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__Les principales interventions faites au nom du "droit d'ingérence humanitaire"
L'action a été présentée comme destinée à protéger les Kurdes alors sévèrement réprimés par les autorités irakiennes. Le respect des droits de la personne devait dorénavant être assuré par des actions menées par la "communauté internationale", par l'intermédiaire des institutions compétentes ou de certains Etats prêts à en défendre les valeurs essentielles. Le Conseil de sécurité des Nations unies, cette fois comme dans tous les cas suivants, invoquait une "menace contre la paix et la sécurité internationales". Ce même motif justifia l'autorisation explicite donnée par le Conseil à l'opération "Restore Hope" ["Restaurer l'espoir"], menée en Somalie à partir de la fin 1992. Officiellement, il s'agissait de mettre fin à l'anarchie qui y sévissait, en vue de rétablir des conditions minimales d'existence. En 1994, c'est la France qui conduisait au Rwanda l'"Opération turquoise", officiellement destinée à protéger les populations de la guerre génocidaire qui déchirait le pays. Dans la même lignée, on peut encore citer les interventions militaires en Bosnie-Herzégovine (1994-1995), au Liberia et en Sierra Leone, en Albanie (1997) ou au Kosovo (1999). [L'intervention internationale contre l'Irak, après que ce pays a envahi un Etat souverain, le Koweït, est par définition hors champ du "droit d'ingérence".] |