RÉSOLUTIONS / La situation des droits de l'homme en Sierra Leone __La Commission demande la mise en place dans les meilleurs délais une commission de vérité et de réconciliation
|
Dans une résolution adoptée le 20 avril 2001, sans vote, la Commission des droits de l'homme demande à Mary Robinson, haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, et à la communauté internationale d'aider le gouvernement du Sierra Leone à mettre en place dans les meilleurs délais une commission de vérité et de réconciliation. |
La Commission accueille avec satisfaction l'Accord signé le 10 novembre 2000 à Abuja entre le gouvernement sierra-léonais et le Front uni révolutionnaire, qui prévoit notamment que la Mission des Nations unies en Sierra Leone supervisera le cessez-le-feu décrété aux termes de l'Accord et aura toute liberté de se déployer sur l'ensemble du territoire de la Sierra Leone, que l'autorité du gouvernement sera établie et que le personnel humanitaire, les personnes et les biens pourront circuler librement partout dans le pays.
Elle approuve :
__les initiatives prises par le gouvernement et la société civile du pays, de concert avec la communauté internationale, pour préparer la mise en place à bref délai d'une commission de vérité et de réconciliation qui fonctionne effectivement,
__le projet d'accord entre le secrétaire général et le gouvernement sierra-léonais pour la création d'un tribunal spécial indépendant afin de juger ceux qui portent la responsabilité la plus lourde des crimes contre l'humanité, crimes de guerre et autres violations graves des droits internationaux humanitaires, commis sur le territoire de la Sierra Leone depuis le 30 novembre 1996.
Cependant, la Commission se déclare vivement préoccupée par les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire qui ont été commises en Sierra Leone, le plus souvent dans l'impunité, en particulier les atrocités perpétrées à l'encontre des civils, par le Front uni révolutionnaire et d'autres, notamment d'autres groupes armés. Elle engage le gouvernement sierra-léonais à poursuivre ses efforts pour remplir ses obligations en ce qui concerne la promotion des droits de l'homme et à enquêter sur les cas signalés de violation des droits de l'homme et à mettre fin à l'impunité.