Droits des femmes



 COMITE 

Les sessions

__Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes

| LE ROLE DU COMITE | SA COMPOSITION | LA CONVENTION | LE PROTOCOLE FACULTATIF | LES ETATS PARTIES A LA CONVENTION | LES ETATS PARTIES AU PROTOCOLE |

Octobre 2004 : le 25e anniversaire de la Convention
Août 2007 : les 25 ans du Comité

Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, souvent désigné par son acronyme anglais CEDAW, a tenu, de janvier 1982 à août 2007, ses deux sessions annuelles au siège des Nations unies à New York, sous l'égide la Division de la promotion de la femme. Ces sessions se tiennent depuis janvier 2008 à Genève. Le Comité tiendra cinq sessions en 2008-2009, et trois sessions annuelles à compter de 2010.

Les 23 experts indépendants du Comité, qui y siègent à titre personnel, ont pour tâche de surveiller l'application de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes – texte adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies en 1979 et entré en vigueur en 1981. Le préambule et les 30 articles de la Convention définissent ce qui constitue la discrimination à l’encontre des femmes.

Depuis le 22 décembre 2000, la lutte en faveur de la promotion de la femme dispose en outre d'un instrument supplémentaire avec l'entrée en vigueur du Protocole facultatif à la Convention. Ce texte autorise le Comité à examiner les plaintes d'une femme ou d'un groupe de femmes s'estimant victime d'une violation d'un droit énoncé dans la Convention et ayant au préalable épuisé tous les recours internes possibles sur le plan national. Le Protocole prévoit aussi une procédure d’enquête autorisant le Comité à lancer des enquêtes en cas d’atteinte grave et systématique aux droits de la femme.

Contrairement à la Convention, le Protocole, lui, n'admet aucune réserve des Etats parties lors de leur adhésion/ratification.

Le rôle du Comité

Les experts du CEDAW, janvier 2008. Photo Onu.

Les pays qui ont ratifié ou ont accédé à la Convention ont l'obligation légale d'en appliquer les dispositions. Ils doivent également présenter des rapports nationaux - un an après l'accession au statut d'Etat partie, puis ensuite tous les quatre ans - énumérant les mesures qu'ils ont prises pour honorer cet engagement. En plus d'examiner les rapports nationaux et d'évaluer les progrès, le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes formule également des recommandations générales sur l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, à l'intention de tous les Etats parties. Il a en outre la possibilité d'inviter les institutions spécialisées du système des Nations unies à présenter des rapports et les organisations non gouvernementales peuvent lui fournir des informations sur les faits dans un pays donné soit lors des réunions du Groupe de travail pré-session ou même en séance plénière.
Le Comité, qui se réunit deux fois par an, après l'examen des rapports nationaux, transmet aux Etats parties des observations finales. Il formule également des recommandations générales sur certaines questions que couvre la Convention.

A ce jour, près d’une trentaine de recommandations générales ont été formulées sur des sujets tels que : les femmes et le pouvoir économique; l'impact des ajustements structurels; les congés de maternité; la violence à l'égard des femmes; concilier maternité et travail; la diffusion du texte de la Convention et le degré de participation des organisations non gouvernementales (ONG) à l'élaboration des rapports nationaux.

La composition du Comité

Les 23 experts du Comité, qui siègent à titre personnel, sont : Mme Ferdous Ara Begum (Bangladesh), Mme Meriem Belmihoub-Zerdani (Algérie), Mme Saisuree Chutikul (Thaïlande), Mme Dorcas Coker-Appiah (Ghana), Mme Mary Shanthi Dairiam (Malaisie), Mme Magalys Arocha Domínguez (Cuba), Mme Hazel Gumede Shelton (Afrique du Sud), Mme Ruth Halperin-Kaddari (Israël), M. Cornelius Flinterman (Pays-Bas), Mme Naela Mohamed Gabr (Egypte), Mme Françoise Gaspard (France), Mme Violeta Neubauer (Slovénie), Mme Pramila Patten (Maurice), Mme Fumiko Saiga (Japon), Mme Drubravka Šimonoviæ (Croatie), Mme Tiziana Maiolo (Italie), Mme Silvia Pimentel (Brésil), Mme Hanna Beate Schöpp-Schilling (Allemagne), Mme Heisoo Shin (République de Corée), Mme Glenda P.Simms (Jamaïque), Mme Anamah Tan (Singapour), Mme Maria Regina Tavares da Silva (Portugal) et Mme Zou Xiaoqiao (Chine).

