![]() Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo __La guerre dagression déclenchée par lOuganda, le Rwanda et le Burundi, est un véritable calvaire et cauchemar pour le peuple congolais
"Cette guerre d'agression est à l'origine d'un véritable calvaire, un cauchemar pour le peuple congolais. Ils ne peuvent prendre fin qu'avec le retrait complet et définitif de ces troupes", a-t-il expliqué, ajoutant : "On ne compte plus les massacres de citoyens pacifiques au Congo. Il y a eu de nombreux actes attestés de barbarie et de sauvagerie tels que les assassinats ou les meurtres de civils et de prisonniers [...] les viols, les contaminations délibérées au VIH, les pillages des ressources naturelles et la destruction des infrastructures et de l'éco-système". Rappelant que le changement intervenu dans son pays en 1997 avait pour but de libérer les Congolais "de la dictature et de leur rendre leur dignité", le fils de l'ancien président assassiné Laurent-Désiré Kabila, âgé de 29 ans, a précisé que la situation rencontrée à l'issue de la guerre de libération a contraint le gouvernement de Salut public à instaurer un régime d'exception transitoire. Revenir à la paixJoseph Kabila a souhaité que l'application des plans de désengagement soit immédiatement suivie du déploiement des Casques bleus des Nations unies. Il a réaffirmé sa volonté de renforcer l'état de droit, de consolider la démocratie et de garantir les droits de l'homme et évoqué l'organisation, en mai 2001, d'une Conférence nationale sur les droits de l'homme qui a pour but notamment d'interpeller la communauté internationale sur les violations massives des droits humains dans les zones occupées. Le président congolais a rappelé que, selon plusieurs sources, environ 2,5 millions de Congolais ont péri et que la "catastrophe humanitaire insupportable" qui ravage son pays est la conséquence de cette "guerre d'agression" qui dure depuis deux ans et demi : 2,1 millions de personnes déplacées, près de 400.000 Congolais réfugiés dans les pays voisins, 16 millions de personnes victimes des conséquences directes de la guerre avec l'enrôlement forcé des enfants Il a ajouté que les massacres de civils ont atteint une telle gravité que certaines voix autorisées n'ont pas hésité à les qualifier de génocide. Les autorités congolaises contrôlent aujourd'hui environ 40% du territoire du pays. "Au début de ce troisième millénaire, mon premier voeu est de permettre au peuple congolais de revenir à la paix, pour qu'il puisse s'atteler à la noble tâche de reconstruire le pays", a conclu Joseph Kabila. |