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DROITS ECONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS / RESOLUTION
__Education : Assurer progressivement, sur la base de l'égalité des chances, un enseignement primaire obligatoire, gratuit et accessible à tous
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La Commission des droits de l'homme a adopté,
le 22 avril 2003, sans vote, une résolution
engageant tous les Etats à améliorer les aspects
qualitatifs de l'éducation et à assurer progressivement,
sur la base de l'égalité des chances, un enseignement
primaire obligatoire, gratuit et accessible à tous. Le
texte demande aux Etats d'intégrer l'enseignement
des droits de l'homme dans les activités éducatives
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LA RESOLUTION
Aux termes d'une résolution sur le droit à
l'éducation (E/CN.4/2003/L.22), adoptée sans
vote, la Commission, gravement préoccupée
par le fait que quelque 120 millions d'enfants n'ont pas accès
à l'éducation, engage tous les Etats à
donner plein effet au droit à l'éducation
et à veiller à ce qu'il soit reconnu et exercé
sans discrimination d'aucune sorte et à prendre toutes
les mesures nécessaires pour éliminer les obstacles
qui limitent le plein accès à l'éducation,
en particulier des filles -y compris celles qui sont enceintes
-, des enfants vivant dans les zones rurales, des enfants appartenant
à des groupes minoritaires, des enfants autochtones, des
enfants migrants, des enfants réfugiés, des enfants
déplacés à l'intérieur de leur propre
pays, des enfants touchés par les conflits armés,
des enfants handicapés, des enfants atteints par des maladies
infectieuses, y compris par le VIH/sida, des enfants victimes
d'exploitation sexuelle, des enfants privés de liberté,
des enfants vivant dans la rue et des orphelins.
Elle engage tous les Etats :
à améliorer tous les aspects qualitatifs
de l'éducation visant à permettre à chacun
d'exceller afin d'aboutir à des résultats scolaires
reconnus et mesurables pour tous;
à intégrer l'enseignement des
droits de l'homme dans les activités éducatives;
. à améliorer la condition, le moral et le
professionnalisme des enseignants et à reconnaître
la nécessité de l'apprentissage tout au long de
la vie et le promouvoir dans le cadre de l'éducation tant
scolaire que parascolaire;
à assurer progressivement, sur la base de l'égalité
des chances, un enseignement primaire obligatoire, gratuit
et accessible à tous; et appuyer les programmes d'alphabétisation
nationaux, notamment les volets enseignement professionnel et
éducation non formelle, de façon à atteindre
enfants, jeunes et adultes marginalisés, en particulier
les filles et les femmes;
à prendre toutes les mesures appropriées
sur les plans législatif, administratif, social et éducatif
pour protéger l'enfant contre toutes les formes de violence
physique ou mentale, de brutalité et de sévices,
d'abandon ou de négligence, de maltraitance ou d'exploitation,
notamment les sévices sexuels à l'école,
et, dans ce contexte, à prendre des mesures pour éliminer
les châtiments corporels à l'école et à
prévoir dans leur législation des sanctions appropriées
pour les auteurs de tels actes ainsi que des mesures de réinsertion
et de réparation en faveur des victimes ;
à fournir à la Rapporteuse spéciale
sur le droit à l'éducation sur les meilleures
pratiques pour l'élimination de la discrimination en matière
d'accès à l'éducation, ainsi que pour la
promotion d'une éducation de qualité. Elle invite
la Rapporteuse spéciale à intensifier ses efforts
en vue de déterminer les moyens de surmonter les obstacles
et les difficultés qui entravent la réalisation
du droit à l'éducation. Elle prie tous les Etats
de coopérer avec la Rapporteuse spéciale et de répondre
favorablement à ses demandes d'information et de visite.
Intervention
Présentant des observations générales
sur le projet de résolution relatif au droit à l'éducation
(L.22), le représentant de l'Inde a expliqué
que sa délégation était traditionnellement
coauteur de ce projet et s'est déclaré déçu
par le manque de souplesse de certains coauteurs qui ont refusé
d'inclure des dispositions chères aux pays en développement
visant notamment à renforcer la coopération internationale.
Il a précisé que ces dispositions n'avaient nullement
pour effet de ne pas reconnaître que les États ont
au premier chef la responsabilité d'assurer le droit à
l'éducation de leur population et a insisté sur
le fait que la coopération internationale était
également indispensable comme en atteste la discussion
de cette question dans une instance internationale.
Source : Nations unies, Genève, 22 avril 2003.
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