2005
__Micheline Calmy-Rey : le caractère absolu de l'interdiction de la torture doit aussi valoir dans le cadre de la lutte contre le terrorisme

A l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme, la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey s'est prononcée en faveur du caractère absolu de l'interdiction de la torture.
La Suisse s'engage en faveur de l'abolition de la peine de mort, ainsi que du respect de l'interdiction de la torture, a souligné la cheffe du Département fédéral des affaires étrangère. C'est pourquoi, "le caractère absolu de l'interdiction de la torture doit aussi valoir dans le cadre de la lutte contre le terrorisme", a-t-elle rappelé.

Micheline Calmy-Rey

La tradition humanitaire de la Suisse ainsi que les instruments internationaux de protection des droits humains ratifiés par notre pays constituent le fondement de notre politique étrangère. Nous devons persévérer dans notre engagement, car les violations des droits humains et les discriminations sont encore bien trop fréquentes aujourd'hui. Notre engagement est permanent.

La Suisse s'engage en faveur de l'abolition de la peine de mort, ainsi que du respect de l'interdiction de la torture. Le caractère absolu de l'interdiction de la torture doit aussi valoir dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, précisément afin de renforcer la crédibilité de cette lutte.

Des violations intolérables des droits humains concernent particulièrement les femmes et les enfants, lorsque je songe à la traite des êtres humains. On estime à un million le nombre d'enfants victimes chaque année à travers le monde de l'exploitation sexuelle. C'est pourquoi mon Département soutient les institutions, les Organisations non gouvernementales et les défenseurs des droits humains qui contribuent à la prévention et à la lutte contre la traite des êtres humains, ainsi qu'à la protection des victimes.

La communauté des Etats a fait un grand pas en avant grâce à l'ancrage juridique des droits humains dans les Conventions de l'ONU, au Conseil de l'Europe et d'autres organisations régionales. La volonté des Etats et des Organisations internationales de veiller à l'application de ces principes dans les faits demeure cependant déterminante : c'est le défi auquel nous sommes confrontés aujourd'hui. La création d'un Conseil des droits humains de l'ONU qui soit efficace et crédible est importante. Je suis convaincue que la Suisse doit, et peut, continuer à contribuer au respect universel des droits humains grâce à son engagement plein et entier.

Source : Département fédéral des affaires étrangères, Berne, novembre 2005.
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