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LA NAISSANCE DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE
__11 avril 2002, la cérémonie au siège des Nations unies
C'est la première fois qu'une Cour internationale est
dotée d'une compétence universelle et sans
limites dans le temps pour juger les criminels de guerre, les
auteurs de génocide et de crimes contre l'humanité.
La nouvelle cour est appelée en effet à remplacer
les tribunaux internationaux d'exception, actuellement ceux compétents
pour les crimes commis en ex-Yougoslavie (TPIY à
La Haye) et pour le génocide au Rwanda (PPIR à
Arusha, Tanzanie). |
Le conseiller juridique des Nations unies, Hans Corell,
a reçu, le 11 avril 2002, à New York, au
nom du secrétaire général des Nations unies,
Kofi Annan, les instruments de ratification du Statut de Rome
de la Cour pénale internationale (CPI) des Etats
de Bosnie-Herzégovine, de Bulgarie, du Cambodge, de la
République démocratique du Congo, de l'Irlande,
de la Jordanie, de la Mongolie, du Niger, de la Roumanie, et de
la Slovaquie.
Par ce dépôt simultané de 10 instruments de ratification, conformément à son article 126, le Statut instituant la Cour pénale internationale - première juridiction permanente de cette nature - est entré en vigueur le 1er juillet 2002. La création de la CPI, a déclaré Hans Corell, ouvre "une page nouvelle dans l'histoire de l'humanité".
Après la cérémonie, la Commission préparatoire
de la Cour pénale internationale a entendu, sous
la présidence de Philippe Kirsch (Canada), une déclaration
d'Arthur Robinson, Président de Trinité-et-Tobago,
qui, selon les mots de Hans Corell, "a été
l'un des plus ardents avocats du processus qui a mené à
l'adoption du statut de Rome et à son entrée en
vigueur".
Le Timor-Oriental adhèrera au statut de Rome
La Commission a entendu les représentants de plusieurs
pays ayant ratifié le Statut de Rome, ainsi que le représentant
de l'Assemblée constituante du Timor-Oriental qui, s'exprimant
au nom de Ramos Horta, responsable des affaires étrangères
du territoire, a déclaré qu'après son indépendance
le 20 mai 2002, le Timor-Oriental adhèrera au statut
de Rome. Sortant d'une expérience pénible de violences
aggravées contre ses populations et de violations des droits
de l'homme, le Timor-Oriental soutient la communauté internationale
dans sa volonté de mettre fin à l'impunité
et aux crimes contre l'humanité.
Enfin, s'adressant à la Commission préparatoire
qui a souhaité entendre la société civile,
la représentante de la Coalition des ONG pour la
Cour pénale internationale, a déclaré que
les organisations de la société civile et les victimes
des crimes contre les droits de l'homme étaient heureuses
que les Etats membres aient fait montre de volonté politique
pour permettre, quatre ans après l'adoption du statut de
Rome, son entrée en vigueur. La tâche à accomplir
reste cependant immense, a estimé la représentante,
en souhaitant que les Etats adaptent le plus rapidement leur législation
nationale aux exigences du Statut de Rome et qu'ils donnent à
la CPI les moyens d'un fonctionnement efficace, transparent, et
réellement universel.
Source : Nations unies, New York, 11 avril 20
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