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__Laction de la Suisse en faveur des droits de lhomme
| Extraits de lallocution prononcée par Joseph Deiss, Conseiller fédéral, chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), le 21 mars 2000, à Genève, à la Commission des droits de lhomme des Nations unies. |
Dans son préambule, la Déclaration universelle des droits de l'homme relève que là reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. La simplicité et la splendeur de cette vision véritablement universelle de droits indivisibles n'a, depuis plus de 50 ans, rien perdu de sa valeur. Et nous sommes plus que jamais appelés à faire un effort pour donner encore plus d'ampleur au mouvement mondial de promotion des droits de l'homme.
L'engagement en faveur des droits de l'homme, inséparables de la démocratie et des principes de l'Etat de droit, constitue l'un des objectifs majeurs de la politique extérieure de la Suisse. C'est ainsi que notre gouvernement vient de se doter d'un concept opérationnel de la politique en faveur des droits de l'homme destiné à en assurer l'efficacité, la cohérence et la crédibilité. [...]
Pour la Suisse, les droits de l'homme doivent répondre à des considérations d'humanité essentiellement, cherchant à améliorer le sort de personnes ou de groupes victimes d'atteintes à leurs libertés fondamentales. Universelle, cette démarche ne prend pas égard pour le régime politique, économique et social des Etats auteurs de violations, quelle que soit la région du monde où ils sont situés. Toute intervention doit se fonder sur des critères objectifs, déterminés par le droit international public, et reposer sur des informations sûres et détaillées établissant des faits dûment avérés.
L'un des objectifs de la Charte des Nations unies est le respect universel et effectif des droits de l'homme pour tous, dont la protection et la promotion sont une préoccupation légitime de la communauté internationale.
En 1998, à l'occasion du cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'Assemblée générale des nations unies a adopté la Déclaration sur les droits et responsabilités des défenseurs des droits de l'homme. C'est un signal politique clair de la communauté internationale en faveur de la protection et de la promotion de leur action en qualité de représentants de la société civile. Depuis l'adoption de cette déclaration, les violations contre les défenseurs des droits de l'homme n'ont pas cessé pour autant. C'est la preuve qu'il ne suffit pas d'adopter un texte international. Encore faut-il qu'il soit appliqué par les Etats. C'est pourquoi nous souhaitons la mise en place d'un mécanisme international destiné à assurer le respect effectif de la Déclaration.
Depuis plusieurs années, mon pays s'engage avec d'autres à promouvoir l'idée de standards fondamentaux d'humanité. Ces principes pourraient être identifiés sur la base du droit international existant - celui des droits de l'homme, le droit humanitaire et celui des réfugiés -, et rassemblés sous une forme concise et accessible à tout un chacun. A notre avis, ces standards répondent à une nécessité, à un impératif de sécurité humaine, celui de mieux protéger la personne dans les situations de violence interne.
Joseph Deiss, Conseiller fédéral, chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Extraits de l'allocution prononcée le 21 mars 2000, à Genève, à la Commission des droits de l'homme des Nations unies. |