La Commission des droits de l'homme


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RESOLUTION, 60e SESSION / LA SITUATION DES DROITS DE L'HOMME EN PALESTINE
__La Commission se prononce en faveur du droit des Palestiniens à un Etat indépendant

Par 52 voix contre une (Etats-Unis), la Commission des droits de l'homme a adopté, le 8 avril 2004, une résolution sur la situation en Palestine occupée dans laquelle elle réaffirme le droit inaliénable, permanent et absolu du peuple palestinien de disposer de lui-même, y compris son droit d'établir son Etat palestinien souverain et indépendant, et souhaite que ce droit soit réalisé au plus vite.

Israël, la Palestine, les Etats-Unis et le Guatemala se sont prononcés sur ce texte.

Par une résolution sur la situation en Palestine occupée (E/CN.4/2004/L.7), adoptée par 52 voix pour et une contre (Etats-Unis), la Commission réaffirme le droit inaliénable, permanent et absolu du peuple palestinien de disposer de lui-même, y compris son droit d'établir son Etat palestinien souverain et indépendant, et souhaite que ce droit soit réalisé au plus vite.

Ont voté pour (52) : Afrique du Sud , Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Autriche, Bahreïn, Bhoutan, Brésil, Burkina Faso, Chili, Chine, Congo, Costa Rica, Croatie, Cuba, Egypte, Erythrée, Ethiopie, France, Gabon, Guatemala, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irlande, Fédération de Russie, Italie, Japon, Mauritanie, Mexique, Népal, Nigéria, Ouganda, Pakistan, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Qatar, République de Corée, République dominicaine, Royaume-Uni, Sierra Leone, Soudan, Sri Lanka, Suède , Swaziland, Togo, Ukraine et Zimbabwe.

Ont voté contre (1) : Etats Unis.

Abstention (0)

LES DECLARATIONS

S'exprimant au sujet de la résolution L.7 (situation en Palestine occupée) qui concerne directement son pays, M. YAAKOV LEVY (Israël) a exhorté les membres de la Commission a bien réfléchir à leur vote, en soulignant que la question de la Palestine est une question politique. Il a rappelé qu'il y a encore peu, Israël et les Palestiniens étaient en négociation pour une solution négociée.Up

Israël reconnaît le droit à l'autodétermination dans le monde comme au Moyen-Orient, mais ce droit est valable pour les deux parties. Israël s'attend également à voir reconnaître son propre droit à l'autodétermination. Israël a reconnu il y a plus de 20 ans les droits légitimes du peuple palestinien, a rappelé le représentant. Tout cela doit se concrétiser dans le cadre de négociations politiques de paix. Le représentant israélien a déploré que les dirigeants de l'Autorité palestinienne aient fait le choix de mettre fin aux négociations et de recourir à la violence. Israël ne cèdera pas à la violence, a-t-il affirmé. En présentant cette affaire, les représentants arabes utilisent des expressions et euphémismes, tel que le prétendu droit au retour des Palestiniens, qui annulent en fait le droit à l'autodétermination d'Israël.

Le représentant israélien a souhaité qu'il ne soit pas préjugé de l'issue des négociations politiques et a demandé par conséquent aux membres de la Commission de voter contre le projet de résolution L.7.

Etant aussi directement concerné par la résolution L.7, M. NABIL RAMLAWI (Palestine) a affirmé que toutes les résolutions adoptées confirment le droit du peuple palestinien à l'autodétermination. Le droit à l'autodétermination est consacré par de nombreux textes de droit international, à commencer par la Charte des Nations unies, a-t-il rappelé. Or, l'occupation israélienne empêche la Palestine de jouir de ce droit. Le représentant palestinien a expliqué qu'il ne souhaitait pas faire de longs discours et que le résultat du vote sur ce projet de résolution constituera la meilleure réponse à apporter à la déclaration du représentant d'Israël.

M. RICHARD S. WILLIAMSON (Etats-Unis) a pour sa part estimé que l'attention et les efforts de ceux qui veulent trouver une solution au conflit au Moyen-Orient doivent se concentrer sur des mesures pratiques. Il n'est pas approprié que la Commission porte un jugement sur des questions politiques qui relèvent d'autres instances. Pour avancer, les deux parties doivent être à la hauteur de leurs responsabilités, ce qui signifie pour les Palestiniens de mettre un terme à la violence et pour Israël de remédier à la situation humanitaire, a-t-il dit. Les Etats-Unis estiment que le projet de résolution L.7 est contre productif et appellent donc à voter contre.

M. LARS PIRA PÉREZ (Guatemala) a indiqué qu'il votera pour le projet de résolution L.7. Toutefois, il a souligné la nécessité de la reconnaissance mutuelle des droits à l'autodétermination des deux pays. Il a jugé nécessaire de reprendre les négociations afin de trouver une solution durable à ce conflit, conformément à la feuille de route.

Source: Nations unies, Genève, 8 avril 2004
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