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12 AU 30 JANVIER 2004, GENEVE, 35e SESSION
__Le Comité adopte des "observations" sur la situation des enfants dans 9 pays : Indonésie, Guyana, Arménie, Allemagne, Pays-Bas et Aruba, Inde, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Slovénie et Japon
Le Comité des droits de l'enfant a tenu du 12 au 30 janvier 2004, à Genève, sa 35e session en présentant ses "observations finales" sur les rapports de l'Indonésie, du Guyana, de l'Arménie, de l'Allemagne, des Pays-Bas et d'Aruba, de l'Inde, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de la Slovénie et du Japon.
A sa prochaine session, qui se tiendra à Genève du 17 mai au 4 juin 2004, le Comité doit examiner les rapports du Liberia, du Myanmar, de la Dominique, de la France, du Salvador, de Panama, du Rwanda, de la République populaire démocratique de Corée et de Sao Tome et Principe.
Dans ses observations finales concernant le rapport de l'Indonésie,
le Comité se dit très encouragé par
le processus de démocratisation en cours. Il note cependant
avec préoccupation la persistance, au sein de la société,
d'une discrimination contre les fillettes et contre d'autres groupes
vulnérables d'enfants, en particulier ceux vivant dans
la pauvreté, ceux nés en dehors des liens du mariage,
ceux qui ont été déplacés suite à
un conflit et ceux qui appartiennent à une minorité.
Il se dit alarmé par le grand nombre de tués à
Aceh, au Kalimatan occidental, au centre du Sulawesi, à
Maluku et à Ambon, ainsi que par les morts ayant résulté
du conflit au Timor- Oriental en 1999. Il prie instamment l'Indonésie
d'empêcher l'utilisation d'enfants dans un conflit armé
par l'armée régulière ou par des groupes
paramilitaires ou rebelles.
S'agissant du Guyana, le Comité se félicite
de l'augmentation du taux de scolarisation au niveau du primaire
et des maternelles. Il note que le fardeau croissant de la dette,
la pauvreté largement répandue, les tensions raciales
et l'instabilité politique ont entravé les progrès
vers la pleine et entière réalisation des droits
de l'enfant. Il recommande au pays d'accroître les âges
minima du consentement sexuel et de la responsabilité pénale.
Il se dit préoccupé par la persistance, au
sein de la société, de la discrimination
à l'encontre des filles et de groupes vulnérables
d'enfants tels que ceux vivant dans la pauvreté, les enfants
amérindiens et les enfants handicapés. Le Comité
exprime par ailleurs sa préoccupation face à l'incidence
croissante du travail des enfants.
En ce qui concerne l'Arménie, le Comité
se félicite des amendements apportés à la
loi sur les droits de l'enfant et renforçant la protection
de ces droits. Il reste cependant préoccupé par
la persistance d'une discrimination de facto fondée sur
le sexe ainsi que par les disparités existantes en
matière de jouissance des droits s'agissant de certains
groupes vulnérables tels que les enfants handicapés,
les enfants réfugiés, les enfants vivant dans des
zones rurales, les enfants de familles pauvres, les enfants de
la rue et les enfants vivant dans des institutions. Il réitère
ses préoccupations face au grand nombre d'enfants vivant
dans des institutions; face au nombre croissant d'orphelins de
facto; et face à la détérioration du système
de santé. Il est préoccupé que les réfugiés
d'Azerbaïdjan arrivés en Arménie entre 1989
et 1992 suite au conflit du Nagorny Karabakh restent l'un des
groupes les plus vulnérables.
Le Comité se félicite de l'adoption par
l'Allemagne de la loi sur la nationalité et la citoyenneté
qui permet une meilleure intégration des enfants étrangers,
ainsi que de l'amendement apporté à la loi sur les
questions familiales, qui supprime la discrimination à
l'encontre des enfants nés hors mariage. Il note cependant
avec préoccupation que l'Allemagne a mentionné à
diverses reprises dans son rapport qu'elle n'appliquerait pas
plusieurs de ses recommandations. Il se dit préoccupé
par la discrimination de facto qui existe à l'encontre
des enfants étrangers; par les incidents de haine raciale
et de xénophobie; par les risques d'irrégularités
en matière d'adoptions internationales; par le fait que
les enlèvements d'enfants par un de leurs parents constituent
un problème croissant; et par le nombre croissant d'enfants
placés en détention.
Dans ses observations finales sur les Pays-Bas et Aruba,
le Comité se félicite des amendements apportés
aux dispositions de la loi pénale relatives aux délits
sexuels à Aruba. Il se dit néanmoins préoccupé
par la persistance de préjugés sociaux et de la
discrimination au sein de la société, en particulier
à l'encontre des enfants des minorités ethniques
et des enfants réfugiés et requérants d'asile.
Il recommande aux Pays-Bas de fréquemment évaluer
- et si nécessaire revoir - les règles et procédures
applicables à l'euthanasie et de prendre toutes les mesures
nécessaires pour renforcer le contrôle de cette pratique.
Il se dit préoccupé par le fait que la façon
dont sont déterminées et rejetées un nombre
important et croissant de demandes de réfugiés,
en ayant recours à la procédure accélérée
des 48 heures, n'est pas conforme à la Convention. Il s'inquiète
du taux croissant d'enfants en conflit avec la loi qui sont condamnés
à des peines de détention.
S'agissant de l'Inde, le Comité se félicite
de l'adoption en 2002 d'un amendement constitutionnel rendant
l'éducation obligatoire et gratuite de 6 à 14 ans.
Il est toutefois profondément préoccupé par
la persistance d'une importante discrimination sociale à
l'encontre des enfants appartenant aux castes et tribus reconnues
ainsi que par la persistance d'attitudes sociales discriminatoires
et de pratiques traditionnelles néfastes à l'encontre
des jeunes filles; par les nombreuses informations faisant état
de mauvais traitements, de torture et d'abus sexuels à
l'encontre d'enfants dans des centres de détention; et
par les allégations de meurtres d'enfants par des agents
responsables de l'application des lois. Il exprime sa très
grave préoccupation face aux informations faisant état
d'enfants impliqués dans les conflits au Jammu-et-Cachemire
et dans les Etats du Nord-Est, ainsi que face au grand nombre
d'enfants impliqués dans l'exploitation économique
dont certains sont soumis au travail forcé.
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Comité
note avec satisfaction l'adoption en 2003 de la loi sur les tribunaux
juvéniles. Il recommande néanmoins au pays de relever
l'âge minimum du mariage des filles. Il exprime sa préoccupation
face à la persistance, au sein de la société,
de la discrimination à l'encontre des fillettes et des
femmes ainsi qu'à l'encontre des groupes vulnérables
d'enfants tels que les enfants handicapés, les enfants
vivant dans la pauvreté, les enfants nés hors mariage,
les enfants adoptés et les enfants de parenté mixte.
Il se dit préoccupé par le recours à la violence
à l'encontre des enfants de la part de la police et du
personnel dans les institutions. Il se dit préoccupé
par le fait que l'éducation ne soit ni obligatoire ni gratuite;
par le nombre élevé d'enfants qui souffrent toujours
des effets très préjudiciables du conflit armé;
par le nombre important d'enfants qui travaillent; et par la forte
incidence de la prostitution des enfants dans le pays.
