Novembre 99, Genève: la 27e Conférence internationale de la Croix-Rouge

Un nouveau Plan d'action du Mouvement de la Croix-Rouge


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Renforcer le contrôle des armes, s'efforcer de mettre fin à l'utilisation des mines antipersonnel, lutter contre les violences sexuelles à l'encontre des femmes dans les conflits armés figurent parmi les engagements pris lors de la 27e Conférence internationale de la Croix-Rouge qui s'est tenue, du 31 octobre au 6 novembre 1999, à Genève. Les participants à la Conférence n'ont cependant pas réussi à adopter une position commune sur l'âge limite de recrutement des enfants dans les armées à partir de 18 ans.


La Conférence a réuni, comme tous les quatre ans, les 176 sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge, les représentants des 188 Etats signataires des Convention de Genève et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). En prélude à l'ouverture de la conférence, le CICR a présenté les résultats d'un vaste sondage - Les voix de la guerre - mené auprès de plus de 20.000 personnes dans dix-sept pays, dont douze dans des zones de conflit.

"Il s'agit là, note Isabelle Vichniac, la correspondante du quotidien français Le Monde à Genève, de la plus grande consultation sociale sur la guerre jamais entreprise". Les premiers résultats, qui portent sur quatre pays (Bosnie-Herzégovine, Colombie, Liban et Somalie), "ont mis à jour un écart important entre les normes qui prescrivent les comportements en cas de guerre". Le CICR publiera ultérieurement l'ensemble des informations recueillies.

Le Plan d'action - pour les quatre prochaines années - adopté par la Conférence fait état de l'engagement des participants à "améliorer les secours et la protection des victimes des conflits et des catastrophes et plus généralement des personnes les plus vulnérables". Le plan, qui souligne aussi la nécessité de respecter et de protéger le personnel humanitaire, appelle les Etats à s'efforcer de mettre fin à la "tragédie humaine causée par les mines antipersonnel". Les Etats sont également invités à renforcer leur contrôle sur les armes, en particulier les armes légères.

Enfants-soldats : "nous voulions aller plus loin"...

En ce qui concerne les enfants-soldats, le plan d'action prévoit que les parties en conflit prennent toutes mesures pour "mettre fin à la participation des enfants de moins de 15 ans aux hostilités et à leur recrutement dans les forces armées". Dans un entretien diffusé par la Radio suisse romande, Cornélius Sommaruga, président du CICR, a souligné que la Conférence n'avait pas permis d'apporter "toute la satisfaction escomptée dans le domaine des enfants dans la guerre". "Nous voulions aller plus loin", a-t-il ajouté. "Nous souhaitions pouvoir rapprocher nos positions sur l'âge limite de recrutement à 18 ans et prendre des dispositions en faveur des enfants qui ont été militarisés. C'étaient des objectifs ambitieux que l'on n'a pu atteindre".


Source 
: CICR, Genève, et quotidien suisse Le Temps, novembre 1999.

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