| Pour plus d'humanité en temps de guerre |
C'est sous l'impulsion du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), fondé en Suisse en 1863, que le gouvernement suisse réunit une conférence diplomatique qui aboutit en 1864 à l'adoption de la première Convention de Genève, "pour l'amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne". Depuis, en raison des changements survenus dans la nature des conflits armés et particulièrement dans les capacités de destruction des armes modernes, le droit humanitaire s'est développé au fil des guerres pour répondre, trop souvent a posteriori, à des besoins humanitaires toujours croissants. Droit humanitaire et droits de l'hommeTrois grands courants ont contribué à la formation du droit humanitaire: le "droit de Genève", qui regroupe les traités élaborés sous les auspices du CICR et vise essentiellement à protéger les victimes; le "droit de La Haye", né des conférences sur la paix tenues en 1899 et 1907 et qui porte surtout sur le contrôle des moyens et des méthodes utilisés; l'action des Nations unies (ONU) pour veiller à ce que les droits de l'homme soient respectés en cas de conflit armé et éviter le recours à certaines armes. Ces trois courants tendent de plus en plus à fusionner pour n'en former qu'un seul. Le Droit international humanitaire, qui vise à protéger les droits de la personne, a des objectifs qui rejoignent ceux des droits de l'homme. Mais ces deux branches distinctes du droit présentent chacune des caractéristiques propres.
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