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18 MARS AU 26 AVRIL 2002, 58e SESSION DE LA COMMISSION __Jakob Kellenberger: le droit international est un des instruments les plus puissants dont dispose la communauté des Nations pour tenter de rétablir l'ordre et la stabilité dans le monde
Toujours selon le président, le droit humanitaire n'entrave pas le processus d'enquête sur les crimes commis ou planifiés; il n'empêche pas non plus de punir les personnes déclarées coupables. Le droit est conçu pour relever les défis et faire face aux menaces de notre époque. Ce qui fait souvent défaut, toutefois, c'est la volonté d'appliquer et de faire respecter le droit international, notamment les Conventions de Genève. Jakob Kellenberger a indiqué que les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels n'empêchaient pas la justice de suivre son cours, mais qu'ils avaient pour seule exigence que les garanties d'une procédure régulière soient dûment appliquées aux auteurs de délits. Ne pas affaiblir l'ensemble des règles du droit international humanitaireLe président Kellenberger a profité de cette occasion pour attirer l'attention sur ce qu'il considère comme un risque grave. Certes, les attaques du 11 septembre ont ébranlé les valeurs les plus fondamentales de la société humaine, en particulier celles qui constituent l'essence même du droit international humanitaire et des droits de l'homme. Il faudrait toutefois veiller à ce que ces événements n'occultent pas la gravité de la situation dans de nombreuses zones de conflit souvent oubliées ou négligées à travers le monde. Si on les ignore, si on ne tient pas compte des violations qui y sont perpétrées, le risque est grand de voir s'affaiblir l'ensemble des règles du droit international humanitaire. |