Les droits de l'enfant
La violence faite aux femmes


Droits des femmes




LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES
> La campagne 2004 d'Amnesty
> Entretien avec Irene Khan
[Le Monde]

> La campagne d’Amnesty

Chine Défenseur(e)s des droits humains
Espagne Violences domestiques
Irak Violences domestiques, enlèvements, viols et assassinats
Mexique Femmes enlevées et assassinées
République Démocratique du Congo Violences dans les conflits armés


Amnesty Rapports 2001

2004 / LA CAMPAGNE D'AMNESTY CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
 __Rebiya Kadeer : prisonnière d'opinion ouïghoure

Rebiya KadeerRebiya Kadeer, femme d'affaires de renom, âgée de 57 ans, mère de 10 enfants, est originaire de la région autonome ouïghoure du Xinjiang, en Chine. Considérée comme la plus grande figure féminine de la minorité ouïghoure de Chine, elle s'est battue notamment pour faire avancer les droits des femmes, et elle a participé à la Conférence mondiale sur les droits des femmes qui a eu lieu à Pékin en 1995.

Elle a créé en 1997 une association de femmes, le "Mouvement des mille mères", qui défend les droits des minorités ethniques en Chine.

La même année, le gouvernement chinois lui a confisqué son passeport. Elle n'a cessé par la suite d'être harcelée par la police et ses déplacements ont été de plus en plus contrôlés. Les autorités lui ont interdit de rejoindre son mari et certains de ses enfants qui vivent à l'étranger.

Le 11 août 1999, Rebiya Kadeer a été arrêtée à Ürümqi, capitale du Xinjiang, et accusée d'avoir " fourni des informations secrètes à des étrangers ". Reconnue coupable, elle a été condamnée à huit ans d'emprisonnement en mars 2000.

A la connaissance d'Amnesty International, Rebiya Kadeer n'a jamais eu accès à des informations pouvant légitimement être qualifiées de "secrets d'Etat". Son "crime" est d'avoir envoyé des journaux à son mari, aux Etats-Unis.

Son état de santé s'est dégradé en prison. Les conditions de détention dans la région sont réputées pour être particulièrement pénibles. La nourriture est insuffisante, les conditions sanitaires déplorables et les traitements médicaux pratiquement inexistants.

Amnesty International considère que Rebiya Kadeer est une prisonnière d'opinion et demande sa libération immédiate et inconditionnelle.

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