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2005 LE PROJET DE REFORME DE LA COMMISSION
Dans un discours prononcé lors de la séance de clôture de la 61e session de la Commission, qui s'est tenue, du 14 mars au 22 avril, à Genève, Louise Arbour a regretté que "la capacité de la Commission à aborder, au niveau national, les questions relatives aux droits de l'homme qui fâchent, reste manifestement insuffisante". "La Commission devrait considérer le concept "d'évaluation par les pairs" qui sous-tend la proposition du Secrétaire général [des Nations unies] de créer un Conseil des droits de l'homme". Elle a précisé que son "plan d'action" sera basé sur trois concepts : "les droits de l'homme sont universels et indivisibles, les Etats restent les premiers acteurs dans le domaine des droits de l'homme, les droits de l'homme doivent être respectés". A Genève, Kofi Annan avait plaidé pour la création d'un nouveau Conseil des droits de l'homme qui remplacerait la Commission des droits de l'homme, qui a perdu de sa crédibilité. Il proposait que le Conseil des droits de l'homme soit un organe permanent, contrairement à la Commission qui ne siège que six semaines par an, et que sa composition soit réduite par rapport au nombre de 53 pays qui siègent actuellement à la Commission. Il recommandait enfin qu'il soit composé d'Etats qui s'engagent effectivement dans la défense des droits de l'homme. Ce Conseil des droits de l'homme aurait ainsi, selon lui, la capacité d'attirer l'attention sur les crises urgentes et d'examiner les rapports des pays de façon périodique. La Commission des droits de l'homme a décidé, pour sa part, de créer un "groupe de travail" pour examiner les recommandations relatives aux droits de l'homme figurant dans le rapport de secrétaire général des Nations unies. |