RAPPORT / La situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran __Les assassinats et les disparitions d'intellectuels et de dissidents politiques continuent d'entacher la réputation de l'Iran
Dans son rapport, Maurice Copithorne estime que les progrès accomplis depuis cinq ans sur la voie de la démocratie sont irréversibles. Toutefois, il déplore que les violations des droits de l'homme demeurent toujours flagrantes, évoquant l'emprisonnement de journalistes et d'opposants politiques, le déni général du droit à un procès équitable et la non reconnaissance de l'égalité tant dans le cas de femmes que des minorités. A cet égard, il met en lumière le leitmotiv de la vie politique en Iran qui semble être aujourd'hui une lutte pour le pouvoir entre deux élites politiques - la première invoquant l'appui du peuple, la seconde l'authenticité de la religion et de la révolution - qui s'affrontent pour le contrôle du processus électoral et des médias, autour de la question de l'amélioration de la condition de la femme et dans le cadre de la réforme du système judiciaire et de la justice. Une réforme du système judiciaireDans ses conclusions, Maurice Copithorne déplore que la liberté d'expression figure indéniablement au nombre des points noirs et que les efforts du Parlement pour s'attaquer à la discrimination dont les femmes sont victimes se sont heurtés à une forte opposition. Il prie en outre le gouvernement iranien de mener à bien rapidement une réforme approfondie du système judiciaire afin que la dignité humaine et les droits de l'homme deviennent une réalité pour les Iraniens. Il souligne que les assassinats et les disparitions d'intellectuels et de dissidents politiques continueront d'entacher la réputation de l'Iran tant que les questions en suspens n'auront pas été réglées et les responsables traduits en justice. Il demande au gouvernement d'abandonner les poursuites contre les personnes accusées d'avoir participé à une conférence à Berlin. Il demande en outre au gouvernement de s'attaquer aux problèmes de l'inflation, du chômage et de la détérioration générale de l'infrastructure sociale. Il note enfin avec regret qu'il n'est toujours pas en mesure de se rendre en Iran et demande au gouvernement de reprendre sa coopération avec la Commission des droits de l'homme. |