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XXIe siècle
"Pour un monde sans mines"



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SEPTEMBRE 2002, UNE EXPOSITION D’HANDICAP INTERNATIONAL
__10 ans de dessin de presse sur les mines antipersonnel


Expo MineToonsEn marge de la 4e conférence des Etats parties à la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production des mines antipersonnel (Convention d'Ottawa), qui se tenait, à Genève, du 16 au 20 septembre 2002, la section suisse de Handicap International a organisé une exposition présentant une sélection des 70 meilleurs dessins de presse de 53 dessinateurs sur le sujet des mines antipersonnel. Ces caricatures ont été publiées entre 1992 et 2002 dans 51 titres, dans 23 pays et sur cinq continents. L’exposition ”tourne” en suisse, ainsi que dans plusieurs pays européens.

La Convention d'Ottawa met complètement hors la loi toute possession et utilisation de mines antipersonnel et énumère un certain nombre de règles en matière de déminage, de destruction des stocks de mines et d'aide aux victimes de mines. Ouverte à la signature le 3 décembre 1997, elle est entrée en vigueur le 1er mars 1999. Elle compte, à ce jour, 128 Etats parties.

Victoire pour les uns, illusion pour les autres, le traité d'interdiction des mines a révélé une arme nouvelle, la "diplomatie publique", celle des citoyens.

C'est en effet grâce au soutien de l'opinion publique internationale que quelques gouvernements ont battu en brèche les rapports de force hérités de la Guerre Froide et les codes feutrés des conférences internationales.

C'est cette dynamique nouvelle qui a été récompensée en 1997 par le Prix Nobel de la Paix et qui a conduit, aujourd'hui, plus des deux tiers des pays de la planète à interdire la fabrication, la vente et l'utilisation des mines antipersonnel.

L'Hebdo, septembre 2002

Les dessins ont été réunis dans un supplément à l'hebdomadaire suisse L'Hebdo, septembre 2002.

A partir de 1992, des artistes, des journalistes et des personnalités de tous horizons ont pris conscience de l'horreur liée à la prolifération de ces armes qui continuent la guerre après la guerre. Chacun a contribué, à la hauteur de ses moyens, à la mobilisation de millions de personnes anonymes aux quatre coins du globe.

Les caricaturistes ont pris leur part de cette mobilisation.

Révolte, analyse, ou dérision sont leurs armes. Elles se déclinent différemment suivant les périodes, les contextes ou les cultures mais ont en commun de dire en quelques traits plus que de longs plaidoyers.

En survolant près de dix années de parutions de dessins de presse dans le plus grand nombre de pays possible, cette exposition donne à voir un autre regard sur la question des mines.

Elle constitue aussi un travail de mémoire au service de la nécessaire poursuite de l'engagement de l'opinion publique. C'est notre vigilance, notre mobilisation qui forceront les gouvernements à respecter les engagements pris, à assumer leur devoir de réparation en mobilisant les ressources financières et humaines à la hauteur du défi posé.

Le XXIe siècle s'est ouvert sur l'interdiction des mines. C'est un vrai progrès pour les générations futures. Mais cela ne suffit pas. Reste aujourd'hui à ne pas oublier les victimes et les millions de mines toujours en place.

Elles tuent et mutilent encore.

Source : Handicap International, septembre 2002.
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