La présidente du Comité est Mme Drubravka Smonoviae. Mmes Gabr, Gaspard et Simms sont vice-présidentes. Mme Dairiam est Rapporteuse du Comité.

La Convention : une véritable déclaration internationale des droits de la femme

La Convention compte désormais 185 Etats parties. Elle fait partie des instruments internationaux de protection des droits de l'homme à disposer du plus grand nombre de ratifications. La Convention fait également partie de ceux qui comptent le plus grand nombre de réserves. Certains Etats parties émettent des réserves sur des articles particuliers arguant de leurs incompatibilités avec la juridiction nationale, les traditions, la religion ou la culture.

Adoptée en 1979, ouverte à la signature en mars 1980 et entrée en vigueur en 1981, elle réaffirme le principe de l'égalité en demandant aux Etats parties de prendre "toutes les mesures appropriées, y compris les mesures législatives, pour assurer le plein épanouissement et le progrès des femmes en vue de leur garantir l'exercice et la jouissance des droits de l'homme et des libertés fondamentales sur la base de l'égalité avec les hommes".Haut de page

Considérée comme une véritable déclaration internationale des droits de la femme, la Convention au fil de ses 30 articles définit la discrimination à l'égard des femmes, définit leurs droits et énonce un programme d'action dans les domaines politique, économique, social, culturel ou civil. En vertu de ce texte, on entend par discrimination "toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur le sexe qui a pour effet ou pour but de compromettre ou de détruire la reconnaissance, la jouissance ou l'exercice par les femmes, quel que soit leur état matrimonial, sur la base de l'égalité de l'homme et de la femme, des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social, culturel et civil ou dans tout autre domaine".

La Convention fournit une base à partir de laquelle doit s'instituer l'égalité entre les hommes et les femmes en assurant l'égalité d'accès à la vie politique et à la vie publique ainsi que l'égalité des chances dans ces domaines, y compris le droit de voter et de se présenter à des élections, tout comme l'égalité en matière d'éducation et d'emploi. Les Etats parties s'engagent à mettre en œuvre ses dispositions et à prendre des mesures affirmatives pour protéger les droits individuels de la femme. La présentation de rapports nationaux se fait dans l'année suivant l'entrée en vigueur de la Convention dans l'Etat intéressé et puis tous les quatre ans ainsi qu'à la demande du Comité. Les experts qui y siègent sont élus par les Etats parties parmi leurs ressortissants.

Un Protocole facultatif : la réception de plaintes individuelles

Depuis le 6 octobre 1999, un protocole facultatif a été ajouté à la Convention, qui permet aux femmes ou à des groupes d'individus victimes de discrimination fondée sur le sexe de soumettre des plaintes au Comité. En devenant parties au Protocole, les Etats reconnaissent les compétences du Comité pour recevoir et examiner ces plaintes une fois que tous les recours nationaux ont été épuisés.

Le Protocole prévoit aussi une procédure d'enquête donnant la possibilité au Comité d'engager, de sa propre initiative et sur la base de renseignements crédibles, une enquête sur les atteintes graves ou systématiques portées aux droits énoncés dans la Convention. Même si le Protocole accorde à tout Etat partie, au moment de la signature ou de la ratification, la possibilité de ne pas reconnaître la compétence du Comité en matière d'enquête (article 10), il n'admet néanmoins clairement "aucune réserve" (article 17).

