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> Vers légalité des droits |
NATIONS UNIES |
Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a, le 25 janvier 2005, invité l'Italie à faire davantage pour promouvoir la présence des femmes dans l'arène politique. L'Italie se situe en effet en queue de peloton au plan européen et à la 73e place mondiale pour la participation des femmes en politique. Avec du retard, la délégation italienne présentait aujourd'hui aux 23 experts du Comité les mesures qu'elle a prises sur les plans juridique, administratif et autres pour garantir l'égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines d'activités et dans tous les secteurs de la société. La délégation, qui était conduite par le représentant permanent adjoint de l'Italie, Aldo Mantovani, a elle-même convenu de la faiblesse du niveau de participation des femmes en politique, le rapport allant jusqu'à dire que l'absence des femmes dans les institutions démocratiques était un signe de déclin politique. Malgré des mesures pour garantir la présence d'un tiers de femmes sur les listes électorales, celles-ci ne détiennent que 7,9% des sièges au Sénat et 11,5% de ceux de la Chambre des députés. 7% seulement des postes de maires sont occupés par des femmes. Il a été suggéré à l'Etat partie d'adopter un mode de scrutin à la proportionnelle qui favorise en général les femmes et d'encourager la nomination de femmes maires adjointes. Les experts ont également relevé la persistance de discriminations sur le marché du travail. Même si 66% des emplois créés ont été occupés par les femmes, soit une augmentation de 3,7% de l'emploi des femmes en 2003, il semblerait qu'elles soient confinées aux emplois les moins rémunérés. Le ratio de femmes entrepreneurs et de femmes cadres n'est que de 2,2% alors qu'il est de 5,2% pour les hommes. Bien que les Italiennes soient aussi instruites, sinon plus que les hommes, elles souffrent d'écarts de salaires de 20 à 30%. Les autres questions des experts ont porté sur le statut de la communauté rom et des femmes migrantes, mais également sur la prostitution et les violences sexuelles. Désormais, a expliqué la délégation, les amendements apportés au Code civil de 1975 permettent au juge d'expulser les maris violents de la cellule familiale tandis qu'une loi sur les mutilations génitales a été adoptée en mai 2004. Une nouvelle loi sur la traite des femmes a également été adoptée qui s'inspire des dispositions du Protocole de Palerme annexé à la Convention sur la criminalité transnationale organisée. PRESENTATION ET EXAMEN DES QUATRIEME ET CINQUIEME RAPPORTS PERIODIQUES COMBINES DE L'ITALIE
En 2003, le Parlement italien a voté une loi qui vise
à intégrer, dans le cadre législatif national,
la Directive européenne relative à la mise en uvre du principe de l'égalité de traitement entre hommes et femmes en ce qui concerne l'accès à
l'emploi, à l'éducation, à la formation professionnelle,
et les conditions de travail et conditions sociales. La législation
italienne comporte le principe selon lequel la discrimination
directe ou indirecte fondée sur le sexe est interdite.
