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Droits des femmes





NATIONS UNIES, MARS 2005 / COMMISSION DE LA CONDITION DE LA FEMME
__La Commission demande aux Etats de prendre toutes les mesures pour lutter contre la traite des femmes


fleche La Déclaration et le Programme d'action de Pékin réaffirmés

La Commission de la condition de la femme, qui a tenu du 28 février au 11 mars 2005, sa 49e session consacrée au suivi du Programme d'action de Pékin de 1995, a demandé aux Etats de prendre toutes les mesures appropriées pour éliminer la demande des femmes et des filles victimes de trafics pour toute forme d'exploitation.

La Commission a demandé aux Etats de prendre les mesures voulues pour s'attaquer aux causes profondes du trafic, notamment la pauvreté et l'inégalité des sexes, ainsi qu'aux facteurs externes, les mariages forcés et le travail forcé, notamment en renforçant leur législation et de punir les coupables, sur le plan pénal et sur le plan civil. Une résolution adoptée sans vote leur demande également d'ériger en crime la traite des personnes, en particulier des femmes et des filles, sous toutes ses formes et de condamner et sanctionner les trafiquants et leurs intermédiaires, tout en assurant protection et assistance aux victimes de la traite, dans le plein respect de leurs droits fondamentaux.

Tout en soutenant le texte, certains pays ont formulé un certain nombre d'observations, regrettant par exemple à l'instar des Pays-Bas et du Royaume-Uni, que ce texte n'inclue toutes les formes d'exploitation, conformément au Protocole de Palerme, comme le travail forcé, l'esclavage ou le commerce d'organes.

Par ailleurs, la Commission a décidé d'examiner à sa 50e session l'utilité de désigner un Rapporteur spécial chargé des lois discriminatoires à l'égard des femmes.

LES RESOLUTIONS

La Commission a, par un autre texte, transmis au gouvernement afghan une série de demandes pour permettre aux femmes et aux filles afghanes de participer pleinement, effectivement et dans des conditions d'égalité à la vie civile, culturelle, économique, politique et sociale dans tout le pays, à tous les niveaux. La résolution sur "La situation des femmes et des filles en Afghanistan", adoptée sans vote telle qu'amendée oralement, demande notamment au gouvernement afghan de faire en sorte que les femmes puissent s'inscrire sur les listes électorales, en assurant notamment leur sécurité, se porter candidates et voter lors des prochaines élections à l'Assemblée nationale, qui se tiendront en 2005. Il est également demandé au gouvernement afghan de sensibiliser davantage la population à la nécessité de prévenir et d'éliminer la violence à l'égard des femmes, y compris la violence familiale et la violence sexuelle.

La situation des Palestiniennes a continué de mobiliser l'attention de la Commission qui a approuvé une série de recommandations, par 38 voix pour, une voix contre (Etats-Unis) et deux abstentions (Islande et Canada), qu'elle présentera au Conseil économique et social pour adoption finale. Ces recommandations demandent notamment aux parties en cause, ainsi qu'à la communauté internationale, de déployer tous les efforts voulus pour assurer la pleine reprise du processus de paix sur la base des éléments convenus et du terrain d'entente déjà trouvé, et préconisent des mesures visant à améliorer de façon tangible la difficile situation sur le terrain et les conditions de vie des Palestiniennes et de leur famille.

Aux termes de la résolution sur les femmes et les filles face au VIH/sida, adoptée sans vote, la Commission a souligné avec une profonde préoccupation que la pandémie de VIH/sida, de par sa portée et son impact dévastateurs, requiert l'adoption de mesures d'urgence dans tous les domaines et à tous les niveaux. Elle souligne également que l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles sont des éléments fondamentaux des efforts visant à réduire leur vulnérabilité face au VIH/sida.

La Commission a aussi adopté une série d'autres textes portant sur l'intégration d'une démarche soucieuse de l'égalité entre les sexes dans les politiques et programmes nationaux; l'intégration d'une démarche soucieuse d'équité entre les sexes dans les opérations de secours, de redressement, de relèvement et de reconstruction après les catastrophes, en particulier au lendemain de la catastrophe du raz-de-marée dans l'océan Indien; et le renforcement de l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme et à la promotion économique de la femme.

Source : Nations unies, New York, mars 2005.
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