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18 MARS AU 26 AVRIL 2002, 58e SESSION DE LA COMMISSION __La Commission invite Cuba à progresser en matière de droits de lhomme
Par 23 voix contre 21 et avec 9 abstentions (Arménie, Brésil, Equateur, Kenya, Sénégal, Sierra Leone, Swaziland, Thaïlande, Ouganda), la Commission a adopté une résolution sur la situation des droits de l'homme à Cuba dans laquelle elle invite le gouvernement cubain, sans méconnaître les efforts faits par la République de Cuba pour donner effet aux droits sociaux de la population malgré un environnement international défavorable, à s'efforcer de réaliser des progrès similaires dans le domaine des droits de l'homme civils et politiques, en accord avec les dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme et eu égard aux principes et normes propres à un Etat de droit. La Commission encourage le gouvernement cubain à adhérer au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et demande à la haut commissaire aux droits de l'homme de prendre les dispositions voulues pour l'envoi d'un représentant personnel, afin que le Haut Commissariat coopère avec le gouvernement cubain à l'application de la présente résolution. Elle exhorte le gouvernement cubain à prendre toutes les mesures nécessaires pour que cette visite puisse se concrétiser dès que possible. La Commission décide de poursuivre l'examen de cette question à sa 59e session, en 2003. Ont voté pour (23) : Allemagne, Argentine, Autriche, Belgique, Cameroun, Canada, Chili, Costa Rica, Croatie, Espagne, France, Guatemala, Italie, Japon, Mexique, Pérou, Pologne, Portugal, République de Corée, République tchèque, Royaume-Uni, Suède et Uruguay. Ont voté contre (21) : Afrique du Sud, Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Burundi, Chine, Cuba, Fédération de Russie, Inde, Indonésie, Jamahiriya arabe libyenne, Malaisie, Nigeria, Pakistan, République arabe syrienne, République démocratique du Congo, Soudan, Togo, Venezuela, Viet Nam et Zambie. Abstentions (9). Arménie, Brésil, Equateur, Kenya, Ouganda, Sénégal, Sierra Leone, Swaziland et Thaïlande. [Pour le représentant de Cuba, les Etats-Unis, exclus de la Commission, ont absolument besoin de cette résolution pour continuer à imposer un blocus inique sur Cuba. Il a suggéré que les gouvernements latino-américains qui sont impliqués dans cette affaire subissent de fortes pressions de la part des Etats-Unis. Ce projet fait partie d'un projet plus vaste de domination et de contrôle qui transformerait le territoire latino-américain en une vaste zone de libre échange au service des multinationales américaines, où les notions de souveraineté, d'indépendance et la dignité seraient à jamais effacées. Il a estimé que Cuba n'était pas seul dans ce combat et était soutenu par les populations qui manifestent dans les rues de Buenos Aires, de Mexico, de Montevideo ou de Guatemala pour demander la fin des agressions contre Cuba. Il a considéré qu'il était inacceptable de continuer d'ignorer les réalisations de Cuba qui sont un monument exemplaire à la dignité humaine. Ce projet de résolution, a-t-il observé, n'a rien à voir avec les droits de l'homme à Cuba. Il a demandé quels modèles on lui proposait : est-ce le modèle argentin où les populations affamées assaillent les supermarchés ? Est-ce le modèle de l'Uruguay qui a troqué ses valeurs pour accéder aux marchés de la laine et de la viande ? Est-ce le modèle de l'Amérique centrale où règnent la corruption et l'impunité ? Est-ce le modèle des Etats-Unis où une bande de terroristes de la mafia ont manipulé les élections en Floride, et où la communauté africaine américaine n'a réussi à conquérir ses droits civils et politiques qu'à grande peine, il y a à peine 30 ans ? Non, s'est-il exclamé. Il n'est pas question d'espérer des compromis de la part de Cuba, ni de visites, ni d'inspecteur, ni de représentants de quelque sorte. Il a affirmé que Cuba défendrait ses idées, sa dignité et son indépendance.] |