RÉSOLUTIONS / La situation des droits de l'homme en Burundi __La Commission condamne l'intensification des violences dans le pays
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La Commission des droits de l'homme a adopté, le 20 avril 2001, sans vote, une résolution qui condamne notamment l'intensification des violences au Burundi et engage toutes les parties, y compris le gouvernement burundais, à négocier dans le but d'arriver à un accord de cessez-le-feu et un gouvernement de transition afin de réaliser la mise en oeuvre totale de l'Accord d'Arusha. |
La Commission appuie l'Accord de partenariat politique établi entre le gouvernement burundais et l'Assemblée nationale, ainsi que le dialogue entre les Burundais qui se déroule dans le cadre du processus de paix d'Arusha. Elle encourage le gouvernement burundais à poursuivre les actions visant à associer tous les secteurs de la société à l'oeuvre de réconciliation nationale et au rétablissement d'un ordre institutionnel sûr et rassurant pour tous. Elle condamne l'intensification des violences et engage toutes les parties, y compris le gouvernement burundais, à négocier dans le but d'arriver à un accord de cessez-le-feu et un gouvernement de transition afin de réaliser la mise en oeuvre totale de l'Accord d'Arusha.
La Commission déplore les conditions de vie inacceptables dans les sites de protection de personnes déplacées et invite le gouvernement à prendre davantage de mesures, notamment dans le domaine judiciaire, pour mettre fin à l'impunité. Elle demande aux parties au conflit de s'abstenir rigoureusement de tout acte de nature à entraver les activités du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et les autres opérations d'assistance humanitaire destinée aux sinistrés de guerre et condamne toutes les attaques des rebelles contre le personnel humanitaire.
La Commission encourage l'Organisation de l'unité africaine, agissant eu particulier grâce à son Mécanisme pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits, à continuer de s'employer à prévenir toute nouvelle détérioration de la situation. Elle condamne la vente et la distribution illégales d'armes et de matériels de même nature qui font obstacle à la paix et à la sécurité dans la région et demande aux Etats de ne pas permettre que leurs territoires servent de base à des incursions ou à des attaques dirigées contre un autre Etat.