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18 MARS AU 26 AVRIL 2002, 58e SESSION DE LA COMMISSION __Soudan : la Commission demande à toutes les parties au conflit de cesser de recourir aux milices tribales, qui commettent de graves violations des droits de l'hommeElle demande instamment à toutes les parties au conflit qui se poursuit au Soudan de cesser de recourir aux milices tribales, qui commettent de graves violations des droits de l'homme. Par une résolution sur la situation des droits de l'homme au Soudan, adoptée telle qu'amendée par 25 voix contre 24 et avec 4 abstentions (Arménie, Afrique du Sud, Thaïlande, Venezuela), la Commission des droits de l'homme décide de proroger d'une année le mandat du Rapporteur spécial sur la question. La Commission accueille avec satisfaction :
La Commission demande instamment à toutes les parties au conflit qui se poursuit au Soudan :
La Commission demande au gouvernement soudanais :
La Commission demande enfin à la communauté internationale d'étudier les moyens d'étendre les fonctions du haut commissaire aux droits de l'homme en lui confiant un rôle de surveillance visant à améliorer le respect des droits de l'homme et du droit humanitaire. Ont voté pour (25) : Allemagne, Argentine, Autriche, Belgique, Brésil, Canada, Chili, Costa Rica, Croatie, Équateur, Espagne, France, Guatemala, Italie, Japon, Mexique, Ouganda, Pérou, Pologne, Portugal, République de Corée, République tchèque, Royaume-Uni, Suède et Uruguay. Abstentions (4) : Afrique du Sud, Arménie, Thaïlande et Venezuela. [Le Pakistan, au nom de l'Organisation des Etats de la Conférence islamique, a déclaré que le Soudan avait fait beaucoup d'efforts pour améliorer sa situation des droits de l'homme, efforts couronnés par des accords de cessez-le-feu et l'accès aux zones humanitaires, notamment. Le Soudan a aussi coopéré avec le Haut Commissariat aux droits de l'homme, et a tenu ses engagements. Ceux-ci se sont traduits par l'adoption de la Constitution, par des projets de loi relatifs aux droits de l'homme, la création d'une Cour constitutionnelle et d'un Conseil des droits de l'homme, l'établissement d'un Comité d'enquête sur les allégations d'esclavage, d'un Comité pour la création d'une institution sur les droits de l'homme, la mise en uvre d'un programme technique avec le Haut-Commissariat, notamment. L'Union européenne, en rejetant le projet initial concernant le Soudan, nie ces efforts accomplis par le Soudan, c'est pourquoi le Pakistan votera contre le projet. Le Nigéria, s'exprimant au nom du Groupe africain, a estimé que le projet de résolution ne reflète pas l'évolution positive qui est intervenue ces dernières années au Soudan. Ce projet contient des allégations non fondées. Il a souligné que le Soudan a maintes fois réitéré son engagement à coopérer avec les mécanismes des Nations unies et des droits de l'homme. Il a donc jugé contre-productif ce projet présenté par l'Union européenne et a appelé à voter contre ce projet. [S'exprimant en qualité de pays intéressé, le Soudan a indiqué que sa délégation avait fait tous les efforts nécessaires pour parvenir à un consensus. Il a rappelé que depuis trois ans, son pays avait adopté une politique de coopération totale dans le domaine des droits de l'homme et s'était clairement engagé à améliorer la situation des droits de l'homme dans le pays malgré la guerre civile. Il a fait référence aux actions menées en vue de mettre fin aux enlèvements, à instaurer un cessez-le-feu et à venir en aide aux populations déplacées. Il a observé qu'un dialogue fructueux s'était engagé avec l'Union européenne depuis deux ans. Dans un tel contexte, il s'est félicité du Programme d'assistance technique proposé par le Haut Commissariat aux droits de l'homme qui sera lancé lundi prochain. Il a demandé pourquoi, lorsqu'un pays fait de tels efforts, cela ne lui donne pas le droit d'être respecté par la Commission. Il a estimé que ce projet de résolution viendra étayer la thèse des partis d'opposition et menaçait ainsi la paix au Soudan.] |