires aux intérêts de la population civile", a-t-il assuré.

Tout en reconnaissant les exigences de sécurité d'Israël, il a déploré les victimes provoquées au sein de la population civile par la poursuite des opérations des forces israéliennes et des attaques aériennes.]

_18 mai, Charm El-Cheikh. A l'occasion de son passage en Egypte, George Bush réaffirme son attachement à un règlement du conflit israélo-palestinien. "Je crois fermement qu'en assumant ses responsabilités et en faisant preuve de courage, nous pouvons parvenir à cet accord de paix cette année".

"C'est une tâche exigeante, qui réclame que toutes les parties agissent. Les Palestiniens doivent combattre le terrorisme et continuer à construire les institutions d'une société libre et pacifique. Israël doit faire de durs sacrifices pour la paix et alléger les restrictions imposées aux Palestiniens", ajoute le président américain.

_22 mai, Gaza. Un kamikaze fait exploser un camion bourré d'explosifs qu'il conduisait près d'un point de passage entre la bande de Gaza et Israël. L'attentat-suicide n'a fait aucune autre victime que le kamikaze.

[Le Djihad islamique s'est attribué la responsabilité de l'attentat, avec la coopération des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, émanation du Fatah du président palestinien, Mahmoud Abbas.]

_21 mai, Istanbul. La Syrie et Israël confirment que des pourparlers de paix ont été engagés par l'intermédiaire de la Turquie.

[Deux proches conseillers du Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, se sont rendus à Istanbul, le 19 mai, pour une réunion préparatoire. Il n'y a pas eu de contacts directs entre Syriens et Israéliens. C'est la première fois depuis huit ans, c'est-à-dire depuis la rupture des pourparlers en mars 2000, que les deux pays – officiellement en guerre depuis 1948 – reconnaissent mener des conversations indirectes afin de régler leurs différends.

Le plateau syrien du Golan s'étend sur 1200 km2. Il a été officiellement annexé par Israël en 1981, mais cette décision n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.]

_15 mai, New York. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, réitère "son soutien au processus de paix, à la création d’un Etat palestinien indépendant, viable et souverain conformément aux résolutions des nations unies et au droit international, et la réalisation de la vision de deux Etats" vivant côte à côte, Israël et la Palestine, au Moyen-Orient.

_18 mai, Charm el-Cheik [Egypte]. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, entend démissionner si un accord de paix n'est pas conclu avec Israël cette année, déclare le député israélien Yossi Beilin, élu du parti laïc de gauche Meretz, après un entretien avec ce dernier à Charm el-Cheikh.

"Abou Mazen [Abbas] n'est pas tout à fait pessimiste sur la possibilité d'un accord, mais il m'a dit qu'il y a encore de grands écarts entre les parties et qu'il veut démissionner s'il n'y a pas d'accord dans les six mois", assure-t-il.

[Yossi Beilin, ancien ministre, a lancé avec l'ancien ministre palestinien Yasser Abed Rabbo, le 1er décembre 2003, sous les auspices du gouvernement suisse "l'Initiative de Genève". Ce plan de paix non officiel est censé présenter un règlement global du conflit au Proche-Orient.]

_15 mai. Dans un message audio diffusé sur internet, le chef d'Al-Qaida, Oussama ben Laden, s'en prend aux dirigeants occidentaux pour leur participation aux célébrations du 60ème anniversaire d'Israël et affirme que les musulmans ne renonceraient à "aucun pouce de la Palestine".

"La participation de dirigeants occidentaux aux célébrations des juifs confirme que l'Occident soutient l'occupation odieuse de notre pays [la Palestine] et qu'il se place dans la même tranchée d'Israël contre nous", déclare-t-il, dans ce message qui lui est attribué. "Nous allons continuer, avec l'aide de Dieu, le combat contre les Israéliens et leurs alliés [...] et nous ne renoncerons à aucun pouce de la Palestine tant qu'il y aura sur terre un seul musulman honnête".

