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LA VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME DANS LES TERRITOIRES ARABES OCCUPES / RESOLUTION
__Quatre résolutions sur la situation au Proche-Orient
| La Commission des droits de l'homme des Nations unies
a adopté, le 15 avril 2003, à l'issue de
trois votes distincts, trois résolutions portant,
respectivement, sur les droits de l'homme dans le territoire palestinien
occupé, sur les droits de l'homme dans le Golan syrien
occupé et sur les colonies israéliennes dans les
territoires arabes occupés. |
Dans la première résolution, co-parrainée
par des pays arabes et musulmans, ainsi que par la Chine et Cuba,
et votée par 33 voix favorables, 15 abstentions [dont la
France, la Suède, l'Autriche et la Belgique] et 5 votes
contre [Etats-Unis, Australie, Canada, Allemagne et Pérou],
la Commission réaffirme que le peuple palestinien
a le droit légitime de résister à l'occupation
israélienne afin de libérer sa terre et de pouvoir
exercer son droit à l'autodétermination.
Dans des termes énergiques, le texte dénonce
"la dégradation continue" de la situation dans
les territoires palestiniens, "les bouclages, les châtiments
collectifs, les détentions arbitraires, le siège
de villes et villages, le bombardement par l'aviation, les chars
et la marine israéliens de quartiers résidentiels,
les incursions dans les villes et les camps, le meurtre d'hommes,
de femmes et d'enfants", ainsi que "les massacres perpétrés
par [les] autorités militaires d'occupation" et "la
pratique de [liquidations] ou d''exécutions extrajudiciaires'"
à l'encontre du peuple palestinien.
Dans la deuxième résolution portant
sur les droits de l'homme dans le Golan syrien occupé,
votée par 31 voix, 21 abstentions et une voix contre (Etats-Unis),
la Commission engage Israël, puissance occupante,
à renoncer à modifier le caractère physique,
la composition démographique, la structure institutionnelle
et le statut juridique du Golan syrien occupé. Elle souligne
également que les personnes déplacées de
la population du Golan syrien occupé doivent pouvoir rentrer
chez elles et recouvrer leurs biens.
Dans la troisième résolution
sur les colonies israéliennes dans les territoires
arabes occupés, massivement adoptée par 50 pour,
2 abstentions (Australie, Costa Rica) et une voix contre (Etats-Unis),
la Commission appelle Israël à "renoncer
à sa politique d'implantation dans les territoires occupés,
y compris Jérusalem-Est, et, à titre de premier
pas sur la voie de leur démantèlement, de mettre
un terme immédiat à l'expansion des colonies existantes".
Elle demande au gouvernement israélien d'empêcher
toute nouvelle installation de colons dans les territoires occupés
et de mettre un terme à la construction de la barrière
dite de sécurité dans les territoires palestiniens
occupés, y compris Jérusalem-Est et alentour, ainsi
que les confiscations de terres et démolitions de maisons
qu'elle entraîne. Israël a justifié la construction
de ce mur par "l'infiltration de terroristes" et estimé
que la question des colonies reste à négocier dans
le cadre du processus de paix d'Oslo. La délégation
palestinienne a estimé, pour sa part, que la question des
colonies "ne peut être négociée, car
[celles-ci] sont un crime de guerre".
La Commission a adopté, le 14 avril 2003,
par 51 voix, une abstention (Guatemala) et une voix contre (Etats-Unis),
une résolution sur la situation en Palestine occupée
par laquelle elle réaffirmait "le droit inaliénable,
permanent, absolu du peuple palestinien de disposer de lui-même,
y compris son droit d'établir son Etat palestinien souverain
et indépendant".
Source : Nations unies, Genève, 14 et 15 avril
2003.
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