Le Comité se félicite de l'adoption par
la Slovénie d'une nouvelle législation définissant
les droits des requérants d'asile et des réfugiés.
Il se dit néanmoins préoccupé par le fait
que les préjugés et la discrimination à l'encontre
des Roms et des autres minorités - notamment les Serbes,
les Bosniaques et les Croates - restent répandus. Il recommande
à la Slovénie d'appliquer pleinement et rapidement
les décisions de la Cour constitutionnelle affirmant que
l'effacement, en 1992, de quelque 18'300 personnes originaires
d'autres parties de l'ancienne Yougoslavie du Registre de résidence
permanente n'a aucun fondement juridique et que le statut de résidents
permanents devait être rétroactivement rendu aux
personnes affectées. Il se dit d'autre part préoccupé
par les informations laissant entendre que la Slovénie
est un pays de transit et de destination pour le trafic des femmes
et des fillettes.
Dans ses observations finales sur le Japon, le Comité
note avec satisfaction que ce pays est le plus grand donateur
en chiffres absolus pour ce qui est de l'aide publique au développement
(APD). Il lui recommande toutefois d'accroître les âges
minima du mariage des filles et du consentement sexuel. Il se
dit préoccupé que la législation exerce une
discrimination à l'encontre des enfants nés hors
mariage et que persiste, au sein de la société,
une discrimination à l'encontre des filles et des enfants
handicapés, amérasiens, coréens, buraku,
ainu et fils ou filles de travailleurs migrants. Certains manuels
scolaires sont incomplets ou partiaux, ajoute le Comité.
Il s'inquiète aussi du nombre croissant de jeunes jugés
comme des adultes et condamnés à des peines de détention, ainsi que des informations laissant apparaître que les jeunes qui affichent un comportement problématique, en fréquentant par exemple des lieux de réputation douteuse, tendent à être traités comme des délinquants juvéniles.
LES OBSERVATIONS FINALES DU COMITE
INDONESIE. S'agissant du deuxième rapport périodique
de l'Indonésie, le Comité se félicite
que ce pays ait ratifié un certain nombre d'instruments
internationaux comme la Convention contre la torture, la Convention
internationale sur l'élimination de toutes les formes de
discrimination raciale, la Convention n°138 de l'OIT sur l'âge
minimum d'admission à l'emploi et la Convention n°182
de l'OIT sur l'élimination des pires formes de travail
des enfants. Le Comité se dit grandement encouragé
par le processus de démocratisation en cours ainsi que
par l'intégration des droits de l'homme dans les lois et
politiques. Il se félicite notamment de l'inclusion
dans la Constitution, en 2002, d'une Charte des
droits de l'homme comprenant les droits de l'enfant, ainsi
que de l'adoption de la loi sur la protection de l'enfant et de
la loi sur le système d'éducation nationale, du
Programme national d'action pour les enfants, de l'Agence pour
la protection de l'enfant, de la Commission indonésienne
pour la protection de l'enfant, et de la loi sur les tribunaux
pour mineurs.
Au titre des facteurs et difficultés entravant la mise en uvre de la Convention, le Comité reconnaît
les défis auxquels est confrontée l'Indonésie
et au nombre desquels figurent les conflits armés internes,
le terrorisme ainsi que la nature particulière de la configuration
géographique du pays. Le Comité regrette néanmoins
que certaines des recommandations qu'il avait présentées
lors de l'examen du rapport initial n'ont pas été
suffisamment traitées, en particulier en ce qui concerne
la réforme de la législation nationale relative
au travail des enfants; la réforme globale du système
de justice pour mineurs; les mesures urgentes nécessaires
pour combattre toutes les formes de discrimination à l'encontre
des enfants; ainsi que les mesures nécessaires pour prévenir
la violence contre les enfants, y compris les disparitions et
la détention arbitraire. Le Comité se félicite
de l'information qui lui a été fournie selon laquelle
la loi de 2002 sur la protection de l'enfant rend inutiles les
réserves que le pays avait émises à l'égard
de plusieurs articles de la Convention, de sorte que ces réserves
seront très prochainement retirées.
Le Comité recommande au pays de s'assurer
qu'aucune discrimination fondée sur le sexe ne subsiste,
en particulier en portant l'âge minimum pour le mariage
des filles au même niveau que celui fixé pour les
garçons et en prenant toute autre mesure nécessaire
pour prévenir et réduire toutes les formes de mariages
précoces. Le Comité note avec préoccupation
la persistance, au sein de la société, d'une discrimination
contre les fillettes et contre d'autres groupes vulnérables
d'enfants, en particulier ceux vivant dans la pauvreté,
ceux qui sont nés en dehors des liens du mariage, ceux
qui ont été déplacés suite à
un conflit et ceux qui appartiennent à une minorité.
Le Comité se dit en outre préoccupé que les
enfants sont rarement écoutés au sein de leur famille,
pas plus qu'ils ne le sont à l'école et au sein
des communautés, s'agissant des questions qui les concernent.
Le faible taux d'enregistrement des naissances est également
jugé préoccupant. Il est en outre recommandé
au pays de revoir ses lois sur la citoyenneté de manière
à garantir la transmission de la citoyenneté tant
par la lignée paternelle que par la lignée maternelle.
Le Comité se dit préoccupé par
le nombre élevé d'enfants victimes de violence,
d'abus et de négligence dans les écoles, dans les
lieux publics, dans les centres de détention et au sein
de la famille, et recommande à l'Indonésie de renforcer
les efforts qu'elle déploie actuellement pour remédier
à ce problème. Il se dit profondément préoccupé
que les châtiments corporels au sein de la famille et à
l'école sont largement répandus, culturellement
acceptés et encore légaux. Il est aussi préoccupé
que le droit islamique applicable aux musulmans en Indonésie,
dans les procédures de divorce, prévoie que les
décisions relatives à la garde des enfants sont
basées sur l'âge de l'enfant et non sur l'intérêt
supérieur de l'enfant. Il se dit préoccupé
par le nombre élevé d'enfants placés dans
des institutions, par les conditions dans ces institutions, ainsi
que par le nombre croissant d'enfants abandonnés par leurs
parents. Le Comité se dit préoccupé que la
législation actuelle en matière d'adoption soit
discriminatoire, en fonction du groupe d'origine ethnique de l'enfant,
et ne fournisse pas de garanties suffisantes contre les pratiques
d'adoption abusives. Le Comité se dit préoccupé
que l'éducation ne soit pas gratuite, même au niveau
du primaire.
Le Comité reste préoccupé par
le caractère plutôt limité des rapatriements
d'enfants est-timorais séparés de leurs familles.
