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ARMES A SOUS-MUNITIONS | LA CAMPAGNE CONTRE LES ARMES A SOUS-MUNITIONS
__Les bombes à sous-munitions
Au Kosovo, en Irak, en Afghanistan... des milliers d'hommes, de femmes, d'enfants sont victimes des bombes à sous-munitions (BASM). Massivement utilisées lors des derniers conflits, ces armes tuent et mutilent sans distinction entre civils et militaires, longtemps parfois après la fin des conflits.
Les bombes à sous-munitions sont une catégorie de munitions destinée à "arroser" un large périmètre. Leur principe est simple : un gros conteneur (bombe, obus, missile, roquette), est rempli de très petites bombes (les sous-munitions). Le conteneur s’ouvre et disperse les sous-munitions au-dessus d’une zone, créant ainsi un tapis d’explosions pouvant couvrir plusieurs hectares.
Une menace permanente pour les populations civiles
Entre 5 et 30% des sous-munitions n’explosent pas à l’impact : gisant sur le sol, dans les arbres ou sur le toit des maisons, elles se transforment, de facto, en véritables mines antipersonnel, prêtes à exploser au moindre contact.
Elles font ainsi courir une menace mortelle aux populations civiles en cas de manipulation (lors de travaux agricoles, de déboisement, de reconstruction). Attirés par les couleurs vives de certaines sous-munitions, les enfants sont particulièrement exposés au danger.
Selon l’organisation humanitaire Handicap International, 85% des victimes de ces armes - tuées ou mutilées des années parfois après la fin des conflits - sont des civils et 23% des enfants. Pour les victimes, il n’y a aucune différence entre une mine antipersonnel et une sous-munition non explosée.
Pourtant, alors que les mines antipersonnel sont interdites, les bombes à sous-munitions sont considérées comme légales, leur utilisation n'est pas limitée. De nombreux pays continuent de produire, d'utiliser et d'exporter ces armes.
Source : documents site web www.sousmunitions.org

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