_15 mai, New York. A l’occasion de la ‘Nakba’ ou ‘catastrophe’, nom donné par les Palestiniens aux déplacements de population qui ont suivi la création de l’Etat d’Israël, Ban Ki-moon a appelé aujourd’hui le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Ban Ki-moon a souligné son soutien au peuple palestinien, a rapporté la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien, au siège de l’ONU, à New York.
« Il a aussi réitéré son soutien au processus de paix, à la création d’un Etat palestinien indépendant, viable et souverain conformément aux résolutions de l’ONU et au droit international, et la réalisation de la vision de deux Etats » vivant côte à côte, Israël et la Palestine, au Moyen-Orient.
La semaine dernière, le Secrétaire général avait transmis ses félicitations au Premier ministre israélien Ehud Olmert, à l’occasion des 60 ans de la création d’Israël.
Le 29 novembre 1947, un plan de partition de la Palestine, auparavant sous mandat international britannique, était approuvé par l’Assemblée générale dans sa résolution 181, par 33 votes contre 13 et 10 abstentions.
Le plan prévoyait un Etat d’Israël et un Etat palestinien, avec la région de Jérusalem, y compris Bethléem, sous contrôle international. Le Royaume-Uni, qui avait voté contre le plan, décidait alors de mettre fin à son mandat, le 15 mai 1948.
Le 14 mai 1948, David Ben-Gurion déclarait l’indépendance de l’Etat d’Israël. La guerre qui s’en est suivi entre les Juifs de Palestine et les peuples arabes de la région est connue comme la guerre d’indépendance pour les Israéliens et le départ forcé comme la `Nakba´ pour les Palestiniens.
En 1951, une Commission de conciliation des Nations Unies pour la Palestine estimait que près de 711.000 réfugiés palestiniens avaient été déplacés du nouvel Etat israélien.

_8 mai, Jérusalem. Israël célèbre son 60e Jour de l'Indépendance avec divers événements – dont une cérémonie d'allumage de torche au Mont Herzi à Jérusalem - organisés dans une sécurité renforcée, des organisations terroristes ayant menacé de  tenter de mener des attentats contre l'Etat hébreu.

La présidente de la Knesset [Parlement], Dalia Itzik, a indiqué, lors de la cérémonie du Mt Herzi, qu'Israël était confronté à d'énormes défis  sociaux. "Nous sommes les témoins de terribles manifestations de  violence, de mauvaises relations entre amis, entre un groupe ethnique et un autre, de notre traitement des minorités, les arabes, les druzes, les bédouins, les circassiens, et de la relation entre partis politiques", a-t-elle dit.

"Oui, il y a des failles, il y a encore beaucoup à faire. Mais, derrière ces failles se cache un pays magnifique", a-t-elle poursuivi. "Je le dis à tous les terroristes, nous voulons la paix, nous poursuivons la paix pour le destin de nos enfants et nous voulons aussi la paix pour vos enfants", a-t-elle encore dit, et d'ajouter : "nos enfants sont bien conscients des actes de guerre en cas de  besoin".

        Plus d'info La naissance de l'Etat d'Israël      Plus d'info 1967, l'autre date fondatrice

Le 29 novembre 1947, un plan de partition de la Palestine, auparavant sous mandat international britannique, était approuvé par l’Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 181, par 33 votes contre 13 et 10 abstentions.

Le plan prévoyait un Etat d’Israël et un Etat palestinien, avec la région de Jérusalem, y compris Bethléem, sous contrôle international. Le Royaume-Uni, qui avait voté contre le plan, décidait alors de mettre fin à son mandat, le 15 mai 1948.

Le 14 mai 1948, David Ben-Gurion déclarait l’indépendance de l’Etat d’Israël. La guerre qui s’en est suivi entre les Juifs de Palestine et les peuples arabes de la région est connue comme la guerre d’indépendance pour les Israéliens et le départ forcé comme la "Nakba" (la catastrophe) pour les Palestiniens.

En 1951, une Commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine estimait que près de 711'000 réfugiés palestiniens avaient été déplacés du nouvel Etat israélien.

_5 mai, Jérusalem. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas ont réalisé "des progrès significatifs sur le tracé des frontières" d'un futur Etat palestinien lors d'une rencontre à Jérusalem, affirme une source israélienne.

"Nous avons réalisé des progrès significatifs sur les deux questions du tracé des frontières d'un futur Etat palestinien et des arrangements en terme de sécurité entre Israël et cet Etat", déclare aux journalistes ce responsable, présent lors des entretiens et ayant requis l'anonymat.

_2 mai, Londres. Le Quartet pour le Proche-Orient – qui regroupe l'Union européenne, les Etats-Unis, la Russie et les Nations unies - somme les Etats arabes de tenir leur promesse de soutenir financièrement l'aide au développement des territoires palestiniens.

Le Quartet "a également exprimé sa profonde inquiétude face à la poursuite des activités de colonisation et a appelé Israël à geler toute activité [d'extension] des colonies, y compris la croissance naturelle, et à démanteler les avant-postes construits depuis 2001".

"Il y a urgence [à relancer les négociations de paix], car [...] je suis convaincue que la fenêtre d'opportunité d'une solution à deux Etats [Israël et Palestine] ne va pas rester ouverte éternellement", a noté la secrétaire d'Etat américaine  Condoleezza Rice. "En fait, on peut même dire qu'elle se réduit davantage chaque jour".

> AVRIL

_30 avril, Le Caire. Douze groupes radicaux palestiniens réunis par l'Egypte acceptent le principe d'une trêve avec Israël, d'abord applicable à Gaza puis à la Cisjordanie. Cette proposition, déjà approuvée par le Hamas et le Fatah, vise à créer les conditions d'une levée du blocus de Gaza par Israël.