Le Comité se dit très préoccupé par
la situation des enfants réfugiés et déplacés
internes vivant dans des camps de réfugiés. Il se
dit d'autre part alarmé par le grand nombre de personnes
tuées à Aceh, au Kalimatan occidental, au centre
du Sulawesi, à Maluku et à Ambon, ainsi que par
les morts ayant résulté du conflit au Timor-Oriental
en 1999. Le Comité est notamment préoccupé
par le fait que les responsables de violations des droits de
l'homme à l'encontre d'enfants affectés par un conflit
armé sont rarement poursuivis. Il s'inquiète en outre que la loi martiale à Aceh puisse avoir un impact négatif sur la protection et la mise en uvre des droits de l'enfant. Il se dit profondément préoccupé par les informations faisant état de l'utilisation d'enfants soldats, notamment à Aceh et à Maluku, ainsi qu'au Timor-Oriental jusqu'en 1999. Le Comité prie instamment l'Indonésie d'empêcher l'utilisation d'enfants dans un conflit armé par l'armée régulière ou par des groupes paramilitaires ou rebelles. S'agissant de la justice pour mineurs, le Comité recommande notamment au pays d'accroître l'âge minimum de la responsabilité pénale en le portant à un niveau internationalement acceptable et d'assurer que les enfants détenus sont toujours séparés des adultes. Il est en outre recommandé à l'Indonésie de prendre toutes les mesures nécessaires afin de mettre un terme à la violence ainsi qu'aux arrestations et détentions arbitraires perpétrées par l'appareil d'Etat à l'encontre des enfants de la rue.
GUYANA. Dans ses observations finales sur le rapport
initial du Guyana, le Comité se félicite de la création du Ministère des affaires amérindiennes ainsi que de la réforme constitutionnelle et de l'adoption de la loi n°6 de 2001 prévoyant la création de commissions constitutionnelles parmi lesquelles la Commission pour les droits de l'enfant. Il se félicite en outre de la ratification par le Guyana des conventions n°138 et 182 de l'OIT, portant respectivement sur l'âge minimum d'accès à l'emploi et sur l'élimination des pires formes de travail des enfants. Le Comité se félicite également de l'augmentation du taux de scolarisation dans l'enseignement primaire et dans les maternelles. Au titre des facteurs et difficultés entravant la mise en uvre de la Convention, le Comité note que le fardeau croissant de la dette, la pauvreté largement répandue, les tensions raciales et l'instabilité politique ont entravé les progrès vers la pleine et entière réalisation des droits de l'enfant énoncés dans la Convention. Le Comité note en outre qu'un grand nombre d'enfants vivent dans des zones reculées difficiles à atteindre. Il reste néanmoins préoccupé
par la lenteur avec laquelle progresse le processus d'approbation
et d'adoption des projets de lois relatifs aux enfants, au
statut des enfants, au tribunal de la famille et à l'éducation.
Il encourage en outre le Guyana à poursuivre ses efforts
en vue de mettre sur pied un mécanisme indépendant
et efficace conforme aux Principes de Paris applicables aux institutions
nationales de droits de l'homme et qui serait chargé, entre
autres, de traiter les plaintes déposées par des
enfants. Le Comité recommande par ailleurs au pays d'accroître
l'âge minimum du consentement sexuel (13 ans actuellement)
ainsi que l'âge minimum de la responsabilité pénale
(10 ans).
Le Comité se dit préoccupé par
la persistance, au sein de la société du
Guyana, de la discrimination à l'encontre des filles
et de groupes vulnérables d'enfants tels que les enfants
vivant dans la pauvreté, les enfants amérindiens
et les enfants handicapés. Il est préoccupant que
la Constitution n'interdise pas la discrimination fondée
sur le handicap, souligne le Comité. Il s'inquiète
du nombre important d'enfants qui ne sont pas enregistrés
à la naissance, en particulier dans les zones reculées
et parmi les Amérindiens. D'autre part, le Comité
exprime sa préoccupation que les châtiments corporels
sont encore largement pratiqués au sein de la famille,
dans les écoles et dans les institutions, la législation
ne prévoyant d'ailleurs pas leur interdiction. Le Comité
se dit profondément préoccupé par l'environnement
généralement violent dans lequel vivent les enfants
du Guyana ainsi que par le nombre croissant de rapports de mauvais
traitements et d'abus contre des enfants, y compris des abus sexuels.
Est jugé profondément préoccupant le fait
que la loi sur les délits pénaux pénalise
une fillette de 16 ans ou plus qui aurait des relations sexuelles
avec un parent tels que le grand-père ou le frère,
la fillette encourant alors une peine de sept ans d'emprisonnement.
Le Guyana doit abolir, à titre prioritaire, cette disposition
de la loi en prenant les mesures nécessaires pour prévenir
l'inceste, recommande le Comité. Il recommande au pays
de prendre toutes les mesures nécessaires pour réduire
les taux de mortalité en améliorant les soins prénataux
et en prévenant les maladies transmissibles. Le Comité
se dit en outre préoccupé par le fort taux de grossesses
chez les adolescentes et d'abus de stupéfiants chez les
adolescents en général. Il se dit également
préoccupé par la propagation rapide du VIH/sida
dans le pays, un grand nombre d'enfants étant alors infectés
ou affectés. S'agissant de l'éducation, le Comité
reste préoccupé par les forts taux d'abandons scolaires,
en particulier chez les garçons, influencés par
la situation économique des familles. Le Comité
exprime par ailleurs sa préoccupation face à l'incidence
croissante du travail des enfants au Guyana.
Le Comité reste en outre préoccupé
par l'incompatibilité du système de justice juvénile
du Guyana avec les dispositions et principes de la Convention.
À cet égard, l'âge de 10 ans fixé pour
la responsabilité pénale est jugé particulièrement
préoccupant, car trop bas; il est également préoccupant
que les jeunes âgés de 17 ans soient jugés
comme des adultes. Le Comité fait exprime également
sa préoccupation face au manque de maisons d'arrêt
pour les délinquants mineurs et face aux conditions de
détention très dures. Aussi, est-il recommandé
au Guyana de faire en sorte que l'amendement à la loi sur
les délinquants mineurs reflète les normes internationales
applicables en matière de justice juvénile. Le Comité
se dit préoccupé par les conditions de vie des
enfants amérindiens s'agissant en particulier de la dégradation de leur environnement naturel et du fait qu'ils ne reçoivent pas un enseignement dans leur propre langue. Il est recommandé au Guyana de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les enfants amérindiens contre toute discrimination et garantir leur jouissance de tous les droits reconnus par la Convention.
ARMENIE. Dans ses observations finales sur le deuxième
rapport périodique de l'Arménie, le Comité
se félicite d'un certain nombre d'évolutions positives
intervenues durant la période couverte par le rapport et
au nombre desquelles figurent, entre autres: les amendements apportés
en 2002 et 2003 à la loi sur les droits de l'enfant, qui
renforcent la protection de ces droits dans la législation
nationale; l'adoption de la loi sur le Procureur des droits de
l'homme, entrée en vigueur le 1er janvier 2004 et en vertu
de laquelle un ombudsman (médiateur) des droits de l'homme
sera nommé dans les deux mois; l'adoption en 2003 d'un
Plan national d'action pour la protection des droits de l'enfant
en Arménie (2004-2015); l'approbation en 2002 d'une stratégie
nationale de lutte contre le VIH/sida; ainsi que l'abolition inconditionnelle
de la peine de mort intervenue suite à la ratification
par l'Arménie, en 2003, du Protocole VI à la Convention
européenne des droits de l'homme. Au titre des facteurs
et difficultés entravant la mise en oeuvre de la Convention
relative aux droits de l'enfant, le Comité note que l'Arménie
continue de faire face à de graves défis économiques,
sociaux et politiques engendrés par la transition vers
une économie de marché et par le conflit non résolu
du Nagorny Karabakh.