Ouvert à la signature depuis le 10 décembre 1999, le Protocole est officiellement entré en vigueur le 22 décembre 2000, après que dix Etats l'aient ratifié. 88 Etats ont, à ce jour, ratifié le Protocole.Haut de page

Les Etats parties à la Convention

La Convention compte [au 10 août 2007] les 185 Etats parties suivants, ce qui la place en seconde place des instruments des droits de l'homme pour le nombre de ratifications : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Allemagne, Andorre, Angola, Antigua-et-Barbuda, Arabie saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Bahamas, Bahreïn, Bangladesh, Barbade, Bélarus, Belgique, Belize, Bénin, Bhoutan, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Botswana, Brésil, Brunei, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Cap-Vert, Chili, Chine, Colombie, Comores, Congo, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Croatie, Cuba, Chypre, Danemark, Djibouti, Dominique, Egypte, Emirats arabes unis, El Salvador, Equateur, Erythrée, Espagne, Estonie, Ethiopie, ex-République yougoslave de Macédoine, Fédération de Russie, Fidji, Finlande, France, Gabon, Gambie, Géorgie, Ghana, Grèce, Grenade, Guatemala, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Guyana, Haïti, Honduras, Hongrie, Iles Marshall, Iles Salomon, Inde, Indonésie, Irak, Irlande, Islande, Israël, Italie, Jamahiriya arabe libyenne, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Kirghizistan, Koweït, Lesotho, Lettonie, Liban, Libéria, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Maldives, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mexique, Micronésie, Monaco, Mongolie, Montenegro, Mozambique, Myanmar, Namibie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Oman, Ouganda, Ouzbékistan, Pakistan, Panama, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République arabe syrienne, République centrafricaine, République de Corée, République démocratique du Congo, République démocratique populaire lao, République dominicaine, République populaire démocratique de Corée, République de Kiribati, République tchèque, République Unie de Tanzanie, République de Moldavie, Roumanie, Royaume-Uni, Rwanda, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Samoa, Saint-Marin, Sao Tome et-Principe, Sénégal, Serbie-et-Monténégro, Seychelles, Sierra Leone, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suède, Suriname, Suisse, Swaziland, Tadjikistan, Tchad, Thaïlande, Timor-Leste, Togo, Trinité-et-Tobago, Tunisie, Turkménistan, Turquie, Tuvalu, Ukraine, Uruguay, Vanuatu, Venezuela, Viet Nam, Yémen, Zambie et Zimbabwe.

Les Etats parties au Protocole facultatif

Au 10 août 2007, les 88 Etats suivants ont ratifié le Protocole : Albanie, Allemagne, Afrique du Sud, Andorre, Antigua et Barbuda, Argentine, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Belize, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Botswana, Brésil, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chypre, Colombie, Costa Rica, Croatie, Cuba, Danemark, Equateur, El Salvador, Espagne, ex-République yougoslave de Macédoine, Fédération de Russie, Finlande, France, Gabon, Ghana, Géorgie, Grèce, Guatemala, Guinée-Bissau, Hongrie, Iles Salomon, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Kirghizistan, Lesotho, Liberia, Libye, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Mali, Maurice, Mexique, Mongolie, Montenegro, Namibie, Népal, Niger, Norvège, Nouvelle-Zélande, Panama, Paraguay, Pays-Bas, Philippines, Pologne, Pérou, Portugal, Royaume-Uni, République de Corée, République dominicaine, République unie de Tanzanie, République tchèque, Roumanie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Marin, Sao Tome et-Principe, Sénégal, Serbie-et-Monténégro, Seychelles, Sierra Leone, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suède, Suisse, Thaïlande, Timor-Leste, Turquie, Ukraine, Uruguay, Vanuatu et Venezuela.

Source : Nations unies, New York et Genève, janvier 2008.
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