UNICEF / LA PROTECTION DE LENFANT
__Les conflits armés
Ces dernières décennies, la proportion des victimes
civiles des conflits armés a augmenté de façon
spectaculaire; elle dépasserait à présent
les 90 %. La moitié environ de ces victimes sont des enfants.
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Une jeune réfugiée kosovar regarde par la fenêtre d'un autobus transportant des réfugiés vers les camps bénéficiant d'une assistance des Nations unies et de lOtan. Macédoine.
© Unicef/ HQ99-0014/ Brandt
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Vingt millions d'enfants peut-être ont été
contraints de fuir de chez eux en raison des conflits et des violations
des droits fondamentaux, et vivent comme réfugiés
dans les pays voisins ou sont déplacés dans leur
propre pays.
Au cours de la décennie écoulée, les
conflits armés ont directement tué plus de 2 millions
d'enfants.
Ils sont plus de trois fois plus nombreux - au moins 6 millions
- à avoir été frappés d'une invalidité
permanente ou grièvement blessés.
Plus d'un million d'enfants ont été rendus orphelins
ou ont été séparés de leur famille.
Entre 8'000 et 10'000 enfants sont tués ou mutilés
par des mines terrestres chaque année.
On estime que 300'000 enfants soldats - des garçons
et des filles de moins de 18 ans - sont mêlés à
plus de 30 conflits dans le monde. Ils sont utilisés comme
combattants, coursiers, porteurs ou cuisiniers, et pour fournir
des services sexuels. Certains sont recrutés de force ou
enlevés, d'autres s'enrôlent pour fuir la pauvreté,
la maltraitance et la discrimination, ou pour se venger des auteurs
d'actes de violence commis à leur encontre ou contre leur
famille.
En 2002, le Protocole facultatif à la
Convention relative aux droits de l'enfant concernant la
participation des enfants aux conflits armés est entré
en vigueur. Il interdit la participation d'enfants de moins de
18 ans aux hostilités. Outre qu'il exige des Etats qu'ils
portent à 18 ans l'âge du recrutement obligatoire
et de la participation directe aux hostilités, le Protocole
facultatif leur fait obligation de porter au-delà du minimum
actuel de 15 ans l'âge du recrutement volontaire.
Pendant les conflits armés, les filles et les
femmes sont menacées de viol, de violence, d'exploitation
sexuelle, de traite, et d'humiliation et de mutilation sexuelles.
L'utilisation du viol et d'autres formes de violence contre
les femmes est devenue une stratégie dont se prévalent
toutes les parties aux conflits. Les rapports d'enquête
établis à la suite du génocide commis en
1994 au Rwanda ont conclu que presque toutes les femmes de plus
de 12 ans ayant survécu au génocide avaient été
violées. Pendant le conflit dans l'ex-Yougoslavie, on a
calculé que plus de 20'000 femmes avaient été
victimes de violences sexuelles. Par ailleurs, les conflits désintègrent
les familles, alourdissant encore le fardeau économique
et psychologique pesant sur les femmes.
Environ un tiers des 25 pays où vivent la plus forte
proportion d'enfants rendus orphelins par le SIDA ont été
touchés ces dernières années par des conflits
armés. Sept des dix pays à plus fort taux de décès
parmi les moins de cinq ans sont touchés par des conflits
de ce type.
Les enfants mêlés à des conflits armés
sont régulièrement confrontés à des
événements émotionnellement et psychologiquement
douloureux, tels que la mort violente d'un parent ou d'un proche;
la séparation d'avec leur famille; le fait d'avoir vu des
êtres chers tués ou torturés; l'éloignement
de leur foyer et de leur communauté; l'exposition aux combats,
aux bombardements et à d'autres situations mettant leur
vie en danger; les mauvais traitements, tels que l'enlèvement,
l'arrestation, la détention, le viol ou la torture; la
perturbation des études et de la vie communautaire; le
dénuement et un avenir incertain. Certains prennent même
part à des actions violentes. De plus, les enfants, quel
que soit leur âge, sont profondément affectés
par le niveau de stress que connaissent les adultes qui s'occupent
d'eux.
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