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RESOLUTION, 60e SESSION / LA SITUATION DES DROITS DE LHOMME EN TURKMENISTAN La Commission des droits de l'homme a adopté, le 15 avril 2004, par 25 voix pour, 11 contre et17 abstentions, une résolution sur la situation au Turkménistan dans laquelle elle manifeste sa vive préoccupation devant la persistance d'une politique gouvernementale fondée sur la répression de toutes les activités d'opposition politique et demande instamment au gouvernement de libérer immédiatement et sans condition tous les prisonniers de conscience. Le représentant de la Chine a fait une déclaration sur cette résolution. LA RESOLUTIONPar une résolution sur la situation des droits de l'homme au Turkménistan (E/CN.4/2004/L.20), adoptée par 25 voix pour, 11 voix contre et 17 abstentions, la Commission des droits de l'homme constate avec une vive préoccupation la persistance d'une politique gouvernementale fondée sur la répression de toutes les activités d'opposition politique; l'utilisation abusive du système juridique par le biais de la détention, de l'emprisonnement et de la surveillance arbitraires de personnes qui essaient d'exercer leur liberté de pensée, d'expression, de réunion et d'association; les restrictions à la liberté d'information et d'expression, notamment par la suppression des médias indépendants; les restrictions à l'exercice de la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction; et la piètre situation régnant dans les prisons au Turkménistan. La Commission engage le gouvernement turkmène à assurer le plein respect de tous les droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales, en particulier la liberté d'expression, de religion, d'association et de réunion, le droit à un procès équitable devant un tribunal indépendant et impartial institué en application de la loi, et la protection des droits des personnes appartenant à des minorités ethniques ou religieuses, ainsi qu'à cesser d'emprisonner les objecteurs de conscience. Elle l'engage instamment à autoriser immédiatement l'accès d'organismes indépendants compétents, notamment le Comité international de la Croix-Rouge, ainsi que d'avocats et de proches aux personnes détenues, en particulier à celles qui ont été placées en détention à la suite des événements du 25 novembre 2002; à mettre fin aux déplacements forcés et à garantir la liberté de circulation dans le pays; à permettre aux organisations non gouvernementales, en particulier celles qui uvrent pour la défense des droits de l'homme, ainsi qu'à d'autres acteurs de la société civile de mener sans entrave leurs activités. Enfin, la Commission demande instamment au Gouvernement turkmène de libérer immédiatement et sans condition tous les prisonniers de conscience. Ont voté pour (25) : Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Brésil, Chili, Costa Rica, Croatie, Etats-Unis, France, Guatemala, Honduras, Hongrie, Irlande, Italie, Japon, Mexique, Pays-Bas, Paraguay, Pérou, République de Corée, Royaume-Uni, République dominicaine, Sri Lanka et Suède. Ont voté contre (11) : Arabie saoudite, Bahreïn, Chine, Cuba, Egypte, Indonésie, Pakistan, Qatar, Soudan, Ukraine et Zimbabwe. Abstentions (17) : Afrique du Sud, Arménie, Bhoutan, Burkina Faso, Congo, Erythrée, Ethiopie, Fédération de Russie, Gabon, Inde, Mauritanie, Népal, Nigeria, Ouganda, Sierra Leone, Swaziland et Togo. DECLARATIONM. LI BAODONG (Chine) a déclaré que son pays, en tant que pays en développement, comprend bien toutes les responsabilités qui incombent au Turkménistan en matière de promotion des droits de la population turkmène. Or le gouvernement du Turkménistan a déployé des efforts considérables à cet effet. Un décret a par exemple été signé par le Président pour consacrer la liberté religieuse dans ce pays, a précisé le représentant chinois. Cela traduit une ferme volonté de coopérer avec la communauté internationale, a-t-il insisté. Aussi, la communauté internationale devrait-elle faire preuve de davantage de patience et s'efforcer d'apporter son assistance plutôt que de porter des jugements néfastes sur la situation dans le pays. Une telle attitude n'est pas productive et c'est pourquoi la Chine votera contre le projet de résolution L.20 sur la situation des droits de l'homme au Turkménistan, a expliqué le représentant chinois. |