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18 MARS AU 26 AVRIL 2002, 58e SESSION DE LA COMMISSION __La Commission rejette un projet de texte sur la situation des droits de l'homme en Tchétchénie
Par 16 voix contre 15 et avec 22 abstentions, la Commission des droits de l'homme a rejeté le projet de résolution sur la situation des droits de l'homme dans la République de Tchétchénie de la Fédération de Russie dans laquelle la Commission aurait exprimé sa profonde préoccupation au sujet de la situation en matière de sécurité dans ladite République, la poursuite des affrontements dans certaines parties de la République, ainsi que par la violence généralisée contre les civils. Dans ce texte, la Commission aurait demandé à toutes les parties au conflit de prendre des dispositions immédiates pour mettre fin aux hostilités et à l'utilisation disproportionnée et aveugle de la force, et de rechercher d'urgence une solution politique négociée en vue de trouver une issue pacifique à la crise, qui respecte pleinement la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Fédération de Russie. [La Fédération de Russie a déclaré que, s'agissant de la Tchétchénie, les questions du séparatisme et du terrorisme sont inséparables. Les combattants tchétchènes sont financés par les mêmes sources qui financent le réseau Al-Qaïda, sont entraînés dans les mêmes camps. La Russie, qui participe à la lutte contre le terrorisme international, devrait pouvoir bénéficier d'un soutien réciproque dans sa lutte contre le terrorisme interne, a estimé son représentant à la Commission des droits de l'homme, qui a aussi déploré que les États-Unis aient soutenu ce projet. La Fédération de Russie est entièrement favorable à une solution politique à la situation en Tchétchénie. Un tel processus est d'ailleurs en cours: les instances gouvernementales tchétchènes ont été réactivées, tandis que la reconstruction économique et sociale suit son cours. Appuyer ce processus, c'est aller dans le sens d'un règlement politique. La Russie ne cherche pas à cacher les difficultés quant au respect des droits de l'homme en Tchétchénie, ni à couvrir les auteurs de violations de ces droits. Ces problèmes sont au centre de l'attention publique russe. La Russie ne rejette pas les critiques, et s'efforce de répondre aux nombreuses questions posées par les institutions internationales et les organisations non gouvernementales présentes sur place. Elle regrette que les efforts de la délégation russe pour aboutir à un accord avec la délégation de l'Union européenne n'aient pas abouti. La Russie appelle tous les Etats à voter contre une résolution dont elle ne s'estimera pas tenue de respecter les termes.] |