Un décret qui est à l'étude à l'heure
actuelle élargira la définition de la discrimination
fondée sur le sexe pour y inclure le harcèlement
sexuel. Le développement politique et socioéconomique du pays exige que les femmes prennent part à la prise de décisions. Si nous traitons les femmes comme des victimes, nous les affaiblirons alors q'elles sont un élément précieux des droits de l'homme. Nous sommes convaincus que leur participation est un atout pour toutes les sociétés. Un amendement à l'article 51 de la Constitution a introduit le concept de l'égalité entre les hommes et les femmes en politique. La loi 90 approuvée en 2004 vise à réduire la sous-représentation des femmes en stipulant qu'un tiers des candidats aux élections législatives doivent être de sexe féminin. Les partis qui ne respectent pas ce quota sont passibles d'une amende. Depuis l'introduction de ce système de quotas, le Parlement compte 20% de femmes. Sur le marché de l'emploi, nous avons assisté de 1999 à 2003 à une augmentation de 3,7% de l'activité des femmes soit le double de la moyenne européenne. En 2004, le taux de chômage a diminué pour les hommes comme pour les femmes et celles-ci constituent maintenant 45,1% des personnes actives. En 2000, un fonds a été crée pour allouer des ressources aux sociétés qui mettent en place de nouveaux types de contrats de travail flexibles. Nous avons également rédigé une stratégie intégrée de la famille qui souligne l'importance de la cellule familiale pour lutter contre les exclusions des plus vulnérables. En adoptant un ensemble de dispositions larges sur la violence, nous avons accordé la plus haute priorité à la protection des femmes contre ce phénomène. Nous avons créé en 1996 le Ministère de l'égalité des chances qui coordonne la mise en uvre des nouvelles lois comme la loi de 96 sur les violences sexuelles. La lutte contre la traite des femmes et des fillettes est l'une des priorités du gouvernement. L'article 18 de la loi 286 permet d'accorder un permis de résidence spécial pour permettre à un étranger de se soustraire à la violence. En 1999 et 2004, le Département de l'égalité des chances a financé 296 projets de protection. En 2003, la nouvelle loi sur la traite des êtres humains a été adoptée qui reflète les dispositions du Protocole de Palerme annexé à la Convention sur la criminalité transnationale organisée. LES QUESTION DES EXPERTSArticles 1 à 6 de la Convention L'experte de la Croatie, DUBRAVKA SIMONOVIC, a demandé si le rapport du gouvernement L'experte de la France, FRANÇOISE GASPARD, a demandé des explications sur le retard de quatre ans qu'a pris l'Italie pour remettre son rapport. Elle a estimé que l'Italie n'avait pas suivi les directives adressées par le Comité aux Etats parties pour les aider dans l'élaboration d'un document qui permette au Comité de mieux vérifier l'application de la Convention et le suivi des conclusions et remarques faites lors de présentation du rapport précédent. Elle a voulu savoir si les administrations, les magistrats et les acteurs de la société civile avaient connaissance des objectifs de la Convention et si le texte de celle-ci était disponible sur le site Internet du Ministère concerné. Elle a souhaité savoir si une institution italienne suivait la mise en uvre des obligations internationales de l'Italie en matière de droits de l'homme et, dans l'affirmative, quelles étaient les conclusions de cette institution en ce qui concerne la mise en uvre de la Convention. Elle a demandé quels étaient les pouvoirs et le rang du ministère concerné par la promotion des femmes en Italie, quels étaient ses moyens humains et financiers et ses capacités d'initier des politiques favorisant la mise en uvre des objectifs de la Convention. Elle a demandé s'il existait une analyse du budget par département ministériel qui permette de connaître les ressources en matière de budgétisation favorisant l'égalité des sexes pour corriger les discriminations dont souffrent les femmes. Enfin, elle a souhaité des informations sur les initiatives du gouvernement pour encourager les médias à ne pas persister à diffuser des images stéréotypées des femmes. L'expert des Pays-Bas, CORNELIS FLINTERMANN, a demandé
des précisions sur les objectifs et tâches du ministère
de l'égalité des chances créé en 1996.
Que faites-vous pour vous assurer que la lutte contre la discrimination
fondée sur le sexe reste au coeur du mandat de ce ministère
?, a-t-il interrogé. Il a souhaité savoir si la
jurisprudence italienne faisait une référence explicite
de la Convention et dans quelle mesure la Convention pouvait être
invoquée devant les tribunaux italiens. Il s'est interrogé
sur les discriminations dont sont victimes des groupes vulnérables
comme les femmes migrantes en demandant des précisions
sur la législation relative à la demande d'asile.
