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__Las Siete Partidas (les Sept Livres) : le principe de la liberté
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Dépositaire d'une triple culture, chrétienne, hébraïque et musulmane, Alphonse X le Sage ou le Savant, roi de Castille de 1252 à 1284, astronome et savant lui-même - ses "Tables alphonsines" ont déterminé à cette époque l'exacte durée de l'année à 26 secondes près... -, entreprit de 1256 à 1264 une vaste encyclopédie juridique en sept livres (chiffre "très noble qui fut en grand honneur chez les sages de l'Antiquité;"), fondée pour une bonne part sur le droit romain. Ces Siete Partidas sont encore considérées comme l'un des codes les plus importants de l'histoire du droit espagnol. La septième partie, qui concerne surtout le droit pénal, le statut juridique des musulmans et des juifs et les délits de caractère religieux, pose dans la loi 34, règles 1 et 2, le principe même de la liberté.
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Et nous disons que la règle qui est de droit est que
tous les juges doivent aider la liberté, parce qu'elle
est amie de la nature: qu'elle est aimée non seulement
par les hommes mais aussi par les animaux.
C'est une chose si l'on dit que la servitude est une chose
que les hommes détestent naturellement: sous servitude
vit non seulement le serf, mais aussi celui qui n'est pas libre
de pouvoir partir du lieu où il habite. Et les sages ont
même dit que n'est pas libre, ni libéré de
ses chaînes, celui que l'on a sorti de prison et que l'on
tient par la main, ou que l'on surveille courtoisement.
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Source :
Gregorio Peces-Barba, Derecho positivo de los derechos humanos, Ed. Debate, Madrid, 1987.
Traduction :
Mmes. Sere et Olmos.
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