Le Comité recommande à l'Arménie d'accorder une attention prioritaire à la mise en uvre de ses recommandations antérieures et fait part de sa préoccupation face à la lenteur avec laquelle progresse l'élaboration de la nouvelle législation. Il recommande par ailleurs au pays d'accroître l'âge minimum pour le mariage des filles (17 ans actuellement) en le portant au même niveau que celui fixé pour les garçons (18 ans). Le Comité reste en outre préoccupé par la persistance d'une
discrimination de facto fondée sur le sexe ainsi que
par les disparités existantes en matière de jouissance
des droits s'agissant de certains groupes vulnérables tels
que les enfants handicapés, les enfants réfugiés,
les enfants vivant dans des zones rurales, les enfants de familles
pauvres, les enfants de la rue, et les enfants vivant dans des
institutions. Le Comité recommande que le projet de loi
sur les réfugiés actuellement à l'étude
accorde une protection explicite à l'unité familiale
des requérants d'asile et des réfugiés et
assure qu'un enfant réfugié acquière automatiquement
la citoyenneté arménienne lorsque ses parents l'acquièrent
- la loi sur la citoyenneté devant être révisée
en conséquence.
Le Comité se dit préoccupé par
le manque de services communautaires permettant d'aider les familles
en difficulté à résoudre leurs problèmes
et d'empêcher la séparation des enfants de leurs
parents. Le Comité réitère ses préoccupations
concernant le grand nombre d'enfants vivant dans des institutions
et le nombre croissant d'orphelins; la détérioration du système de santé; la forte incidence des grossesses d'adolescentes et du fort taux d'avortements; le grand nombre d'enfants vivant en dessous du seuil de pauvreté; le travail des enfants, qui reste un problème en Arménie, en particulier dans l'agriculture. Il fait également part de sa préoccupation en ce qui concerne l'accès inadéquat des enfants des minorités à l'éducation dans leur langue maternelle. Le Comité est préoccupé que la situation d'un grand nombre de réfugiés d'Azerbaïdjan - arrivés en Arménie suite au conflit du Nagorny Karabakh - n'ait toujours pas été résolue, et que ce groupe reste l'un des plus vulnérables d'Arménie. Il recommande donc au pays d'accroître ses efforts en vue de faciliter l'intégration des réfugiés au sein de la société arménienne. Il se dit en outre profondément préoccupé que des personnes de moins de 18 ans se livrant à la prostitution sont poursuivies en vertu du Code pénal plutôt qu'assistées en tant que victimes. Le Comité se dit également préoccupé par l'absence d'un système de
justice juvénile dans le pays.
ALLEMAGNE. En ce qui concerne le deuxième rapport
périodique de l'Allemagne, le Comité se
félicite de l'adoption de la loi sur la nationalité
et la citoyenneté du 15 juillet 1999, qui permet une meilleure
intégration des enfants étrangers, ainsi que de
l'amendement apporté en décembre 1997 à la
loi sur les questions familiales, qui supprime la discrimination
entre les enfants nés hors mariage et les autres en matière
de droits de garde et de visite.
Au titre des facteurs et difficultés entravant la mise en uvre de la Convention, le Comité note que la réunification de l'Allemagne et ses implications continue d'avoir des effets sur la mise en uvre de la Convention à travers le pays. Par ailleurs, le Comité note avec préoccupation que l'Allemagne a mentionné à diverses reprises dans son rapport qu'elle n'appliquerait pas plusieurs recommandations du Comité. Le Comité prie instamment l'Allemagne de ne ménager aucun effort pour traiter les recommandations antérieures du Comité qui n'ont pas encore été mises en uvre. Tout en prenant note de l'information qui lui a été fournie selon laquelle la réserve et les déclarations que l'Allemagne avait émises au moment de la ratification de la Convention sont devenues inutiles du fait, entre autres, de la récente législation, le Comité reste préoccupé par le manque de volonté de la majorité des Länder d'accepter le retrait de ces déclarations et de cette réserve. Il est donc recommandé à l'Allemagne d'accélérer le processus de retrait. Il lui est en outre recommandé d'envisager de nouveau l'incorporation de la Convention dans la loi fondamentale, comme cela était prévu du temps du rapport initial. Le Comité est préoccupé par l'absence d'un mécanisme de surveillance globale
de la Convention qui serait habilité à recevoir
et traiter des plaintes d'enfants tant au niveau fédéral
qu'au niveau des Länder. Il reste en outre préoccupé
par le fait que l'Allemagne ne consacre que 0,27% de son PIB à
l'aide publique au développement.
Le Comité se dit par ailleurs préoccupé
par la discrimination de facto qui existe à l'encontre
des enfants étrangers ainsi que par les incidents de
haine raciale et de xénophobie, qui ont un impact négatif
sur le développement des enfants. Le Comité s'inquiète
en outre que certaines disparités entre Länder, notamment
du point de vue des services fournis et la jouissance des droits
de l'enfant, puissent équivaloir à de la discrimination.
Le Comité se dit par ailleurs préoccupé
par les lois actuellement en discussion dans certains Länder
visant à bannir les enseignants portant un foulard dans
les écoles publiques; cela ne contribue pas à
la bonne compréhension par l'enfant de ce qu'est le droit
à la liberté de religion, pas plus que cela ne contribue
à la promotion d'une attitude de tolérance. Il est
donc recommandé à l'Allemagne de prendre des mesures
éducatives et autres visant à développer
chez les parents, les enfants et d'autres une culture de
compréhension et de tolérance, en particulier
dans les domaines de la liberté de religion, de conscience
et de pensée, en évitant pour ce faire toute mesure
qui pointerait du doigt un groupe religieux particulier. Le Comité
reste en outre préoccupé par les risques d'irrégularités
en matière d'adoptions internationales. Il reste également
préoccupé par le fait que les enlèvements
d'enfants par un de leurs parents constituent un problème
croissant.
D'autre part, le Comité exprime sa préoccupation
face aux diverses formes de violence qui continuent d'exister
en Allemagne, en particulier les abus sexuels et le problème
croissant de la violence à l'école. Il recommande
au pays d'entreprendre une étude globale sur la violence
et plus particulièrement sur les formes de violence ci-dessus
identifiées. Le Comité fait également part
de sa préoccupation face au nombre élevé
d'enfants naissant avec le syndrome d'alcoolémie ftale.