Il a invité le ministère de l'égalité
des chances à prendre des mesures pour lutter contre la
violence à l'égard des femmes, estimant que l'impact
de la législation dans ce domaine a été bien
mince jusqu'à présent. L'experte de la Jamaïque, GLENDA SIMMS, s'est particulièrement intéressée à la situation des femmes migrantes, en regrettant qu'elles soient traitées comme appartenant à des minorités ethniques avant d'être considérées comme femmes. Relevant que la législation italienne autorisait la prostitution à la maison, mais non dans les lieux publics ou ouverts au public, elle a demandé si cette législation n'était pas discriminatoire à l'égard des femmes migrantes n'ayant pas de domicile. Elle a demandé ce que le gouvernement italien comptait entreprendre pour donner de meilleures chances aux femmes migrantes et immigrantes, et si il y avait des femmes de cette origine parmi les conseillers de la délégation italienne. L'experte de la Hongrie, KRITSZTINA MORVAI, a constaté que le gouvernement italien a une vision de la société où tous les êtres humains ont une dignité et une valeur. Les autres questions comme celles de l'avortement et de la prostitution doivent également être vues sous ce prisme, a-t-elle ajouté. La légalisation relative à la prostitution n'est donc pas acceptable selon elle. Répondant à cette série de questions,
la délégation italienne a précisé
que tous les ministères avaient été associés
à la rédaction du rapport, tout en présentant
ses excuses pour le retard de quatre ans accumulé dans
la présentation du document. La création du Ministère
pour l'égalité des chances est par ailleurs le fruit
de la Conférence de Pékin, mais les autres administrations
doivent connaître la problématique liée à
l'intégration de la problématique hommes/femmes,
a-t-elle expliqué. Nous étudions la possibilité
de créer un organe unique chargé de traiter de tous
les cas de discrimination pour des raisons de race, de sexe, sur
le marché de l'emploi etc. Nous sommes également
tout à fait prêts à la discussion avec la
communauté des ONG, non pas pour déléguer
nos responsabilités, mais pour nous faire une idée
de la meilleure marche à suivre dans un souci de cohérence. Le système de santé est universel, a encore ajouté la délégation. En règle générale, nous avons enregistré une réduction des avortements volontaires en Italie depuis la loi de 1978. En revanche, il y a eu une augmentation des interruptions volontaires de grossesse chez les migrantes. Articles 7 à 9 L'experte de la France a fait référence à la révision de la Constitution qui remédie à l'arrêt de la Cour constitutionnelle de 1995 qui avait annulé la loi électorale de 1993 instaurant des quotas. La suppression des quotas, a ajouté l'experte, avait conduit à une diminution du nombre de femmes élues dans les municipalités et au Parlement où leur nombre est encore dérisoire. L'Italie se situe en queue de peloton au plan européen et au 73e rang au plan mondial pour la participation des femmes en politique. Relevant que la révision de l'article 51 de la Constitution permet désormais au gouvernement de prendre de mesures temporaires spéciales, l'experte a souhaité avoir des précisions sur la nouvelle loi électorale tout en indiquant que le mode de scrutin à la proportionnelle favorise l'élection de femmes. Il n'y a que 7% de femmes maires, a-t-elle relevé en suggérant à l'État de promouvoir la nomination de femmes maires adjointes. L'experte a également souhaité obtenir des informations L'experte de la Croatie, s'est inquiétée de la participation limitée des femmes à la vie politique italienne, situation qu'elle a définie comme un indicateur de discrimination à l'égard des femmes. Elle a demandé si la Constitution ou la législation italienne proposait une définition de la discrimination. L'experte de la République de Corée, HEISOO SHIN, a demandé ce que l'Italie comptait entreprendre pour appliquer des mesures spéciales pour arriver à une égalité dans les faits. L'experte de l'Algérie, MERIEM BELMIHOUB-ZERDANI, a suggéré que le Gouvernement italien amende la loi sur les partis pour encourager la présentation de candidats femmes dans les élections, avec des incitations financières. Répondant aux questions des experts, la délégation
italienne a indiqué qu'une récente modification
législative imposait des listes électorales contenant
au moins un tiers de femmes ou un tiers d'hommes, tout en reconnaissant
que cela ne garantissait pas qu'un tiers des élus soient
des femmes. Elle a souligné le besoin de trouver un équilibre
entre le vote proportionnel et le vote uninominal. L'Etat partie
