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18 MARS AU 26 AVRIL 2002, 58e SESSION DE LA COMMISSION __Burundi: la Commission encourage le gouvernement de transition à poursuivre les actions visant à associer tous les secteurs de la société à l'uvre de réconciliation nationale
Aux termes de la résolution intitulée situation des drois de l'homme au Burundi, adoptée sans vote, la Commission des droits de l'homme décide de prolonger d'un an le mandat de la Rapporteuse spéciale. Elle encourage le gouvernement de transition à poursuivre les actions visant à associer tous les secteurs de la société à l'uvre de réconciliation nationale et au rétablissement d'un ordre institutionnel sûr et rassurant pour tous, afin de rétablir la démocratie et la paix, dans l'intérêt de la population burundaise. Elle demande instamment au gouvernement de transition de poursuivre l'objectif d'assurer l'égale participation des femmes à la société burundaise et d'améliorer leurs conditions de vie. Elle demeure préoccupée par la violence persistante et par la situation sécuritaire dans certaines régions du pays, qui obligent de nombreux habitants à quitter leurs foyers. La Commission condamne l'intensification des violences et demande instamment à toutes les parties au conflit de mettre fin au cycle de violences et aux actes meurtriers, et en particulier à la violence aveugle dirigée contre la population civile. Elle engage toutes les parties à négocier dans le but d'arriver à un accord sur le cessez-le-feu afin de réaliser la mise en uvre totale de l'Accord pour la paix et la réconciliation nationale. La Commission invite le gouvernement de transition à prendre davantage de mesures, notamment dans le domaine judiciaire, pour mettre fin à l'impunité. Elle exhorte toutes les parties au conflit à cesser l'utilisation d'enfants comme soldats et se félicite de l'engagement pris par le gouvernement de transition à cet égard. La Commission demande le renforcement de la mission d'observation des droits de l'homme au Burundi par le biais de contributions volontaires et demande aussi la contribution effective du Bureau de la Haut Commissaire aux droits de l'homme au Burundi dans la mise en uvre de l'Accord d'Arusha. Elle condamne en outre la vente et la distribution illégales d'armes et de matériels de même nature qui font obstacle à la paix et à la sécurité dans la région. La Commission demande par ailleurs aux Etats de ne pas permettre que leurs territoires servent de base à des incursions ou à des attaques dirigées contre un autre Etat, au mépris des principes du droit international. |