On estime à 3 millions le nombre d'enfants dont l'un
des deux parents souffre d'une dépendance aux drogues,
relève le Comité. Il recommande par ailleurs à
l'Allemagne de prendre toutes les mesures nécessaires pour
assurer que, dans les institutions psychiatriques, les enfants
soient séparés des adultes. Le Comité se
dit en outre préoccupé par les informations indiquant
que les mutilations génitales féminines sont
pratiquées dans le pays sur des fillettes originaires des
pays sub-sahariens. Le Comité reste également
préoccupé par la prévalence de la pauvreté
en Allemagne, qui affecte essentiellement les familles nombreuses,
les foyers monoparentaux et les familles d'origine étrangère,
ainsi que - de manière disproportionnée - les familles
de la partie orientale du pays. Le Comité reste aussi préoccupé
par le fait que les enfants réfugiés âgés
de 16 à 18 ans ne bénéficient pas des droits
énoncés dans la loi sur le bien-être de la
jeunesse, ainsi que par le fait que les enfants rom et les autres
enfants appartenant à des minorités ethniques peuvent
être expulsés vers des pays que leurs familles ont
fui. Est également préoccupant le fait que le recrutement
d'enfants-soldats ne soit pas considéré comme un
critère spécifique de persécution lors de
l'examen de la procédure d'asile. Le Comité recommande
à l'Allemagne d'étendre à tous les enfants
de moins de 18 ans et dans toutes les lois pertinentes, la protection
contre l'exploitation sexuelle et le trafic. Il exprime par ailleurs sa préoccupation face au nombre croissant d'enfants des rues, parmi lesquels un pourcentage important d'enfants étrangers. Le Comité est en outre préoccupé par le nombre croissant d'enfants placés en détention, phénomène qui touche de manière disproportionnée les enfants d'origine étrangère.
PAYS-BAS. Dans ses observations finales sur le deuxième
rapport périodique des Pays-Bas et sur le rapport
initial d'Aruba, examinés concomitamment au cours de la
session, le Comité apprécie les efforts déployés afin d'améliorer la coordination de la politique en faveur des enfants par le biais, notamment, de la création en 2004 d'un Commissaire à la jeunesse. Le Comité se félicite de la réforme législative entreprise afin d'améliorer la mise en uvre de la Convention, et plus particulièrement des amendements apportés aux dispositions de la loi pénale relatives aux délits sexuels à Aruba ainsi que de l'entrée en vigueur de la loi sur l'assistance à l'invalidité des jeunes personnes. Tout en notant avec satisfaction que diverses recommandations qu'il avait faites lors de l'examen du rapport initial ont été dûment traitées, le Comité souligne que n'ont pas été suffisamment suivies les recommandations concernant, entre autres, la mise en place d'un mécanisme indépendant de surveillance des droits de l'enfant; les soins alternatifs et la nécessité
de disposer d'institutions résidentielles ou alternatives
pour les enfants privés de famille; les mutilations
génitales féminines; et l'éducation aux
droits de l'homme. Le Comité recommande en outre aux Pays-Bas
de retirer leurs réserves à l'égard de la
Convention. Il regrette par ailleurs le manque d'un plan national
d'action global pour les enfants.
Tout en notant les efforts significatifs déployés
par les Pays-Bas pour traiter la discrimination raciale, le Comité
se dit préoccupé par la persistance de préjugés
sociaux et de la discrimination au sein de la société
néerlandaise, en particulier à l'encontre des
enfants des minorités ethniques et des enfants réfugiés
et requérants d'asile. En outre, dans certaines municipalités
et certaines écoles aux Pays-Bas, il existe une ségrégation
de facto entre familles ethniquement néerlandaises et familles
d'origine étrangère. À Aruba, le Comité
s'inquiète de la discrimination existante à l'encontre
des enfants des familles migrantes, en particulier pour ce qui
est de l'accès aux services. Le Comité prend note
de l'information selon laquelle l'euthanasie reste un crime selon
le Code pénal mais qu'elle n'est pas poursuivie si elle
est pratiquée par un médecin qui répond aux
critères énoncés dans le Code pénal
et si elle respecte les procédures requises par la loi
et les règles en vigueur. Dans la mesure où cette
loi est aussi applicable aux enfants de 12 ans et plus et où
elle exige des demandes répétées et explicites
de l'enfant ainsi que le consentement parental si l'enfant n'a
pas atteint l'âge de 16 ans, le Comité se dit préoccupé
par la question du contrôle de ces demandes. Il fait part
de sa préoccupation face aux informations indiquant que
du personnel médical a mis fin à la vie de nouveau-nés
atteints d'anomalies graves. Il est donc recommandé aux
Pays-Bas de fréquemment évaluer - et si nécessaire
revoir - les règles et procédures applicables à
l'euthanasie et de prendre toutes les mesures nécessaires
pour renforcer le contrôle de cette pratique.
Le Comité recommande aux Pays-Bas de renforcer
leurs efforts à Aruba afin de faire en sorte que les naissances
de tous les enfants soient dûment enregistrées. Il
se dit en outre préoccupé de constater qu'il
n'existe pas d'interdiction légale des châtiments
corporels au sein de la famille. S'agissant des questions
de santé, le Comité se dit notamment préoccupé
par la hausse du taux d'infection des mères et des enfants
par le VIH/sida. Pour ce qui est des questions d'éducation,
le Comité s'inquiète notamment que l'éducation
primaire ne soit pas obligatoire à Aruba et que l'éducation
en faveur de la petite enfance ne soit pas universellement disponible
dans l'ensemble des Pays-Bas. Par ailleurs, le Comité se
dit préoccupé que la définition d'un requérant
d'asile mineur non accompagné n'est pas conforme aux normes
internationales et peut rendre l'accès aux services de
base plus difficile pour. Le Comité est également
préoccupé par le fait que la façon dont sont
déterminées et rejetées un nombre important
et croissant de demandes de réfugiés, en ayant recours
à la procédure accélérée des
48 heures, n'est pas conforme à la Convention et aux normes
internationales.
Le Comité est en outre préoccupé
que les enfants dont les demandes de statut de réfugié
ont été rejetées sont détenus dans
des camps fermés où les possibilités
en matière d'éducation et de loisirs sont limitées.
Le Comité est aussi préoccupé par le manque
de procédures officielles d'asile et de protection à
Aruba et par les pratiques actuelles entourant la détention
et l'expulsion des immigrants irréguliers. Il est notamment
recommandé aux Pays-Bas de revoir la loi de 2001 sur les
étrangers ainsi que son application, de manière
à assurer une totale conformité avec les normes
internationales applicables aux réfugiés. Le Comité
se dit préoccupé par l'exigence de dépôt
de plainte qui, pour les victimes de plus de 12 ans, entrave la
poursuite des cas de violence sexuelle commise à l'encontre
d'un enfant. Il recommande en outre au pays d'élaborer
un plan national d'action contre l'exploitation sexuelle à
des fins commerciales, tant aux Pays-Bas qu'à Aruba. Le
Comité se dit par ailleurs préoccupé que
les enfants en conflit avec la loi âgés de 16 à 18 ans puissent être condamnés comme des adultes et s'inquiète de la proportion croissante d'enfants
en conflit avec la loi aux Pays-Bas qui sont condamnés
à des peines de détention.
INDE. Dans ses observations finales sur le deuxième
rapport périodique de l'Inde, le Comité se félicite des nombreuses activités entreprises au niveau fédéral et au niveau des Etats indiens en faveur de la mise en uvre de la Convention et au nombre desquelles figurent, entre autres, l'adoption en 2002 d'un amendement constitutionnel rendant l'éducation obligatoire et gratuite pour tous les enfants âgés de 6 à 14 ans; l'adoption en 2003 d'un amendement à la loi sur les techniques de diagnostic prénatal qui interdit la sélection en fonction du sexe; ainsi que l'expansion de l'école primaire. Le Comité reconnaît que le fort taux de croissance démographique d'une population par ailleurs très nombreuse constitue une entrave majeure à la mise en uvre de la Convention. En outre, l'extrême pauvreté, l'inégalité massive des statuts sociaux, la persistance d'attitudes profondément discriminatoires et l'impact des catastrophes naturelles constituent autant de difficultés sérieuses rencontrées sur la voie du respect par l'Inde de ses obligations au titre de la Convention.
