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Les questions abordées concernent d'abord la France : quelles perspectives politiques depuis les élections présidentielles de 2002 ? Que signifie aujourd'hui cette laïcité dont on n'a jamais autant parlé depuis un siècle ? Quelle justice, quelle police, quels droits pour les étrangers met en place le gouvernement actuel, avec quelles conséquences sur les discriminations ? Quel est l'état des droits sociaux, de la liberté d'expression ? La LDH intervient aussi sur les questions internationales, avec la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) à laquelle elle est affiliée. L'Europe, le Forum social européen de novembre 2003, la mondialisation, le conflit israélo-palestinien ou la guerre en Irak : autant de thèmes présentés ici et qui concernent directement le gouvernement et les citoyens de ce pays. "L'Etat des droits de l'Homme en France", Ligue des droits de l'homme (LDH), 144 p., Editions La Découverte, mai 2004. Prix public : 7.5 € TTC. LU DANS LA PRESSE"LE PLUS GRAND RECUL DES DROITS DE L'HOMME DEPUIS L'ALGERIE".
L'année 2003 restera comme l'annus horribilis des droits de l'homme en France. Dans son rapport annuel [
], la Ligue des droits de l'homme (LDH) dresse un bilan accablant de l'action gouvernementale. Selon son président Michel
Tubiana, "en un an et demi, nous avons assisté
au plus grand recul des droits de l'homme en France depuis la
guerre d'Algérie". Premières mesures visées, les lois Perben et Sarkozy, qui "confient des droits arbitraires aux forces de l'ordre, enrégimentent les juges, bouleversent les règles de la procédure pénale au profit de la seule accusation et accroissent la répression au point que les prisons ont atteint un surpeuplement jamais connu jusqu'alors" [ ]. "De plus en plus, la situation des droits en France est indissociable du contexte mondial". La situation au Proche-Orient, à laquelle est consacré un chapitre du rapport, est, selon la LDH, "notre maladie à tous" et responsable de replis communautaires inacceptables. Les populations les plus touchées par le recul des droits sont les plus fragiles : les étrangers (droit d'asile restreint), les pauvres (mendicité, gens du voyage), les jeunes des cités (occupation de hall d'immeuble). Michel Tubiana conclut : "L'ensemble des mesures prises depuis dix-huit mois dans tous les domaines, comme les droits sociaux, la justice, l'emploi, le droit d'asile, la lutte contre le terrorisme ou la sécurité, constitue un système cohérent de recul généralisé des droits individuels en France". Ivan Frachi, Libération, Paris, 25 mai 2004. LIBERTES DROITS DE L'HOMME EN FRANCE, "L'ANNEE HORRIBLE". La Ligue des droits de l'homme livre un rapport accablant pour le gouvernement sur la situation en France. [ ] De la citoyenneté à la laïcité, en passant les libertés publiques, l'immigration, l'Union européenne ou encore l'économie et la mondialisation, la LDH livre un premier rapport d'un " ensemble de réflexions et d'analyses " menées par ses principaux responsables. " C'est une interprétation subjective - et nous le revendiquons - au travers de nos critères ", explique Michel Tubiana. " Nous voulions faire ce dont nous n'avons jamais le temps : nous obliger à écrire ", explique Nicole Savy, vice-présidente de la LDH. Le constat général est pour le moins alarmant. En cause : l'actuel gouvernement, responsable de " régressions auxquelles nous n'avions pas assisté depuis la guerre d'Algérie ", accuse Michel Tubiana. [ ] [
] Même jugement sévère concernant les libertés publiques, mises à mal par les ministres de la Justice Dominique Perben et de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. Ces mêmes libertés sont compromises par la fonte des droits sociaux. " La France est aujourd'hui, de moins en moins une "société d'égaux" ", peut-on lire dans le rapport. La faute au libéralisme économique. Michel Tubiana conclut : " Les droits de l'homme et les libertés deviennent relatives, évoluent au gré des gouvernements ". Vincent Defait, L'Humanité,
Paris, 25 mai 2004. |