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La Commission demande instamment à toutes les parties au conflit dans ce pays de mettre fin à toute activité militaire afin de permettre le rétablissement sans délai de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du pays. La République démocratique du Congo, ainsi que l'Ouganda et Cuba se sont exprimés sur ce texte. LA RESOLUTIONAux termes d'une résolution relative à la situation des droits de l'homme en République démocratique du Congo (E/CN.4/2003/L.41 Rev.1), adoptée sans vote, la Commission décide de proroger d'une année encore le mandat de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme en République démocratique du Congo. La Commission condamne :
La Commission demande à toutes les parties au conflit en République démocratique du Congo :
La Commission demande en outre au gouvernement de prendre des mesures concrètes en vue de mettre en uvre, de concert avec toutes les parties congolaises, l'accord de partage du pouvoir conclu à Pretoria le 17 décembre 2002 et
d'appliquer la constitution de transition ainsi promulguée,
de manière à ouvrir effectivement la période
de transition et à créer des conditions propices
à un processus de démocratisation authentique. Elle
lui demande de mettre un terme à l'impunité
et de veiller, comme il en a le devoir, à ce que les personnes
responsables d'atteintes aux droits de l'homme et de graves violations
du droit international humanitaire soient traduites en justice
conformément aux normes relatives à l'équité
des procès. Elle lui demande de rétablir le moratoire
sur la peine de mort et de persévérer dans son
intention déclarée d'abolir progressivement la peine
capitale. Les déclarations sur le projet de résolution sur la situation des droits de l'homme en République démocratique du Congo Le représentant de l'Ouganda a regretté que les auteurs du projet de résolution n'aient pas associé l'Ouganda dans la rédaction du projet, alors que le pays, voisin de la République démocratique du Congo, accueille de nombreux réfugiés congolais. Etant donné que certaines des questions évoquées ont des incidences pour l'Ouganda et malgré l'absence de discussions, l'Ouganda appuiera le projet de résolution sur la situation des droits de l'homme en République démocratique du Congo (L.41/Rev.1). Il s'est félicité du fait que le texte prévoit un rôle clé des Nations unies pour rétablir la sécurité, ce qui est nécessaire compte tenu de la faiblesse de la capacité des autorités de la République démocratique du Congo en la matière. Il a annoncé que des discussions avaient eu lieu entre les autorités ougandaises et congolaises afin d'instaurer une coopération en vue du retrait des forces ougandaises. S'exprimant en qualité de partie concernée, ANTOINE MINDUA KESIA-MBE (République démocratique du Congo) a déclaré que, tant que la Commission ne réformerait pas ses méthodes de travail sur ce point de son ordre du jour, il ne se lasserait pas de condamner l'esprit de sélectivité et le désir de déstabilisation qui habitent certains pays du Nord, toujours prompts à déposer des projets de résolution contre ceux du Sud. Après avoir rappelé que son pays était partie à divers instruments relatifs aux droits de l'homme, il a déclaré que la réalisation de certains droits de la première génération (civils et politiques) nécessitait l'effectivité préalable de certains droits de la deuxième génération (économiques, sociaux et culturels). Il a déclaré qu'il était compréhensible que son gouvernement ne saurait assurer trois repas par jour aux détenus si son économie après quatre ans de guerre et 32 ans de dictature du Maréchal Mobutu est aujourd'hui presque paralysée à cause du poids de la dette, des programmes d'ajustement structurel et des effets pervers de la mondialisation. Il a déclaré que, manquant de ressources, le gouvernement de la République démocratique du Congo ne parvenait pas à rémunérer ses fonctionnaires, ni à rénover ses prisons, ni à acheter des médicaments contre le VIH/sida ou la malaria. Il a demandé aux mêmes pays riches de partager leurs ressources en s'impliquant davantage en faveur d'un monde plus juste et pour une mondialisation plus humaine. Il a regretté que ces pays trouvent toutes sortes de raisons pour justifier leur refus, en somme pour justifier leur égoïsme. Il a fait savoir qu'il ne comprenait toujours pas comment on pouvait demander au gouvernement de la République démocratique du Congo de respecter les libertés individuelles alors qu'on autorise certaines multinationales à exploiter illégalement le coltan, l'or et le diamant dans les zones rebelles et qu'on entretient ainsi l'insécurité et la guerre, cause matricielle des violations des droits de l'homme. Le représentant de la République démocratique du Congo a expliqué que sa première réaction était donc de rejeter ce projet de résolution. Cependant, pour témoigner de sa bonne foi, la délégation congolaise a voulu coopérer avec l'Union européenne, et le pays a besoin de cette résolution qui constitue un test pour la Commission elle-même. Ce texte met en lumière toutes les graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire commises par les groupes rebelles et leurs parrains étrangers. Il met aussi en lumière l'impunité qui y règne depuis le début de la guerre d'agression en 1998. Le représentant a émis l'espoir qu'en adoptant ce projet de résolution, les membres de la Commission voudront dire qu'ils s'engagent à exercer des pressions sur les rebelles et leurs parrains pour que cesse la guerre et qu'ils obtiendront du Conseil de sécurité la création d'un tribunal pénal international pour la répression des crimes internationaux commis depuis 1998. Ainsi, ils rendront justice aux 3,5 millions de tués en République démocratique du Congo, a-t-il conclu. Le représentant de Cuba a indiqué que, comme le souhaite le représentant de la République démocratique du Congo, Cuba appuiera le texte, mais a souligné qu'en cas de vote, Cuba aurait voté contre car ce texte ne tient pas compte des difficultés auxquelles est confronté le pays. Il a insisté sur la nécessité d'apporter aide et soutien à la République démocratique du Congo. |