La Commission des droits de l'homme


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59e session


DROITS CIVILS ET POLITIQUES / RESOLUTION
__Démocratie et racisme : la Commission condamne la persistance et la résurgence du néonazisme, du néo-fascisme et des idéologies nationalistes prônant la violence et reposant sur les préjugés raciaux ou nationaux


La Commission des droits de l'homme a adopté, le 23 avril 2003, sans vote, une résolution sur l'incompatibilité entre la démocratie et le racisme, dans laquelle la Commission condamne la persistance et la résurgence du néonazisme, du néo-fascisme et des idéologies nationalistes prônant la violence et reposant sur les préjugés raciaux ou nationaux.

Elle demande aux Etats de se montrer plus fermes dans leur engagement en faveur de la promotion de la tolérance et des droits de l'homme ainsi que de la lutte contre le racisme.

LA RESOLUTION

Dans une résolution portant sur l'incompatibilité entre la démocratie et le racisme (E/CN.4/2003/L.56), adoptée sans vote, la Commission condamne la législation et les pratiques fondées sur le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée comme incompatibles avec la démocratie et une gestion transparente et responsable des affaires publiques; elle réaffirme que le fait de cautionner, par des politiques gouvernementales, le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée constitue une violation des droits de l'homme risquant de compromettre les relations amicales entre les peuples, la coopération entre les nations, la paix et la sécurité internationales et la coexistence harmonieuse des personnes vivant côte à côte au sein d'un même Etat.

La Commission condamne la persistance et la résurgence du néonazisme, du néo-fascisme et des idéologies nationalistes prônant la violence et reposant sur les préjugés raciaux ou nationaux, et déclare que ces phénomènes ne peuvent se justifier en aucun cas ni en aucune circonstance. Elle demande instamment aux Etats de se montrer plus fermes dans leur engagement en faveur de la promotion de la tolérance et des droits de l'homme ainsi que de la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée, en tant que moyen de consolider la démocratie et l'état de droit et d'encourager une gestion transparente et responsable des affaires publiques, et, à cet égard, recommande des mesures telles que l'introduction de l'éducation aux droits de l'homme dans les établissements scolaires et dans les institutions d'enseignement supérieur, ou son renforcement.

La Commission souligne enfin le rôle essentiel que les responsables politiques et les partis politiques peuvent et doivent jouer dans le renforcement de la démocratie en luttant contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée, et encourage les partis politiques à prendre des mesures concrètes visant à promouvoir la solidarité, la tolérance et le respect.

Source : Nations unies, Genève, 23 avril 2003.
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