Le Comité reste préoccupé par le
fait que la législation interne, en particulier les
lois religieuses et personnelles régissant les affaires
familiales, ne sont toujours pas pleinement conformes aux dispositions
et principes de la Convention. Le Comité se dit en outre
profondément préoccupé par les niveaux fortement
disparates de jouissance des droits de l'enfant dont pâtissent
en particulier les fillettes, les enfants vivant dans différents
Etats, les enfants des zones rurales, les enfants vivant dans
des bidonvilles, ainsi que les enfants appartenant à différentes
castes et groupes tribaux et autochtones. Le Comité est
profondément préoccupé par la persistance
d'une importante discrimination sociale à l'encontre des
enfants appartenant aux castes et tribus reconnues et dont
témoignent notamment les nombreuses violations dont fait
l'objet, souvent dans l'impunité, la loi de 1989 sur les
castes et tribus reconnues. Il est recommandé à
l'Inde de prendre toutes les mesures nécessaires pour abolir
la pratique discriminatoire d'"intouchabilité"
et pour prévenir les abus fondés sur l'appartenance
à une caste ou à une tribu.
Le Comité se dit par ailleurs profondément
préoccupé par la persistance d'attitudes sociales
discriminatoires et de pratiques traditionnelles néfastes
à l'encontre des jeunes filles, s'agissant notamment du faible taux de scolarisation et du fort taux d'abandons scolaires des filles; des mariages forcés et précoces; et des lois sur le statut personnel fondées sur la religion qui perpétuent l'inégalité entre les sexes dans des domaines tels que le mariage, le divorce, la garde des enfants et l'héritage. L'Inde est priée de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre en uvre le Plan national d'action en faveur de la fillette. Elle est également encouragée à assurer la mise en uvre des lois de protection dans ce domaine. Le Comité reste toutefois profondément préoccupé par le fait que le ratio entre les deux sexes s'est dégradé, ces dix dernières années, dans la tranche d'âges de 0 à 6 ans. Le Comité exprime en outre sa préoccupation face à l'apatridie dont sont victimes des enfants de réfugiés pakistanais et de Mohajirs résidant en Inde, respectivement au Rajasthan et en Andhra Pradesh.
D'autre part, le Comité est préoccupé
par les nombreuses informations faisant état de mauvais
traitements, de torture et d'abus sexuels à l'encontre
d'enfants dans des centres de détention ainsi que par
les allégations de meurtre d'enfants par des agents responsables
de l'application des lois. Il lui est aussi fortement recommandé
d'interdire les châtiments corporels au sein de la famille,
dans les écoles et dans d'autres institutions. Le Comité
se dit préoccupé par le fait que, selon la loi,
le père assume encore la principale responsabilité
en ce qui concerne l'enfant alors que, selon la Convention, les
deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui
est d'élever l'enfant et d'assurer son développement.
Le Comité se dit également préoccupé
par le manque d'enregistrement et de contrôle entourant
les adoptions menées par des institutions non officielles.
Il est aussi préoccupé par la forte incidence de
la violence, des abus - y compris sexuels - et de la négligence
à l'encontre des enfants. Par ailleurs, le Comité
reste gravement préoccupé par la non-disponibilité
et l'inaccessibilité de soins de santé primaire
de qualité et gratuits, ainsi que par la dégradation
des taux de mortalité maternelle et par la pollution environnementale
qui prévaut dans certains Etats. Affirmant rester préoccupé
par le nombre croissant d'enfants affectés par le VIH/sida
en Inde, le Comité exprime sa préoccupation face
à la discrimination dont sont victimes ces enfants au sein
de la société et dans le système éducatif.
Le Comité se dit par ailleurs profondément
préoccupé par l'existence de pratiques traditionnelles
néfastes, notamment en rapport avec la dot et les devadasis.
Il exprime sa préoccupation face au très fort
pourcentage de mariages précoces et forcés de fillettes.
Le Comité s'inquiète également du nombre
encore élevé d'enfants qui ne jouissent pas du droit
à un logement convenable. Pour ce qui est des questions
d'éducation, le Comité se dit préoccupé
de constater que 60 millions d'enfants ne vont pas à l'école
primaire. Il s'inquiète également du niveau toujours
élevé - bien qu'en diminution - de l'analphabétisme
ainsi que des disparités entre filles et garçons
en termes d'accès à l'éducation, de scolarisation
aux niveaux du primaire et du secondaire et en termes d'abandons
scolaires. Le Comité se dit par ailleurs préoccupé
par le fait que la situation dans les zones de conflit, en particulier
au Jammu-et-Cachemire et dans les Etats du Nord-Est, a gravement
affecté les enfants, en particulier leur droit à
la vie, à la survie et au développement. Le Comité
exprime sa très vive préoccupation face aux informations
faisant état d'enfants impliqués dans ces conflits
et victimes de ces conflits. Il reste par ailleurs préoccupé
par l'absence de législation concernant les réfugiés
et les requérants d'asile. 
D'autre part, le Comité est extrêmement
préoccupé par le grand nombre d'enfants impliqués
dans l'exploitation économique et dont une grande partie
travaille dans des conditions dangereuses, y compris en étant
soumis au travail forcé, en particulier dans le secteur
informel. Le Comité fait part de sa préoccupation
en ce qui concerne le nombre croissant d'enfants victimes d'exploitation
sexuelle, y compris à des fins de prostitution et de pornographie.
Le Comité reste préoccupé par le fait que
la nouvelle loi sur la justice juvénile ne fixe pas d'âge
âge minimum pour la responsabilité pénale,
l'âge minimum de 7 ans énoncé dans le Code
pénal restant en vigueur. Le Comité se dit par ailleurs
profondément préoccupé par le fait que la
loi sur la prévention du terrorisme autorise la poursuite
d'enfants par des tribunaux spéciaux, sans respecter nombre
de dispositions de la Convention. Le Comité exprime par
ailleurs sa préoccupation face à la situation des enfants appartenant à des minorités, y compris
les groupes tribaux primitifs, dont l'accès aux services
sociaux est limité et dont les droits à la survie
et au développement ainsi que le droit à leur propre
culture sont violés.
PAPOUSIE-NOUVELLE-GUINEE. Dans ses observations finales
sur le rapport initial de la Papouasie-Nouvelle-Guinée,
le Comité note avec satisfaction l'adoption en 2003 de la loi sur les tribunaux juvéniles et la mise en place du premier de ces tribunaux dans la capitale, Port Moresby. Il se félicite également des amendements apportés au Code pénal et à la loi sur les preuves, qui ont amélioré le cadre juridique de protection des enfants contre les abus sexuels. Le Comité se félicite en outre de l'adoption du Plan national de santé pour les années 2001-2010 ainsi que de la création d'un Conseil national du sida. Au titre des facteurs et difficultés entravant la mise en uvre de la Convention, le Comité reconnaît les défis auxquels est confronté la Papouasie-Nouvelle-Guinée, en particulier le conflit armé interne, la vulnérabilité aux catastrophes naturelles, ainsi que la géographie même du pays et l'existence de plus de 800 langues locales encore utilisées.
