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18 MARS AU 26 AVRIL 2002, 58e SESSION DE LA COMMISSION __La Commission décide de ne pas se prononcer sur un projet de résolution relatif à la situation des droits de l'homme au Zimbabwe
La Commission des droits de l'homme a décidé, par une motion de non-action adoptée par 26 voix contre 24 et 3 abstentions, de ne pas se prononcer sur un projet de résolution sur la situation des droits de l'homme au Zimbabwe, par lequel la Commission aurait notamment prié les Rapporteurs spéciaux sur la torture, sur l'indépendance des juges et des avocats, sur la liberté d'opinion et d'expression, sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires et sur la violence contre les femmes, ainsi que le Représentant spécial du Secrétaire général pour la question des défenseurs des droits de l'homme, de mener à bien des missions, éventuellement conjointes le plus tôt possible, pour examiner les allégations de violations de droits de l'homme au Zimbabwe. Ont voté pour la motion de non-action sur le projet de résolution L.23 (26) : Afrique du Sud, Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Burundi, Chine, Cuba, Fédération de Russie, Inde, Indonésie, Jamahiriya arabe libyenne, Kenya, Malaisie, Nigéria, Ouganda, Pakistan, République arabe syrienne, République démocratique du Congo, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Swaziland, Thaïlande, Togo, Viet Nam et Zambie. Ont voté contre (24) : Allemagne, Argentine, Arménie, Autriche, Belgique, Canada, Chili, Costa Rica, Croatie, Espagne, Equateur, France, Guatemala, Italie, Japon, Mexique, Pérou, Pologne, Portugal, République de Corée, République tchèque, Royaume-Uni, Suède et Uruguay. Abstentions (3): Brésil, Cameroun et Venezuela. [S'exprimant au nom du Groupe africain, le Nigéria a estimé que si la Commission veut conserver son utilité, l'ONU ne devrait pas être utilisée pour examiner des questions politiques. Il a regretté que le projet présenté par l'Union européenne ait cédé à ce penchant et veuille soigner les symptômes sans se préoccuper des causes. Il a rappelé qu'il fallait avant toute chose régler le problème de la terre au Zimbabwe. Il a rappelé l'initiative du Président Obasanjo afin de régler par le dialogue les différends avec le Royaume-Uni et aider le Zimbabwe à mener sa réforme agraire. Il a expliqué qu'il fallait désormais privilégier le dialogue et les partenariats et a précisé que le projet présenté aujourd'hui était hors contexte et contre-productif. Cette résolution n'aborde pas les causes et semble exagérer les symptômes. Il conviendrait de replacer cette question dans son contexte. Ainsi, a-t-il poursuivi, le Groupe africain demande à la Commission de ne pas statuer sur ce projet et a déposé une mission de "non-action". L'Espagne, s'exprimant au nom de l'Union européenne et des pays associés, a regretté la présentation de cette motion de non-action de la part de Nigéria. Il a expliqué qu'il s'agissait d'un principe de l'Union européenne de voter contre les motions de non-action, estimant qu'aucun pays ne devrait pourvoir se soustraire à l'examen de la communauté internationale. Il a estimé que cette motion de non-action était contraire à l'esprit de dialogue. En outre, a-t-il poursuivi, l'Union européenne a appris que la situation des droits de l'homme avait continué à se dégrader et a appelé les délégations à voter contre cette motion.] |