Selon un haut responsable égyptien cité dans un communiqué officiel, ce projet prévoit "une accalmie globale, réciproque et simultanée, qui serait appliquée progressivement, en commençant par la bande de Gaza et s'étendant ultérieurement à la Cisjordanie" afin de "créer les conditions adéquates pour la levée du blocus et la fin de l'état de division [des rangs] palestiniens".

_25 avril
, Jérusalem. Le gouvernement israélien refuse le cessez-le-feu proposé par le Hamas en échange de la levée du blocus de Gaza- et exige l'arrêt des tirs de roquettes et la fin de la contrebande d'armes. Les négociations sont menées par le chef des services de renseignement égyptiens.

Le 24 avril, le Hamas a proposé deux scénarios aux Israéliens: trêve [hudna] ou accalmie [tahdiyeh] en échange de la fin du blocus israélien à Gaza. En ce qui concerne le premier scénario, explique Khalil Abou Leila, haut responsable du Hamas, "il s'agit d'une hudna de dix ans avec la création de l'Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale et la reconnaissance du droit au retour".

En ce qui concerne l'accalmie, "nous sommes prêts à un cessez-le-feu à condition que l'embargo soit levé, que les points de passage soient rouverts et qu'il n'y ait plus d'agressions israéliennes dans la bande de Gaza".

["Ce n'est pas sérieux, a affirmé David Baker, porte-parole du Premier ministre Ehoud Olmert. Le Hamas cherche à gagner du temps pour se réarmer". Outre l'arrêt des tirs de roquettes, Israël exige qu'il n'y ait plus de contrebande d'armes à travers les tunnels creusés sous la frontière égyptienne et que le Hamas cesse ses attaques. Source: "Le Monde", 27-28 avril 2008.]

_21 avril, Jérusalem. L'ancien président américain Jimmy Carter, en visite au Proche-Orient, affirme que des responsables du Hamas pourraient accepter un accord de paix avec Israël "si les Palestiniens l'approuvent" – et "même si le Hamas devait être en désaccord sur certains des termes de cet accord".

[Le mouvement palestinien Hamas est prêt à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967, mais il "ne reconnaîtra pas Israël", a déclaré son chef en exil Khaled Mechaal contredisant les propos de l'ex-président américain Jimmy Carter.

"Nous acceptons un Etat palestinien dans les frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem pour capitale, un Etat souverain sans les colonies [israéliennes], avec le droit au retour des réfugiés palestiniens, mais sans la reconnaissance d'Israël", a-t-il ajouté.]

_21 AVRIL [Paris]. Le Conseil de Paris fait du dalaï-lama, Prix Nobel de la paix, un "citoyen d'honneur" de la ville. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a affirmé lors des débats qu'"aider au dialogue est un des devoirs de la Ville de Paris" et a fait valoir que l'"engagement spirituel" du dalaï-lama était de "son point de vue secondaire par rapport à l'avenir du peuple tibétain". "Je suis laïc. Je ne suis pas devenu bouddhiste", a rappelé le maire, pour qui, "entre l'angélisme et le cynisme, il y a l'affirmation des convictions".

[Un autre emblème de la résistance au pouvoir chinois, le dissident Hu Jia, condamné à trois ans et demi de prison, a lui aussi été fait "citoyen d'honneur" de la ville de Paris. Le dalaï-lama et Hu Jia rejoignent ainsi comme citoyens d'honneur l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, et l'Iranienne Shirin Ebadi.]

_21 AVRIL [Paris]. La France mandate des émissaires pour tenter d'apaiser les tensions avec la Chine. A Pékin, le président du Sénat, Christian Poncelet rencontre l'escrimeuse handicapée Jin Jing, l'une des porteuses de la flamme olympique chahutée lors de l'étape de parisienne, pour lui présenter des excuses officielles de la part de Nicolas Sarkozy et une invitation à venir à Paris. "Je veux vous dire que j'ai été choqué par les attaques dont vous avez été l'objet le 7 avril à Paris et, pour le courage que vous avez montré, j'ai un profond respect envers vous et le peuple dont vous venez. Il est compréhensible que le peuple chinois ait été blessé et je condamne fermement", écrit notamment le président français dans ce document rendu public.

_20 AVRIL [Paris]. L'ancien Premier ministre français Edouard Balladur estime, dans "Le Journal du dimanche", que Nicolas Sarkozy ne pas assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques "si rien ne change". "L'idéal olympique, c'est aussi un idéal de liberté et de fraternité, pas seulement d'émulation physique. Les 27 pays membres de l'Union européenne seront-ils capables de prendre une position commune ? Je le souhaite, rien n'est moins sûr. Mais cela ne doit pas faire obstacle au fait que la France prenne sa propre décision. Faute de quoi, cela signifierait qu'exercer la présidence de l'Union nous conduirait à l'effacement.