Le Comité prie instamment la Papouasie-Nouvelle-Guinée d'élaborer un plan national d'action global couvrant tous les domaines de la Convention. Il l'encourage également à poursuivre ses efforts en vue de mettre sur pied un mécanisme indépendant et efficace conforme aux Principes de Paris applicables aux institutions nationales de droits de l'homme et qui serait chargé de surveiller la mise en uvre de la Convention et de traiter les plaintes émanant des enfants. Tout en notant l'implication des organisations non gouvernementales dans la préparation de divers programmes pertinents pour la Convention, le Comité s'inquiète que cette implication puisse entraîner une diminution de l'engagement direct de l'Etat. Il recommande de relever l'âge minimum du mariage
des filles (16 ans actuellement) en le portant au même
niveau que celui fixé pour les garçons (18 ans).
Le pays est également prié de prendre des mesures
pour prévenir les mariages précoces.
Le Comité exprime par ailleurs sa préoccupation
face à la persistance, au sein de la société,
de la discrimination à l'encontre des fillettes et des
femmes ainsi qu'à l'encontre des groupes vulnérables
d'enfants tels que les enfants handicapés, les enfants
vivant dans la pauvreté, les enfants nés hors mariage,
les enfants adoptés et les enfants de parenté mixte.
Est également jugé préoccupant le fait que
la Constitution n'interdise pas la discrimination fondée
sur le handicap. Le Comité prie instamment la Papouasie-Nouvelle-Guinée
d'accroître ses efforts afin d'assurer que tous les enfants
soient enregistrés à la naissance. D'autre part,
le Comité se dit préoccupé par le recours
à la violence à l'encontre des enfants de la part
de la police et du personnel dans les institutions. Il est notamment
recommandé au pays de ratifier la Convention contre la
torture. Le Comité exprime également sa profonde
préoccupation face au fait que les châtiments corporels
sont assez répandus dans le pays et ne sont d'ailleurs
pas interdits par la loi. Il recommande par ailleurs au pays
d'entreprendre une étude globale sur l'impact de la polygamie
sur les droits de l'enfant. Le Comité est préoccupé
par la forte incidence de l'adoption informelle, pour laquelle
font défaut les garanties assurant la prise en compte de
l'intérêt supérieur de l'enfant, de sorte
que cela peut aboutir, entre autres, à l'utilisation comme
domestiques de jeunes filles adoptées de manière
informelle. Le Comité se dit également préoccupé
par le problème de la négligence et des abus,
y compris sexuels, au sein de la famille et à
l'école.
Le Comité fait part de sa préoccupation
face au taux élevé de mortalité maternelle;
face à la prévalence du paludisme; face à
la forte incidence de la malnutrition et des déficiences
en matière de nutrition; face à la faible disponibilité
de l'eau potable et de sanitaires adéquats; et face au
fait que les installations de soins de santé sont inaccessibles
et insatisfaisantes. Le Comité reste en outre profondément
préoccupé par le nombre croissant d'enfants infectés
et affectés par le VIH/sida. S'agissant des questions d'éducation,
le Comité se dit préoccupé par les niveaux
toujours faibles de scolarisation et d'alphabétisation
ainsi que par les disparités entre le nombre de garçons
et le nombre de filles à l'école. Est également
préoccupant le fait que l'éducation ne soit ni obligatoire
ni gratuite, aucun âge n'ayant par ailleurs été
fixé pour ce qui est de l'admission au primaire et de la
fin du cycle primaire. Le Comité exprime en outre sa préoccupation
quant au nombre élevé d'enfants qui souffrent toujours
des effets très préjudiciables du conflit armé.
Il est recommandé à la Papouasie-Nouvelle-Guinée
de mettre sur pied une stratégie globale visant à
assurer qu'aucun enfant n'est impliqué dans le conflit
armé et que tout ancien enfant-soldat soit dûment
réhabilité et intégré dans la société.
Le Comité reste par ailleurs préoccupé par le nombre important d'enfants qui travaillent, notamment comme domestiques, ainsi que par la forte incidence de la prostitution des enfants dans le pays. Le Comité se dit d'autre part préoccupé par le très bas niveau de l'âge minimum pour la responsabilité pénale, actuellement fixé à 7 ans, ainsi que par le fait que les enfants placés en détention ne sont pas toujours séparés des adultes.
SLOVENIE. S'agissant du deuxième rapport périodique
de la Slovénie, le Comité se félicite
d'un certain nombre d'évolutions positives intervenues
dans le pays durant la période couverte par le rapport
et au nombre desquelles figurent, entre autres: le récent
retrait officiel de la réserve que la Slovénie avait
émise à l'égard du paragraphe premier de
l'article 9 de la Convention; l'adoption de mesures, notamment
législatives, visant à améliorer l'intégration
des enfants qui ont des besoins spéciaux dans des formes
normales d'éducation; la ratification de la Convention
n°182 sur l'élimination des pires formes de travail
des enfants; l'adoption d'une nouvelle législation définissant
les droits des requérants d'asile et des réfugiés;
ainsi que l'adoption d'une nouvelle loi sur les procédures
civiles renforçant le droit de l'enfant d'être entendu
dans de telles procédures.
Le Comité se félicite que certaines de ses recommandations
antérieures aient été appliquées mais
regrette que la plupart d'entre elles n'aient pas été
suffisamment traitées, notamment celles portant sur la
coordination; sur la réduction des abandons scolaires;
et sur la lutte contre les mauvais traitements et les abus au
sein de la famille. Tout en prenant note des divers programmes
visant à améliorer la situation des Roms, le Comité
se dit préoccupé par le fait que les préjugés
et la discrimination à l'encontre des Roms et des autres
minorités présentes dans le pays - notamment
les Serbes, les Bosniaques et les Croates - restent répandus.
Le Comité note en outre avec préoccupation que les
enfants rom continuent de compter parmi les groupes les plus vulnérables
en Slovénie; de plus, certains programmes visant à
améliorer le cadre de vie des communautés rom établissent
une distinction entre Roms "autochtone" et "non
autochtones", excluant ce dernier groupe. Le Comité
se dit également préoccupé par le nombre
élevé d'enfants rom scolarisés dans des classes
pour enfants ayant des besoins spéciaux.
Le Comité prend note des décisions de
la Cour constitutionnelle affirmant que l'effacement, en 1992,
de quelque 18 300 personnes originaires d'autres parties de l'ancienne
Yougoslavie du Registre de résidence permanente n'a aucun
fondement juridique et que le statut de résidents permanents
devait être rétroactivement rendu aux personnes affectées.
Le Comité recommande à la Slovénie d'appliquer
pleinement et rapidement ces décisions. Il se dit en outre
préoccupé par le manque de normes et de règles
entourant l'adoption ainsi que par le fait qu'il n'existe pas
de registre national d'adoption. Le Comité est par ailleurs
préoccupé que la violence à l'encontre de
l'enfant au sein de la famille et dans les institutions semble
être répandue et que les mesures prises pour remédier
à ce problème sont insuffisantes. Le Comité
se dit également préoccupé par l'incidence
de la violence dans les écoles, de la part des enseignants
mais aussi entre élèves. Il est recommandé
à la Slovénie de prendre toutes les mesures afin
d'assurer que la discipline à l'école soit maintenue
d'une manière qui soit respectueuse de la dignité
humaine de l'enfant. Il se dit préoccupé qu'il
n'existe aucune législation interdisant explicitement les
châtiments corporels à la maison.
