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18 MARS AU 26 AVRIL 2002, 58e SESSION DE LA COMMISSION __La Commission met fin au mandat du Représentant spécial sur la situation des droits de l'homme en Guinée équatoriale
Par 32 voix pour, une contre (Mexique) et avec 20 abstentions, la Commission des droits de l'homme a adopté une résolution portant sur l'assistance à la Guinée équatoriale dans le domaine des droits de l'homme dans laquelle elle décide de mettre fin au mandat du Représentant spécial de la Commission sur la situation des droits de l'homme en Guinée équatoriale. Elle encourage le gouvernement équato-guinéen à poursuivre ses efforts pour adopter des mesures efficaces en vue de protéger et de consolider la situation des droits de l'homme dans le pays. Elle se félicite de la volonté manifestée par le gouvernement équato-guinéen de mettre en uvre un plan d'action national dans le domaine des droits de l'homme et, à cette fin, encourage le gouvernement à examiner et arrêter, d'un commun accord avec le Haut Commissariat aux droits de l'homme, un programme global d'assistance technique. Elle invite les organismes et institutions spécialisés des Nations unies, de même que les pays donateurs et toutes les autres institutions internationales présentes dans le pays, à aider le gouvernement équato-guinéen à renforcer les institutions nationales qui servent et protègent les droits de l'homme et les libertés fondamentales. La Commission décide également d'examiner la question de l'assistance technique à la Guinée équatoriale dans le domaine des droits de l'homme à sa prochaine session. Ont voté pour (32) : Afrique du Sud, Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Brésil, Burundi, Cameroun, Chine, Costa Rica, Cuba, Fédération de Russie, Guatemala, Inde, Indonésie, Jamahiriya arabe libyenne, Kenya, Malaisie, Nigeria, Ouganda, Pakistan, Pérou, République arabe syrienne, République démocratique du Congo, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Swaziland, Thaïlande, Togo, Venezuela, Viet Nam et Zambie. A voté contre (1) : Mexique. Abstentions (20) : Allemagne, Argentine, Arménie, Autriche, Belgique, Canada, Chili, Croatie, Equateur, Espagne, France, Italie, Japon, Pologne, Portugal, République tchèque, République de Corée, Royaume-Uni, Suède et Uruguay. [S'exprimant en qualité de pays intéressé, le représentant de la Guinée équatoriale a rappelé que la situation dans son pays était examinée depuis 23 ans et que son pays avait invité les rapporteurs spéciaux sur la torture et sur les détentions arbitraires. Il a estimé que le mandat d'un Rapporteur spécial ou d'un expert indépendant devrait être remplacé par une forme plus moderne de coopération. Il a précisé que les rapports sur le pays ne font pas état de détentions ou d'exécutions arbitraires, ni sur des violences ethniques ou des discriminations à l'égard de groupes ethniques. Il a indiqué que depuis 1979, le pays avait beaucoup évolué et avait adopté le multipartisme avec des élections régulières et libres. Il a ensuite cité tous les instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme auquel son pays était partie, y compris la Convention 182 de l'Organisation internationale du travail sur les pires formes de travail des enfants. En outre, le pays a procédé à des réformes administratives et juridiques et prévoit un contrôle judiciaire sur les forces de police. Il a également fait part de mesures prises pour permettre aux femmes de ne pas rendre leur dot en cas de divorce ou de séparations.] |