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Le Comité des Nations unies


NATIONS UNIES, NEW YORK, JUIN-JUILLET 2008 | CEDAW, 41e SESSION, COMITE POUR L’ELIMINATION DE LA DISCRIMINATION A L’EGARD DES FEMMES
__Un dialogue renforcé avec les Etats parties à la Convention

Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (Comité CEDAW) a tenu, du 30 juin au 18 juillet 2008, sa quarante et unième session.

Le Comité a adopté son rapport final, qui contient les conclusions, observations et recommandations finales des experts indépendants qui le composent, suite à l’examen des huit rapports périodiques d’Etats parties à la Convention qui étaient au programme de la présente session, à savoir : le Yémen, la Lituanie, le Nigéria, l’Islande, la Finlande, le Royaume-Uni, la République-Unie de Tanzanie et la Slovaquie.

Le Comité a également adopté le rapport du Groupe de travail plénier concernant des décisions d’organisations, le calendrier et le programme de travail des futures sessions du Comité.

Dressant le bilan de la présente session, la présidente du Comité et experte de la Croatie, Mme Dubravka Šimonović, s’est félicitée de la qualité du dialogue avec les délégations des Etats parties. Avec les observations du Comité, ce dialogue fournit une base solide pour les futurs travaux du Comité avec l’ensemble des Etats parties à la Convention, a-t-elle estimé.

Durant ces trois semaines, le Comité a discuté de la poursuite des discriminations envers les femmes dans différents domaines, de la persistance des stéréotypes, des écarts de salaires fondés sur le sexe, des problèmes rencontrés pas les femmes rurales et de diverses lois et dispositions spécifiques qui aboutissent à la ségrégation des femmes et des petites filles. A plusieurs reprises, il a insisté sur les obligations qu’ont les Etats parties à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. "Nous avons créé une atmosphère qui permettra aux Etats parties d’adopter de nouvelles lois ou d’amender des lois en vigueur pour éliminer toutes les formes de discrimination et éclairer l’opinion publique", a déclaré la présidente. Le Comité a également affirmé l’importance des mesures temporaires spéciales.

La présidente a, par ailleurs, noté que le Comité, outre l’adoption des huit conclusions, a progressé dans son travail sur deux recommandations générales en préparation, concernant respectivement les femmes migrantes et l’article 2 de la Convention. Elle s’est félicitée de la tenue d’une session informelle avec les Etats parties à la Convention, qui a été une excellente occasion d’insister sur les nouvelles règles adoptées par le Comité pour les rapports, en particulier en ce qui concerne les États parties dont les rapports sont attendus depuis longtemps et auxquels des rappels seront adressés. La présidente a également salué le niveau de participation des organisations non gouvernementales (ONG) et les a encouragées à continuer leur action de plaidoyer en faveur des femmes.

Pour des raisons d’organisation, la présente session du Comité s’est tenue à New York, mais en principe, depuis le 1er janvier 2008, les sessions du Comité doivent se tenir à Genève sous la responsabilité du haut commissaire aux droits de l’homme.

à Pour sa quarante-deuxièmesession, le Comité se réunira à Genève, du 20 octobre au 7 novembre 2008. Il a prévu de siéger en chambres parallèles pour examiner les rapports de 12 Etats parties : Belgique, Cameroun, Canada, El Salvador, Equateur, Kirghizistan, Madagascar, Mongolie, Myanmar [Birmanie], Portugal, Slovénie et Uruguay. Il examinera par ailleurs, en session plénière, les premier et deuxième rapports de Bahreïn.

Source : Nations unies, New York, juillet 2008.
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