"Le CIO porte de très lourdes responsabilités dans la situation actuelle. C'est un organisme opaque, recruté par cooptation, qui dispose d'énormes moyens financiers. Il n'est pas concevable que l'organisation des Jeux olympiques continue à être conduite comme elle l'est par le CIO. Il faut réformer celui-ci profondément, les nations du monde ont le droit de l'exiger. Il leur revient de décider si elles veulent ou pas participer à des Jeux organisés par un CIO dont elles n'approuveraient pas l'action".

_18 avril, Damas. Malgré les réactions négatives des gouvernements israélien et américain, l'ancien président américain Jimmy Carter rencontre le chef de l'aile politique du Hamas, Khaled Mechaal, à Damas. L'entretien a notamment porté sur le soutien des efforts de paix et le sort du soldat israélien Gilad Shalit, retenu en otage depuis juin 2006, selon un membre du Hamas. En échange de la libération de prisonniers condamnés à des lourdes peines, le Hamas se dit prêt à libérer Gilad Shalit.

        Plus d'info    Parler avec le Hamas

[Dans le cadre de sa tournée, Jimmy Carter avait préalablement rencontré le président syrien, Bachar El-Assad, soulignant qu'un dialogue avec la Syrie est essentiel pour la paix dans la région.]

_17 avril, Genève. Le Rapporteur du Conseil des droits de l'homme "pour les territoires palestiniens occupés depuis 1967", John Duggard appelle à une intervention internationale à Gaza. "Combien de temps cette folie va-t-elle se perpétuer sans intervention internationale sérieuse", s'interroge-t-il, après les derniers raids israéliens.

"Le manque de volonté de la part d'Israël de parler au Hamas est compréhensible, compte tenu de l'hostilité du Hamas envers l'Etat d'Israël. Mais, il n'y a pas de raison pour que les Nations unies, par l'intervention du Conseil de sécurité ou du secrétaire général [Ban Ki-moon], n'intervienne pas et ne fasse pas valoir son rôle de médiateur", souligne l'expert des Nations unies.

John Duggard demande aux Nations unies d'ouvrir des "voies de communication entre Israël, le Hamas et l'Autorité palestinienne à Ramallah, afin de les amener à la table de négociations. Une telle initiative contribuerait aussi à la promotion de l'unité nationale palestinienne – un autre domaine dans lequelles les Nations unies ont manqué d'agir".

_17 avril, Jérusalem. Le Premier ministre Ehud Olmert affirme qu’Israël va "faire payer au Hamas le prix de ce qui se passe à Gaza" tandis que le mouvement islamiste appelle sa branche armée à frapper l’Etat hébreu "partout et par tous les moyens".

"Il y a une guerre à Gaza. Nous agissons et nous agirons contre le terrorisme", rappelle Ehud Olmert dans un entretien au quotidien Maariv.

_16 avril, Gaza. En représailles à des tirs de roquettes palestiniennes vers le sud d'Israël, l'armée israélienne frappe plusieurs cibles dans la bande de Gaza, faisant 17 morts, dont un caméraman palestinien de l'agence Reuters. Trois soldats israéliens ont également perdu la vie dans des combats.

[Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est "gravement préoccupé par l'escalade de violence à Gaza et dans le sud d'Israël". "Il condamne le fait que les opérations militaires israéliennes ont fait des victimes civiles parmi les Palestiniens, y compris des enfants, et appelle Israël à respecter ses obligations au regard du droit international", déclare son porte-parole.

Ban Ki-moon "réitère également sa condamnation des tirs de roquettes contre des cibles civiles israéliennes. Il appelle toutes les parties à faire preuve de retenue".]

_1er avril, Jérusalem. Le nombre des malades palestiniens refoulés par Israël s'est accru depuis la prise de contrôle de Gaza par le Hamas en juin 2007 et le blocus du territoire par l'Etat juif, entraînant des morts qui étaient évitables, affirme l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Israël a refusé en 2007 un permis d'entrée à 18,5% des patients cherchant à s'y faire soigner, contre 10% en 2006. En décembre 2007, 36% des patients ont été refusés, contre 8,5% un an plus tôt, déclare Ambrogio Manenti, chef du bureau de l'OMS pour la Cisjordanie et Gaza. Trente-deux Gazaouis sont morts entre le 1er octobre 2007 et le 2 mars 2008 en attendant des permis d'entrée en Israël, assure-t-il, sans pouvoir fournir de chiffres comparatifs avec une période précédente, mais en soulignant que "toutes ces tragédies auraient pu être aisément évitées".
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