a également reconnu la nécessité de mettre
en place des jardins d'enfants de façon à ce que
les mères ne soient pas lésées par rapport
aux hommes, et d'accorder le congé parental aux hommes
afin que les femmes puissent continuer à travailler et
éventuellement mener une activité politique. L'experte de Maurice, PRAMILA PATTEN, a relevé que 66% des emplois créés ont été occupés par les femmes ce qui est admirable mais il semblerait qu'elles soient confinées aux postes les moins rémunérés. Selon l'Organisation internationale du travail, l'augmentation du pourcentage des femmes dans la population active est due à leur plus grande flexibilité et à l'augmentation des emplois de service. Que fait le gouvernement pour remédier à la L'experte de la Malaisie, MARY SHANTHI DAIRIAM, a fait part de sa préoccupation quant aux centres consultatifs de santé dont le nombre ne semble pas être suffisant. Comment la privatisation des services de santé a-t-elle été réalisée ? Est-ce que les services de santé sont gratuits pour les femmes vulnérables ? Le plan national de santé, qui porte en particulier sur la santé maternelle, englobe-t-il tous les aspects de la santé des femmes, conformément à la recommandation générale 24 du Comité ? L'experte s'est également inquiétée du nombre élevé de césariennes. Elle a par ailleurs demandé des statistiques sur l'incidence du cancer sur les femmes, y compris les femmes rom. L'experte a également souhaité obtenir des précisions sur la politique de prévention et de traitement du sida. L'experte du Bangladesh, SALMA KHAN, a demandé
des précisions sur le pourcentage d'emplois nouvellement
créés qui vont aux femmes appartenant à des
minorités. Elle a souhaité connaître comment
se répartissaient les nouveaux emplois et savoir s'il était
prévu d'offrir aux femmes une formation qui leur permettre
de se diriger vers d'autres professions que celles considérées
comme traditionnellement féminines. Elle a souhaité
des informations sur d'éventuelles discriminations salariales
dont seraient victimes les femmes, sur les disparités régionales
au niveau de l'emploi en général et des nouveaux
emplois en particulier, ainsi que sur le nombre de femmes sans
diplôme universitaire qui ont pu être recrutées
sur un poste de la catégorie des nouveaux emplois. L'experte
de la Roumanie, POPESCU SANDRU, a demandé des précisions
sur les conséquences de la loi Viagi sur la réforme
du marché du travail et plus particulièrement sur
le pourcentage élevé d'emplois à temps partiel
occupés par les femmes, travail partiel qu'elle a défini
comme présentant un risque de discrimination puisqu'il
se traduit par des prestations proportionnelles au titre de la
retraite et d'autres avantages sociaux. Elle a demandé
si cette forme d'emploi, considéré comme flexible,
était également recommandée aux hommes. La délégation italienne a répondu à cette nouvelle série de questions en regroupant les réponses en trois domaines : la femme et l'emploi, les femmes et la formation professionnelle, et la femme et la santé. Il a été indiqué que la promulgation de la loi constitutionnelle de 2001 a été suivie d'un processus de fédéralisation des compétences entre les différents niveaux du gouvernement. Ce processus, qui n'est pas arrivé à son terme, a eu comme effet de transférer aux régions et collectivités locales des compétences en matière sociale qui font qu'elles sont aujourd'hui chargées de programmer et planifier toutes les interventions dans le domaine de l'aide sociale et des politiques d'emploi. Ce qui reste du ressort de l'administration centrale est limité, car plus de la moitié du budget social de l'Etat est transférée aux régions qui en disposent en fonction de leurs priorités. Même si la plupart des initiatives dans le domaine social sont du ressort des collectivités locales et régionales, l'Etat a mis en place en 2002 un Fonds national pour développer un système de prestations pour les enfants, et en 2003, un Fonds de 10 millions d'Euros pour mettre en place des services pour les enfants sur les lieux de travail. Le Plan d'action national pour l'emploi (PAN) dans le
cadre de la stratégie européenne pour l'emploi et
le Plan d'action national sur l'inclusion sociale conformément
à la stratégie de Lisbonne de 2000 définissent
les deux grands cadres de la politique italienne en matière
de promotion de l'emploi et de l'inclusion sociale. Conformément
à ces plans fixant des objectifs importants en matière
d'investissement économique et d'investissement en capital
humain, l'Union européenne devra être en 2010, la
