| Timbre spécial | Le projet préliminaire de Déclaration |
"Il s'agit là, note Isabelle Vichniac, la correspondante du quotidien français Le Monde à Genève, de la plus grande consultation sociale sur la guerre jamais entreprise". Les premiers résultats, qui portent sur quatre pays (Bosnie-Herzégovine, Colombie, Liban et Somalie), "ont mis à jour un écart important entre les normes qui prescrivent les comportements en cas de guerre". Le CICR publiera ultérieurement l'ensemble des informations recueillies. Le Plan d'action - pour les quatre prochaines années - adopté par la Conférence fait état de l'engagement des participants à "améliorer les secours et la protection des victimes des conflits et des catastrophes et plus généralement des personnes les plus vulnérables". Le plan, qui souligne aussi la nécessité de respecter et de protéger le personnel humanitaire, appelle les Etats à s'efforcer de mettre fin à la "tragédie humaine causée par les mines antipersonnel". Les Etats sont également invités à renforcer leur contrôle sur les armes, en particulier les armes légères. Enfants-soldats : "nous voulions aller plus loin"...En ce qui concerne les enfants-soldats, le plan d'action prévoit que les parties en conflit prennent toutes mesures pour "mettre fin à la participation des enfants de moins de 15 ans aux hostilités et à leur recrutement dans les forces armées". Dans un entretien diffusé par la Radio suisse romande, Cornélius Sommaruga, président du CICR, a souligné que la Conférence n'avait pas permis d'apporter "toute la satisfaction escomptée dans le domaine des enfants dans la guerre". "Nous voulions aller plus loin", a-t-il ajouté. "Nous souhaitions pouvoir rapprocher nos positions sur l'âge limite de recrutement à 18 ans et prendre des dispositions en faveur des enfants qui ont été militarisés. C'étaient des objectifs ambitieux que l'on n'a pu atteindre".
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