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RÉSOLUTIONS / La situation en Palestine occupée
__Le droit inaliénable, permanent et absolu du peuple palestinien à disposer de lui-même
Dans une résolution sur la situation en Palestine occupée, adoptée, le 6 avril 2001, par 48 voix contre deux et avec deux abstentions, la Commission des droits de l'homme a réaffirmé le droit inaliénable, permanent et absolu du peuple palestinien à disposer de lui-même, y compris son droit d'établir son Etat palestinien souverain et indépendant, et souhaite que ce droit soit réalisé au plus vite. |
Par une résolution sur la situation en Palestine occupée, adoptée par 48 voix contre deux (Guatemala et Etats-Unis) et avec deux abstentions (Canada et Roumanie), la Commission réaffirme le droit inaliénable, permanent et absolu du peuple palestinien à disposer de lui-même, y compris son droit d'établir son État palestinien souverain et indépendant, et souhaite que ce droit soit réalisé au plus vite.
Ont voté pour (48) : Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Belgique, Brésil, Burundi, Cameroun, Chine, Colombie, Costa Rica, Cuba, Equateur, Espagne, Fédération de Russie, France, Inde, Indonésie, Italie, Jamahiriya arabe libyenne, Japon, Kenya, Madagascar, Lettonie, Malaisie, Maurice, Mexique, Niger, Nigéria, Norvège, Pakistan, Pérou, Pologne, Portugal, Qatar, République arabe syrienne, République de Corée, République démocratique du Congo, République tchèque, Royaume-Uni, Sénégal, Swaziland, Thaïlande, Uruguay, Venezuela, Viet Nam et Zambie.
Ont voté contre (2) : Etats-Unis et Guatemala.
Abstentions (2) : Canada et Roumanie.
Interventions
Intervenant au sujet du projet de résolution, le représentant d'Israël a déclaré que son pays soutenait le principe de l'autodétermination, y compris au Moyen-Orient. Israël reconnaît le droit légitime du peuple palestinien à l'autodétermination. Ce droit devra être réalisé dans le cadre des négociations de paix. Il est regrettable que les négociations israélo-palestiniennes aient été interrompues par la violence initiée par les Palestiniens. Israël prie les délégations de ne pas adopter une résolution qui ne pourra que nuire aux négociations sur le statut permanent.
Le représentant de la Palestine a souligné que le droit à l'autodétermination est un droit fondamental et inaliénable du peuple palestinien qui a été réaffirmé par les résolutions des Nations unies et de la Commission des droits de l'homme. Ce droit n'est pas négociable, a déclaré le représentant. Qui peut déclarer que ce droit fait l'objet de négociations entre Israël et la Palestine? C'est un droit inaliénable qui doit être respecté. Les négociations entre la Palestine et Israël concernent le retrait des forces israéliennes et ne portent pas sur le droit à l'autodétermination.
La représentante des Etats-Unis a affirmé s'opposer à la résolution L.4 car elle préjuge du statut final que les parties ont été d'accord de déterminer dans le cadre de leurs négociations. Elle a réaffirmé ne pas contester le droit à l'autodétermination du peuple palestinien, mais la résolution ne permet pas l'arrêt des violences et ne contribue pas au processus de paix. Les textes des Nations unies ne reconnaissent pas la complexité de la situation. Les questions qui divisent les peuples de la région doivent être examinées par les parties mêmes. Les parties doivent respecter les mesures prises en application du principe de la terre contre la paix. |