zone la plus compétitive au monde en terme de développement
économique et de cohésion sociale. Aux termes des
objectifs de ces plans qui placent l'égalité entre
les sexes et l'égalité des chances pour l'accès
au marché du travail au centre de leurs préoccupations,
l'Italie doit atteindre en 2010 un taux d'emploi des femmes de
60%. Articles 15 et 16 L'experte de l'Allemagne, a demandé des précisions sur le partage des responsabilités au niveau national, régional et provincial. Est-ce que la structure gouvernementale comprend un mécanisme garantissant l'application de la Convention à tous les échelons du Gouvernement ? La délégation a expliqué que le gouvernement central mène des consultations avec les gouvernements locaux pour assurer l'harmonie des politiques relatives à la Convention. L'experte du Bénin, HUGETTE BOKPE-GNACADJA,
a regretté que le rapport ne contienne pas d'information
concernant les articles paragraphes 15 et 16 de la Convention
portant sur l'égalité de l'homme et la femme devant
la loi et la vie de famille. Elle s'est inquiétée
des déclarations officielles selon lesquelles le but de
la famille est la procréation, ce qui reflète une
perception patriarcale de la cellule familiale. L'experte a voulu
savoir quels étaient les taux de divorce et si le gouvernement
avait mis, comme il l'avait annoncé, des mesures contraignantes
destinés aux pères qui se soustraient au versement
de la pension alimentaire. Que dit la loi sur l'exercice de la
garde des enfants ? L'experte de l'Algérie a suggéré la création d'un fonds national pour pallier les problèmes résultant du non-paiement de pensions alimentaires par les pères, ceci en attendant que les montants sollicités puissent être recouvrés auprès de ces derniers. L'experte de Singapour, Mme ANAMAH TAN, a souhaité connaître de manière plus précise les initiatives prises par le gouvernement pour faire face aux causes fondamentales de la violence domestique ainsi que les moyens employés pour traiter les coupables et réhabiliter les victimes. Elle a également demandé des précisions sur le partage du patrimoine familial en cas de divorce. Répondant à cette nouvelle série de questions,
la délégation a indiqué qu'une
nouvelle loi amendant le Code civil de 1975 établissait
l'égalité en droit en ce qui concerne le patrimoine,
et prévoyait un partage à parts égales entre
le mari et la femme en cas de divorce. S'agissant de l'intervention
des tribunaux lors de la dissolution du mariage, il n'y a pas
de règles spécifiques sur la garde des enfants,
mais nous constatons que dans 90% des cas, ce sont les mères
qui l'obtiennent. La Présidente du Comité, Mme ROSARIO G. MANALO, experte des Philippines, soulignant les points saillants de cet examen, s'est félicitée de la "constitutionnalisation" de la Convention par le gouvernement italien. Elle a invité celui-ci à fournir à la Commission nationale de l'égalité des chances les ressources humaines et financières nécessaires pour informer les femmes de leurs droits dans le souci de promouvoir la femme dans tous les domaines de la société. Elle s'est félicitée de la mise en uvre du Plan d'action national sur l'inclusion sociale tout en souhaitant la mise en place d'un mécanisme qui permette l'application de la Convention à tous les échelons du gouvernement. Elle a invité le gouvernement italien à prendre des mesures pour accroître la représentativité des femmes au Parlement, ainsi que dans les carrières juridiques et diplomatiques. Tout en se félicitant des mesures prises pour lutter contre la violence sexuelle, et notamment de la mise en uvre d'une loi sur la traite qui reprend les dispositions de la Convention de Palerme, la présidente du CEDAW a estimé que le gouvernement devait poursuivre ces efforts notamment en ce qui concerne la violence familiale. Elle a tout particulièrement invité le gouvernement à prendre des mesures pour lutter contre la traite de filles originaire de pays africains. En ce qui concerne la santé, le gouvernement a été notamment invité à multiplier les tests de dépistage de cancer et à développer des statistiques ventilées par sexes. Elle s'est particulièrement inquiétée d'un écart de rémunération de 35% qui subsiste entre les hommes et les femmes. Elle a également noté une augmentation des cas de harcèlement sexuel au travail et regrettant que le gouvernement n'ait pas pris de mesures pour lutter contre ce problème. Enfin, elle s'est étonnée de l'augmentation du nombre de césariennes pratiquées par des cliniques privées en espérant que ce phénomène n'était pas motivé par des raisons de profits. |