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GENEVE, 60e SESSION LINTERVENTION DU BRESIL La Commission des droits de l'homme a entendu, le 31 mars 2004, le ministre brésilien des droits de l'homme, Nilmario Miranda, qui a rappelé l'importance accordée par son gouvernement à la lutte contre la discrimination à l'égard des homosexuels et a annoncé le lancement d'un plan national contre l'homophobie. Soulignant que l'entrée en fonctions du président Lula a donné un nouvel élan à l'affirmation de la prépondérance des droits de l'homme dans la politique nationale brésilienne, il a précisé que les efforts se sont concentrés sur l'éradication des formes de travail analogues à l'esclavage; sur la lutte contre la violence urbaine; sur la réforme du pouvoir judiciaire; sur la protection des défenseurs des droits de l'homme; et sur l'éducation. Mais la priorité nationale et internationale fixée par le Président Lula reste la lutte contre la faim, a rappelé le Ministre. La mondialisation économique doit s'accompagner de la mondialisation effective des droits, a-t-il également rappelé. LE DISCOURS DE NILMARIO MIRANDANILMARIO MIRANDA, ministre des droits de l'homme du Brésil, a réaffirmé la position de transparence adoptée par le gouvernement brésilien qui a fait de la promotion des droits de l'homme une politique d'Etat. Se prévalant du parcours de coopération de son pays avec les mécanismes des droits de l'homme, il a mis l'accent sur le processus de démocratisation intervenu après la fin du régime militaire, qui s'est notamment traduit par l'adoption de la Constitution de 1998; la participation active du Brésil à la promotion et la protection des droits de l'homme, tant au niveau régional dans le cadre du système interaméricain des droits de l'homme, qu'international à travers l'invitation ouverte adressée à tous les rapporteurs spéciaux de la Commission; et la participation du Brésil à la mise en place de la Cour pénale internationale. Entre les avancées et les revers du multilatéralisme depuis un an, avec le déclenchement d'une guerre douteuse, le Brésil a réaffirmé sa confiance dans la voie diplomatique et le renforcement des Nations unies, a poursuivi le ministre. Nilmario Miranda a par ailleurs mi l'accent sur le combat contre la discrimination à l'égard des homosexuels et a annoncé le lancement dans son pays d'un plan national contre l'homophobie. Le Brésil renforce également sa législation en matière de défense des droits de l'homme et a été l'un des premiers pays à adopter un programme national de promotion et de protection des droits de l'homme, conformément aux recommandations de la Conférence des droits de l'homme de Vienne, a-t-il rappelé. L'arrivée au pouvoir du Président Lula a donné un nouvel élan à l'affirmation de la prépondérance des droits de l'homme dans la politique nationale, a insisté le ministre. Outre la création d'un certain nombre de secrétariats spéciaux, les efforts se sont concentrés sur l'éradication des formes de travail analogues à l'esclavage; sur la lutte contre la violence urbaine; sur la réforme du pouvoir judiciaire; sur la protection des défenseurs des droits de l'homme; et sur l'éducation. Mais la priorité nationale et internationale fixée par le Président Lula reste la lutte contre la faim, qui s'est incarnée, au plan national, dans le Programme Faim zéro et, au niveau international, dans la création d'un Fonds mondial pour la lutte contre la faim en concertation avec la France et le Chili et dans le cadre des Nations unies. La lutte contre la faim constitue un processus irréversible, a souligné le ministre. Il a par ailleurs relevé l'importance de la conjonction des efforts des gouvernements et de la société civile, comme l'ont démontré les trois réunions du Forum social mondial. La mondialisation économique doit s'accompagner de la mondialisation effective des droits, a-t-il affirmé. Il a insisté sur la nécessité de renforcer l'architecture internationale des droits de l'homme. |