>Retour |
2003 / LA 59e SESSION DE LA COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME __La Libye élue à la présidence de la Commission
Le bureau de la Commission est constitué du président, de trois vice-présidents et d'un rapporteur, chacun étant issu de l'un des cinq groupes régionaux : Afrique, Asie; Europe orientale, Amérique latine et Caraïbes, et Europe occidentale et autres pays. La présidence est assurée à tour de rôle par un pays appartenant à l'un des cinq groupes régionaux. Pour 2003, c'était au tour des pays africains de choisir le président. Contrairement à la tradition selon laquelle le président de travaux de la Commission était jusqu'ici désigné par acclamation, il a été procédé à un vote à bulletins secrets, à la demande des Etats-Unis qui s'opposaient au choix de la Libye. Mme Najat Al-Hajjaji a recueilli 33 voix. Trois Etats (les Etats-Unis, le Canada et le Nicaragua) ont voté contre, et 17 se sont abstenus. L'Union européenne (UE), qui compte sept membres (dont la France) dans la Commission, sest abstenue. Les autres membres du Bureau ont été élus à l'unanimité. Les trois vice-présidents de la Commission sont M. Prasad Kariyawasam, du Sri Lanka, M. Jorge Voto Bernales, du Pérou, et M. Mike Smith, de l'Australie. Le Rapporteur est M. Branko Socanac, de la Croatie. [Interrogé le 27 janvier 2003 par la chaîne de télévision France 3, Dominique de Villepin, ministre français des affaires étrangères, a répondu aux critiques dont la France a fait lobjet Les critiques des Etats-UnisLes Etats-Unis avaient depuis plusieurs mois mis en garde contre l'élection de la Libye, un pays responsable, selon eux, de nombreuses violations des droits de l'homme et accusé de soutenir des actions terroristes. Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme avaient également critiqué le choix de la Libye par le groupe des pays africains. La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) a cependant appelé la Libye à prendre "des engagements fermes en matière de droits de l'homme", notamment en invitant de façon permanente les rapporteurs de la Commission qui enquêtent sur les violations et en ouvrant ses frontières aux organisations non gouvernementales indépendantes, ainsi qu' à la presse. En 2002, lors de la 58ème session, Amnesty International, la FIDH et Human Rights Watch (HRW) avaient vivement critiqué la coalition de plusieurs pays africains et asiatiques, volant au secours de pays menacés par une condamnation de la Commission. La FIDH avait dénoncé "un chèque en blanc aux oppresseurs", désignant notamment l'Iran, la Russie en Tchétchénie, le Zimbabwe et la Guinée équatoriale. Selon l'organisation, les Etats africains avaient apporté leur appui à ces pays, "au nom d'une solidarité régionale à visées exclusivement politiques". "Je suis un très grand défenseur des droits de lhomme, cest tout ce que jai voulu faire dans ma vie: la promotion des droits de lhomme dans mon pays et partout dans le monde", déclare-t-elle, radieuse, dans la belle villa au bord du Léman qui est le siège de la mission libyenne. |