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UNICEF / LA PROTECTION DE LENFANT
__La violence
La violence se rencontre dans les écoles, les
établissements spécialisés (tels que les
orphelinats et autres établissements de soins), dans la
rue, sur le lieu de travail et dans les établissements
pénitentiaires. Les enfants sont confrontés à
la violence chez eux, au sein de leur famille et de la part d'autres
enfants. Une faible proportion des actes de violence commis contre
les enfants entraîne leur mort, mais le plus souvent, la
violence ne laisse même pas de traces visibles. C'est pourtant
l'un des plus graves problèmes auxquels les enfants
soient confrontés aujourd'hui.
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Une jeune fille de 18 ans au Centre cambodgien pour la protection des droits des enfants (CCPDE), où elle réside actuellement, dans la province de Svay Rieng, dans le sud-est du pays. Cambodge.
© Unicef / Noorani
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Une grande partie de la violence n'est pas déclarée.
Les enfants peuvent ne pas se sentir en mesure de signaler les
actes de violence dont ils sont les victimes par peur des représailles
que leur auteur pourrait exercer contre eux. Il arrive que ni
l'enfant ni l'auteur d'un acte de violence ne voient rien d'inhabituel
ou de répréhensible dans le fait que l'enfant fasse
l'objet d'actes de violence. Pour eux, un acte de violence peut
ne pas ressortir le moins du monde à la violence et être
considéré comme une punition justifiée et
nécessaire. L'enfant qui en est victime peut se sentir
honteux ou coupable, et croire que la violence était méritée.
Il arrive donc souvent que l'enfant ne soit pas disposé
à en parler.
La violence est omniprésente dans la société
où les enfants grandissent. Ils la voient dans les médias.
Elle est intégrée aux normes économiques,
culturelles et sociétales dont est pétri l'environnement
de l'enfant. Elle plonge ses racines dans des problèmes
tels que les rapports de domination associés à l'appartenance
sexuelle, à l'exclusion, à l'absence de famille
immédiate et à des normes sociétales qui
ne protègent ni ne respectent les enfants. Les autres facteurs
sont notamment la toxicomanie, la possibilité de se procurer
des armes à feu, l'abus d'alcool, le chômage, la
criminalité, l'impunité et la culture du silence.
La violence peut avoir de graves répercussions sur le
développement des enfants. Dans les cas les plus graves,
elle peut causer leur mort ou leur infliger des blessures. Toutefois,
elle peut aussi nuire à leur santé, diminuer leur
capacité d'apprentissage, voire amoindrir leur volonté
même d'aller à l'école. Elle peut inciter
les enfants à fuir leur foyer, ce qui les expose à
d'autres risques. Par ailleurs, la violence détruit la
confiance des enfants en eux-mêmes et peut compromettre
leur aptitude à être eux-mêmes plus tard de
bons parents. Les enfants victimes de la violence courent un plus
grand risque de dépression et d'envie de suicide dans leur
vie future.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a calculé que 40 millions d'enfants de moins de 15 ans souffrent de maltraitance et d'abandon moral, et ont besoin de soins de santé et de protection sociale.
Une enquête réalisée en Egypte a montré que 37 % des enfants avaient signalé avoir été battus ou ligotés par leurs parents, et que 26 % avaient indiqué avoir souffert de fractures, perdu conscience ou été frappés d'invalidité permanente à la suite de ces mauvais traitements.
Environ 36 % de mères indiennes ont signalé à des enquêteurs avoir frappé leurs enfants à l'aide d'un certain objet dans les six mois ayant précédé l'enquête. Dix pour cent ont déclaré avoir donné des coups de pied à leurs enfants; 29 % avaient tiré les cheveux à leurs enfants; 28 % avaient donné des coups de poing à leurs enfants; et 3 % ont indiqué avoir puni leurs enfants en leur mettant des piments rouges dans la bouche.
Une enquête réalisée en 1995 aux Etats-Unis a établi que 5 % des parents interrogés ont reconnu punir leurs enfants de l'une ou de plusieurs des façons suivantes : frapper l'enfant avec un objet; lui donner des coups de pied; le battre; et le menacer d'un couteau ou d'un pistolet.
Selon des statistiques récentes de la police sud-africaine, 21'000 cas de viol ou d'agression d'enfant ont été signalé; il est arrivé que la victime n'ait pas plus de neuf mois. On estime qu'un seul viol sur 36 est signalé.
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