La Commission des droits de l'homme


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57e session

RAPPORT / Droits de l’homme et extrême pauvreté

__L'extrême pauvreté est toujours présente et, de plus, les disparités s'aggravent dans de nombreux Etats


LogoLa Commission des droits de l'homme a entendu, le 3 avril 2001, l'Experte indépendante sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté, Anne-Marie Lizin, qui a souligné que les efforts menés contre l'extrême pauvreté ont été réels au cours de l'année écoulée mais imparfaitement efficaces.

Elle a évoqué certaines mesures efficaces contre l'extrême pauvreté, au nombre desquelles des mesures spécifiques visant les femmes, la décentralisation et le renforcement des pouvoirs locaux, le respect et la non-criminalisation de la pauvreté, la formation des acteurs sociaux et une alliance mondiale contre la pauvreté coordonnant les efforts et concentrant les forces actives. Néanmoins, l'extrême pauvreté est toujours présente et, de plus, les disparités s'aggravent dans de nombreux Etats membres.

Une migration mondiale des pauvres

Le rapport sur l'extrême pauvreté est présenté dans le cadre du débat sur les droits économiques, sociaux et culturels. Plusieurs intervenants ont estimé que l'éradication de la pauvreté et la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels sont des facteurs contribuant à la réalisation de tous les droits de l'homme. Plusieurs délégations ont tenu a réaffirmer la responsabilité première des Etats, mais ont en même temps souligné le rôle de la communauté internationale. De même, un grand nombre d'interventions ont mis en évidence l'importance du droit à l'éducation pour pouvoir aspirer à la jouissance des droits économiques, sociaux et culturels. Les effets de la mondialisation ont aussi été désignés comme entravant dans certains cas la jouissance desdits droits.

Anne-Marie Lizin a souhaité que les institutions financières internationales voient leurs mandats précisés afin d'inclure une obligation de vigilance qui leur impose de faire en sorte que leurs décisions ne produisent pas de conséquences négatives sur la situation des droits de l'homme. Elle a enfin attiré l'attention sur la migration mondiale des pauvres qui est révélateur de la volonté irrépressible des pauvres de sortir de la pauvreté. Cette migration irrépressible des pauvres oblige à mener parallèlement croissance économique mondialisée et actions contre le racisme, a-t-elle estimé, car le rejet des pauvres est pire encore lorsqu'ils sont d'une autre race.

Source : Nations unies, Genève, 3 avril 2001.Up