Le Comité exprime par ailleurs sa préoccupation
face au faible taux de scolarisation des filles handicapées.
Il recommande à la Slovénie de prendre des mesures
pour remédier au fort taux d'abandon scolaire dans le secondaire.
Il recommande en outre à la Slovénie de renforcer
ses efforts en vue de prévenir le suicide chez les jeunes
- un phénomène croissant depuis la présentation
du rapport initial. Le Comité se dit préoccupé
par l'incidence de la pauvreté dans le pays, en particulier
chez les familles rom et dans les foyers monoparentaux. Il note
également que l'ampleur des services de soins de santé
dont peuvent disposer les enfants ayant un statut de réfugié
temporaire reste encore à réglementer. Le Comité
se dit préoccupé par les informations selon lesquelles
la Slovénie est un pays de transit et de destination pour
le trafic des femmes et des fillettes. Il juge également
préoccupant qu'aucune disposition législative n'interdise
spécifiquement le trafic d'êtres humains, y compris à des fins de prostitution et à d'autres fins d'exploitation. Le Comité recommande en outre à la Slovénie d'adopter une législation permettant de poursuivre des citoyens slovènes pour des abus commis contre des enfants à l'étranger. Le Comité se dit préoccupé que les enfants appartenant à certains des principaux groupes ethniques du pays (Bosniaques, Croates et Serbes) ne se voient pas offrir des cours dans leur langue maternelle.
JAPON. S'agissant du deuxième rapport périodique
du Japon, le Comité note avec satisfaction
l'adoption, en 1999, de la loi sur la punition des actes liés
à la prostitution et à la pornographie infantiles,
ainsi que la mise sur pied, en 2001, d'un Plan national d'action
contre l'exploitation sexuelle et commerciale des enfants. Il
note également avec satisfaction que le Japon est le plus
grand donateur en chiffres absolus pour ce qui est de l'aide publique
au développement (APD). Le Comité relève
néanmoins que certaines recommandations antérieures
du Comité n'ont pas reçu un suivi suffisant, s'agissant
notamment de la non-discrimination, du caractère excessivement
compétitif du système scolaire et de la violence
dans les écoles; ces recommandations sont donc réitérées.
Le Comité se dit préoccupé par le fait que la législation interne ne reflète pas pleinement les principes et dispositions de la Convention. Au vu de l'information fournie par la délégation japonaise indiquant que le projet de loi visant la création d'une commission des droits de l'homme envisage que cette commission sera responsable devant le Ministre de la justice, le Comité s'inquiète pour l'indépendance de cette institution. Le Comité recommande par ailleurs au Japon d'accroître l'âge minimum du mariage des filles (actuellement fixé à 16 ans) en le portant au niveau de celui fixé pour les garçons (18 ans) et d'accroître l'âge minimum du consentement sexuel (actuellement fixé à 13 ans). Le Comité se dit par ailleurs préoccupé que la législation exerce une discrimination à l'encontre des enfants nés hors mariage et que persiste, au sein de la société, une discrimination à l'encontre des filles; des enfants handicapés; des enfants amérasiens; des enfants coréens; des enfants buraku; des enfants ainu; des enfants d'autres groupes minoritaires; et des enfants de travailleurs migrants. Le Comité reste en outre préoccupé par le fait que les attitudes traditionnelles à l'égard
des enfants limitent le respect de l'opinion de l'enfant au sein
de la famille, de l'école et des autres institutions
de la société.
Le Comité se dit par ailleurs préoccupé
par les restrictions imposées aux activités politiques
des élèves tant sur les campus qu'en dehors des
campus. Il exprime en outre sa préoccupation face au fait
qu'un enfant de père japonais et de mère étrangère
ne peut obtenir la citoyenneté japonaise si le père
ne l'a pas reconnu avant la naissance, ce qui a entraîné
certains cas d'apatridie d'enfants. Est également préoccupant
le fait que les immigrants sans papiers ne peuvent pas enregistrer
la naissance de leur enfant, ce qui se traduit également
par l'apatridie. Le Comité se dit par ailleurs préoccupé
par le fait que le droit de l'enfant à une vie privée
n'est pas pleinement respecté au Japon, en particulier
du fait de fouilles et d'interférences dans la correspondance
personnelle de l'enfant. Le Comité note en outre que les
châtiments corporels, bien qu'interdits à l'école
selon la loi, sont largement pratiqués dans les écoles,
dans les institutions et au sein de la famille. Il recommande
par ailleurs au Japon de renforcer le système de contrôle
des adoptions nationales et internationales.
Le Comité juge également insuffisantes
les garanties visant à protéger l'enfant contre
l'enlèvement. Le Comité se dit préoccupé
par la prévalence des troubles mentaux et émotionnels
chez les adolescents, ainsi que par l'augmentation des maladies
sexuellement transmissibles chez les jeunes. Est en outre jugé
préoccupant le fait que les enfants de moins de 18 ans
aient besoin du consentement parental pour obtenir un traitement
ou des conseils médicaux. Le Comité est par ailleurs
fortement préoccupé par le taux élevé
et croissant de suicides chez les jeunes.
Bien que les critères d'admission à l'université
aient été élargis pour rendre éligible
les diplômés des écoles étrangères
au Japon, certains continuent de se voir refuser l'accès
à l'enseignement supérieur, s'inquiète le
Comité. Il se dit par ailleurs préoccupé
par le caractère très limité des opportunités
d'éducation offertes dans leur propre langue aux enfants
des minorités. En dépit des procédures de
révision, certains manuels scolaires sont incomplets ou
partiaux, ajoute le Comité. Il se dit préoccupé
par le maintien, dans le Code pénal, d'une qualification
étroite du viol, défini comme étant un acte
commis par une personne de sexe masculin sur une personne de sexe
féminin. Le Comité recommande au Japon d'accroître
l'âge minimum du consentement sexuel, dont le bas niveau
actuel pourrait contribuer à la pratique de l'enjo kosai
et entrave la poursuite des abus sexuels perpétrés
contre des enfants.
Relevant par ailleurs que le Japon a procédé
à une réforme de la loi sur la justice juvénile,
le Comité se dit préoccupé par le
fait que nombre de réformes approuvées dans ce cadre
n'étaient pas dans l'esprit des principes et dispositions
de la Convention et des normes internationales dans ce domaine,
eu égard en particulier à l'âge minimum de
responsabilité pénale, qui a été abaissé
de 16 à 14 ans, et à la détention préventive,
portée de 4 à 8 semaines. Il est préoccupant
de constater qu'un nombre croissant de jeunes sont jugés
comme des adultes et condamnés à des peines de détention,
des jeunes pouvant même être condamnés à
l'emprisonnement à vie. Le Comité se dit en outre
préoccupé par les informations laissant apparaître
que les jeunes qui affichent un comportement problématique,
en fréquentant par exemple des lieux de réputation
douteuse, tendent à être traités comme des
délinquants juvéniles.
Source : Nations unies, Genève, 30 janvier 2004.
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