Les droits de l'enfant
La violence faite aux femmes


Droits des femmes





LE RAPPORT
des Nations unies

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NATIONS UNIES, OCTOBRE 2006 / UN RAPPORT SUR LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES
 __Kofi Annan : un fléau généralisé qui menace les progrès vers l'égalité, le développement et la paix.

Dans un rapport sur "toutes les formes de violence à l'égard des femmes", présenté, le 9 octobre 2006, aux Nations unies, à New York, Kofi Annan dénonce un fléau "généralisé" qui menace les progrès vers l'égalité, le développement et la paix.

"La violence à l'égard des femmes constitue une violation des droits de l'homme, qui s'enracine dans les relations de pouvoir traditionnellement inégales entre les hommes et les femmes, ainsi que dans la discrimination systémique à l'égard des femmes omniprésente aussi bien dans la sphère publique que privée", affirme le rapport du secrétaire général des Nations unies.

L'étude, commanditée en 2003 par l'Assemblée générale, conclut que "la violence à l'égard des femmes est universelle et se produit dans toutes les sociétés et cultures, mais qu'elle revêt différentes formes et n'est pas vécue de la même manière".

"Les formes de violence auxquelles les femmes sont exposées, ainsi que la manière dont elles en sont victimes, sont souvent façonnées par la convergence de leur statut de femme et d'autres facteurs comme la race, l'origine ethnique, la classe sociale, l'âge, l'orientation sexuelle, le handicap, la nationalité, le statut juridique, la religion et la culture", indique le rapport, qui estime qu'il faut en conséquence "adopter différentes stratégies, tenant compte de ces facteurs".

Au long de ses 156 pages, le rapport expose que l'élaboration et l'adoption de normes et règles internationales relatives à la lutte contre cette violence ont enregistré des avancées majeures lors des deux décennies écoulées.

"Cette réglementation sert de base à l'engagement des Etats et d'autres parties prenantes, le système des Nations unies notamment, de s'employer à y mettre un terme. Les Etats sont ainsi tenus de prévenir de telles actes de violence; d'entamer des poursuites lorsqu'elles se produisent et de punir leurs auteurs; et d'ouvrir des voies de recours et de réparation aux victimes".

 La responsabilité de prévenir 

Mais, souligne le document, un décalage inacceptable demeure entre les normes internationales relatives à la violence à l'égard des femmes, d'une part, et la mobilisation concrète de l'audience politique et des moyens pour les appliquer, d'autre part.

Parmi les nombreuses recommandations apportées en conclusion du rapport, Kofi Annan souligne la nécessité de préciser les obligations des Etats dans les divers contextes où surgit la violence à l'égard des femmes.

L'Etat a la responsabilité de prévenir, réprimer et éliminer la violence à l'égard des femmes. Toutefois, le rapport préconise aussi les partenariats avec des ONG et d'autres acteurs de la société civile et du secteur privé comportent de gros avantages, en particulier dans la mesure où les organisations de femmes dirigent souvent des programmes que les pouvoirs publics sont à même d'appuyer et de reproduire ou d'institutionnaliser.

Saluant le rapport, la directrice du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Thoraya Ahmed Obaid, a déploré le fait que "trop de femmes étaient soumises à la violence puis à la honte".

"Il est temps de mettre fin à la tolérance envers ces crimes et à la complicité. Nous ne pourrons pas nous débarrasser de la pauvreté, ni du VIH/sida, si nous faisons pas disparaître ces violences contre les femmes et les jeunes filles », a-t-elle affirmé.

Source : Nations unies, New York, octobre 2006.
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