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2005, HAUT COMMISSARIAT DES NATIONS UNIES AUX DROITS DE LHOMME Louise Arbour a dénoncé, le 27 janvier 2005, les moyens employés par les insurgés maoïstes au Népal pour tenter de faire avancer leur cause ainsi que les abus commis par les agents de l'Etat, rappelant aux deux parties leurs obligations pour rétablir la paix, et soulignant que, partout dans le monde, leaders politiques et militaires devaient désormais répondre de leurs crimes devant la loi. A l'issue d'une visite de trois jours à Katmandou, capitale du Népal, la haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, a appelé le gouvernement népalais et les insurgés maoïstes à signer l'Accord sur les droits de l'homme élaboré par la Commission nationale des droits de l'homme. "La signature d'un tel accord constituerait un pas important vers la paix dans le pays", a déclaré Louise Arbour. A l'inverse, "si les parties se refusaient à signer cet accord, la sincérité des engagements pris à l'égard de la population népalaise serait remise en cause". Selon elle, la population népalaise est soumise, en conséquence du conflit armé, à "une violence et brutalité qui atteint une échelle stupéfiante". Au cours de sa visite, Louise Arbour a dénoncé "les moyens employés, par les Maoïstes pour tenter de faire avancer leur cause" et mis en garde les leaders de l'insurrection sur l'avènement d'une époque où l'on doit répondre de ses actes. "Partout dans le monde, les leaders politiques et militaires qui se croyaient immunisés contre les persécutions doivent maintenant répondre devant la loi des violations massives des droits de l'homme qu'ils ont commis". Louise Arbour a aussi montré du doigt "l'alarmant et grandissant nombre de cas d'abus droits fondamentaux de la population népalaise par les agents de l'Etat", déplorant "un climat d'impunité" qui prévaut dans le pays. Elle a par ailleurs rappelé que c'était "le droit", mais aussi "le devoir" de chaque gouvernement confronté à une insurrection de mobiliser tous ses efforts pour y mettre fin et précisé que ces efforts devaient être faits en accord avec le droit humanitaire international auquel le Népal est lié. "Les disparitions forcées, les exécutions et la torture doivent s'arrêter immédiatement". Pour améliorer la situation dans le pays, Louise Arbour a préconisé trois mesures : assurer, à ceux qui en sont chargés par la loi, un accès, sans entrave et sans notification préalable, dans tous les lieux de détention, arrêter immédiat le recrutement des enfants à des fins militaires, renforcer l'indépendance, la sécurité et les capacités du pouvoir judiciaire. [A l'issue d'une mission effectuée dans le pays en décembre 2004, le Groupe de travail sur les disparitions forcées de la Commission des droits de l'homme avait confirmé, dans un communiqué publié le 14 décembre2004, "les violations massives des droits de l'homme" commises par les autorités, dans le cadre de détentions de personnes soupçonnées d'être maoïstes, et par les factions maoïstes elles-mêmes. Les pourparlers engagés depuis le printemps 2003 entre
l'Etat et le Parti communiste népalais sont dans l'impasse.
La proposition de médiation des Nations unies à
l'automne 2003 pour trouver une issue à ce conflit, qui
dure depuis 1996 et a fait plus de 8'000 morts, a été
rejetée par le gouvernement népalais.] |