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COOPERATION DANS LES DOMAINES DES DROITS DE LHOMME / RESOLUTION
__Somalie : la Commission demande aux parties de mettre en uvre sans délai les décisions adoptées dans la Déclaration sur la cessation des hostilités
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La Commission des droits de l'homme a adopté, le
25 avril 2003, sans vote, une résolution
dans laquelle elle décide de proroger d'un an le mandat
de l'Expert indépendant chargé d'examiner la situation
des droits de l'homme en Somalie.
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Elle condamne les violations massives persistantes des droits
de l'homme et du droit international humanitaire en Somalie
et engage toutes les parties dans l'ensemble de la Somalie à
assurer la protection et à faciliter la tâche du
personnel des Nations unies, du personnel des opérations
de secours humanitaire, des défenseurs des droits de l'homme
et des représentants d'organisations non gouvernementales
et des médias internationaux, et à garantir à
toute personne participant à l'action humanitaire la liberté
de mouvement dans tout le pays et un accès sans entrave,
et en toute sécurité, aux civils qui ont besoin
d'une protection et d'une assistance humanitaire.
LA RESOLUTION
Par une résolution relative à l'assistance
technique à la Somalie dans le domaine des droits de l'homme
(E/CN.4/2003/L.79), adoptée sans vote, la Commission
décide de proroger d'encore un an le mandat de l'expert
indépendant chargé d'examiner la situation des droits
de l'homme en Somalie. Elle se déclare profondément
préoccupée par les informations faisant état
de viols, d'exécutions arbitraires et sommaires, de tortures
et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
et de violence, en particulier à l'égard des femmes
et des enfants, ainsi que par l'absence d'un système judiciaire
efficace.
La Commission condamne : 
les manquements graves à l'engagement pris
par les parties le 27 octobre 2002 (dans le cadre du processus
de réconciliation nationale) qui continuent de se produire;
les violations massives persistantes des droits de l'homme
et du droit international humanitaire et les atteintes à
ces droits dont sont victimes en particulier les personnes déplacées
à l'intérieur du pays, les minorités, les
groupes vulnérables, les femmes et les enfants, y compris
la violence familiale, la persistance de la pratique des mutilations
sexuelles féminines ainsi que les déplacements de
civils;
toutes les violations du droit international humanitaire
et du droit relatif aux droits de l'homme, notamment le recrutement
forcé ou obligatoire d'enfants aux fins de leur utilisation
dans un conflit armé, l'utilisation de ces enfants par
les milices dans un conflit armé, la pratique du travail
des enfants, en particulier du travail domestique, et un système
de justice pour les mineurs qui n'est pas conforme aux normes
internationales;
tous les actes de violence tels que les prises d'otages,
les enlèvements et les assassinats, y compris de personnel
chargé des opérations de secours humanitaire et
de personnel des institutions des Nations unies.
La Commission engage :
toutes les parties dans l'ensemble de la Somalie à renforcer leur volonté de dialogue en vue d'élargir et d'approfondir le processus de réconciliation nationale et de respecter et de mettre en uvre sans délai les décisions adoptées pendant tout le processus, notamment la Déclaration
sur la cessation des hostilités et les accords concernant
le rétablissement de la sécurité et la réouverture
de l'aéroport international et du port maritime de Mogadishu;
tous les signataires de la Déclaration sur la cessation
des hostilités à continuer de participer pleinement
aux négociations de paix afin d'obtenir des résultats
concrets rapidement;
toutes les parties à mettre fin à tous les
actes de violence, à s'abstenir de se livrer à
des hostilités et à empêcher tout acte risquant
d'accroître les tensions pendant la négociation de
paix;
tous les Etats et les autres parties prenante à
respecter scrupuleusement l'embargo sur les armes;
tous les Etats, en particulier ceux de la région,
à s'abstenir de s'ingérer dans les affaires intérieures
de la Somalie; le territoire de la Somalie ne doit pas être
utilisé pour compromettre la stabilité de la sous-région;
tous les Etats à empêcher les individus
et les groupes de profiter de la situation en Somalie pour financer,
planifier, faciliter, soutenir ou commettre des actes terroristes
à partir du pays.
En outre, la Commission engage :
toutes les parties dans l'ensemble de la Somalie à
assurer la protection et à faciliter la tâche du
personnel des Nations unies, du personnel des opérations
de secours humanitaire, des défenseurs des droits de l'homme
et des représentants d'organisations non gouvernementales
et des médias internationaux, et à garantir à
toute personne participant à l'action humanitaire la liberté
de mouvement dans tout le pays et un accès sans entrave
et en toute sécurité aux civils qui ont besoin d'une
protection et d'une assistance humanitaire;
tous les Etats, organisations régionales et internationales
et autres parties prenantes à appuyer la présence
sur le terrain renforcée du Haut Commissariat aux droits
de l'homme ;
toutes les autorités compétentes et tous
les Etats Membres à soutenir le rapatriement volontaire
et la réintégration des réfugiés somaliens
et à aider à assurer une assistance humanitaire
d'urgence et une protection à ceux qui ont été
déplacés à l'intérieur du pays;
les Nations unies, ses Etats Membres et ses institutions spécialisées à donner un appui et une assistance sans réserve à l'Autorité intergouvernementale pour le développement en ce qui concerne la mise en uvre de ses décisions relatives à la Somalie;
les Nations unies et ses Etats Membres à soutenir
les efforts que l'Union africaine va déployer pour établir
effectivement un mécanisme de surveillance de l'application
de la Déclaration sur la cessation des hostilités.
Source : Nations unies, Genève, 25 avril 2003.
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