C'était il y a dix ans, le 20 novembre 1989; l'Assemblée générale des Nations unies adoptait la Convention internationale sur les droits de l'enfant. Elle reconnaît à l'enfant tous les droits d'une personne humaine. En ratifiant cette convention - et la Suisse l'a fait il y a deux ans - les Etats s'engagent à imposer, à respecter et à protéger les droits de l'enfant.De telles commémorations nous amènent tout naturellement à nous intéresser à la fois au travail réalisé et aux projets d'avenir. En une décennie, la Convention est devenue la référence, je dirais même le symbole des droits de l'enfant. Elle est aussi un instrument de travail pour de nombreux colloques et des campagnes d'information. Genève est un haut lieu de "lutte" contre les formes les plus honteuses de ces injustices: l'exploitation, le trafic et la prostitution d'enfants ainsi que les enfants soldats. Et cela grâce aux activités constantes de nombreuses organisations internationales, notamment de l'Organisation Internationale du Travail (OIT). Les résolutions ont donc fait place à des réalisations, qui ont d'une part mis fin à une partie des injustices que les enfants du monde entier doivent subir quotidiennement, et d'autre part, jeté la lumière sur leurs souffrances. Mais si les gouvernements ont pris l'engagement de respecter et de faire respecter les droits de l'enfant, ils n'y arriveront pas sans l'effort tenace des associations et organisations de citoyennes et citoyens. Pour que croisse la conscience de ces injustices, pour connaître leur contexte politique, économique et culturel, pour s'engager sur le terrain, il faut une mobilisation des hommes et des femmes de bonne volonté en faveur des droits de l'enfant: sa sécurité, son éducation, ses loisirs, son alimentation et sa santé. Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui partagent leurs expériences et s'engagent avec courage pour que le monde de demain soit celui du respect des enfants. Ruth Dreifuss. Présidente de la Confédération suisse. Berne, novembre 1999.
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