

>Retour

|
15 MARS - 25 AVRIL 2003, 59e SESSION DE LA COMMISSION
__ II. ADOPTION DE RESOLUTIONS, DECISIONS ET DECLARATIONS
QUESTION DU RACISME, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de toutes les formes de discrimination
La Commission des droits de l'homme a adopté deux résolutions au titre de la question du racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et toutes les formes de discrimination.
Aux termes d'une résolution concernant le
racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et toutes
les formes de discrimination (E/CN.4/2003/L.4 amendé),
adoptée par 38 voix pour, une contre (Etats-Unis) et 13
abstentions la Commission engage vivement tous les États
à examiner et, au besoin, à modifier leurs lois
ainsi que leurs politiques et pratiques en matière d'immigration
afin qu'elles soient exemptes de discrimination raciale et compatibles
avec les obligations qui leur incombent en vertu des instruments
internationaux relatifs aux droits de l'homme. Elle condamne les
programmes et organisations politiques fondés sur le racisme,
la xénophobie ou des doctrines de supériorité
raciale et la discrimination raciale, la xénophobie et
l'intolérance, qui sont incompatibles avec la démocratie
et une gouvernance transparente et responsable.
La Commission décide que le Groupe de travail
intergouvernemental sur l'application effective de la Déclaration
et du Programme d'action de Durban et le Groupe de travail d'experts
sur les personnes d'ascendance africaine tiendront des sessions
pendant une période initiale de trois ans. La Commission
recommande que l'Assemblée générale envisage
la clôture de la troisième Décennie de la
lutte contre le racisme et la discrimination raciale, et recommande
également que l'Assemblée générale,
au cours de la prochaine décennie d'activités de
lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie
et l'intolérance qui y est associée, mette l'accent
sur l'application effective de la Déclaration et
du Programme d'action de Durban.
Par une résolution sur la lutte contre la
diffamation des religions (E/CN.4/2003/L.16, amendé),
adoptée par 32 voix contre 14 et 7 abstentions, la Commission
engage tous les Etats à prendre, en conformité avec
les instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme,
toutes les mesures appropriées pour combattre la haine,
la discrimination, l'intolérance et les actes de violence,
d'intimidation et de coercition motivés par l'intolérance
religieuse, y compris les attentats contre les lieux de culte.
Elle engage aussi les Etats à veiller à ce que tous
les agents de l'État respectent les différentes
religions et convictions. La Commission charge le Rapporteur spécial
sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale,
de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée
d'étudier la situation des populations musulmanes et arabes
dans diverses régions du monde, en accordant une attention
particulière aux violences et aux voies de fait dont leurs
lieux de culte, leurs centres culturels, leurs commerces et entreprises
et leurs biens sont la cible à la suite des événements
du 11 septembre 2001.
Source : Nations unies, Genève, 25 avril 2003.
|